Jardin aux mille couleurs Index du Forum
Jardin aux mille couleurs
Salon de thé * Parsley, Sage, Rosemary And Thyme *
 
Jardin aux mille couleurs Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: L'assasin sans nom -fanfic- ::
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jardin aux mille couleurs Index du Forum -> Jardin au milles couleurs -> Salon de thé exterieurs
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:44 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Alors que je réfléchissais au meilleur moyen de tuer le renard gris, un petit détail sans importance me fit subitement réagir.
L´homme qui avait ordonné l´execution de ce contrat, le conte d´Anvil, était connu pour avoir disparu depuis une dizaine d´années, dans des conditions mystérieuses, comment pouvait il avoir commandé l´execution de ce contrat?
Mais j´oubliai rapidement cela avant de me dire que ce qui comptait, c´était d´abattre le renard gris, et que son temps viendrait très bientot.
La nuit tombée, le gros receleur vint nous chercher Antonetta et moi.
C´était surement la dernière fois que nous croisions cet infâme porc dans le cadre de la guilde des voleurs, la prochaine fois, les visites seraient sûrement dans le cadre de notre plaisir sadique personel.
Le receleur s´essuyait le visage, il paraissait très nerveux en nous parlant.

- Oh, vous voila... bien, bien bien, avant de vous rencontrer personelement, le renard gris voudrait que vous accomplissiez un petit travail pour lui, oh, rien de terrible il s´agirait...
- Le renard gris est ici?

La semble évocation du renard gris semblait faire paniquer le gros nordique.

- Oui... enfin non, il n´est pas ici, mais est ici, depuis cette après midi... il vous recevra quand vous aurez accompli le travail spécial qu´il m´a demandé de vous... transmettre.

Le receleur, d´habitude hystérique et effeminé n´avait plus la meme attitude que d´habitude, depuis l´arrivée de ce renard gris, soit il était omnipotant, soit un détail nous avait échappé à son egard.

- Tout va bien, monsieur le receleur que j´aime tant?
- Oui, OUI! Ecoutez, euh... voila, considérez cela comme un test, pour voir si vous êtes dignes de faire partie des fidèles du renard gris... vous devez voler et me ramener une armure de la confrérie noire.

Antonetta voulu dire quelque chose, mais lui fis signe de ne pas parler, avant de dire au receleur qu´il nous était impossible de voler un objet à un groupe dont nous ignorions tout et dont l´existence n´était qu´une rumeur.
Le nordique avala sa salive bruillament et s´essuya à nouveau le visage.

- Ecoutez, le renard gris semble placer de grands espoirs en vous, si vous le décevez après avoir tant vanté vos mérites, j´aurais des ennuis, vous comprenez?

C´était donc si simple que cela, de la peur de son maître, rien de plus. Je m´en faisais trop.

- Eh bien faites nous confiance, nous prouverons au renard gris qu´il a fait le bon choix en pensant à nous, nous vous ramènerons une armure de cette... secte noire!

Le receleur sourit nerveusement, et nous dit qu´il était temps que nous nous métions en route. Nous obéîmes.

- Tout de même, mon frère adoré, vous n´avez pas trouvé le receleur un peu nerveux? Et ce travail spécial un peu... spécial, justement?

Je donnai mon avis à Antonetta, que tout devenait bizarre depuis que le renard gris était arrivé, et que la personne ayant ordonnée l´execution de ce contrat avait disparu depuis une décénie.

- Je le sais, mon frère chéri, je pensais à ca ce matin même... Ecoutez, nous devons passer au sanctuaire emprunter une armure, nous demanderons l´avis de Vincente, il saura ce que nous devrons faire. Peut etre voyons nous le mal partout, après tout?

Après être arrivés au sanctuaire de Cheydinhal, et avoir exposé le problème à Vincente Valerai, celui ci réfléchit en faisant les cents pas.

- Vous avez absolument raison, mon frère, le conte d´Anvil A, effectivement, disparu depuis une décénie de la circulation, cela dit, la main noire est formelle, il est le commanditaire de ce contrat, et a payé le prix pour cela. Cette histoire d´armure est étrange, elle aussi, peut etre auraient ils découvert d´ou vous venez?
- Impossible, cher frère Vincente, nous n´avons absolument rien laissé transparaitre, et avant hier encore, ils nous traitaient comme des leurs, même si quelque chose est différent aujourd´hui.

Vincente se remit a réfléchir un instant, puis parla en souriant.

- Au pire des cas, il s´agit d´un piège, quelle différence cela fait il? L´objectif de ce contrat est et reste l´élimination du renard gris.

Je n´avais pas de mots pour dire à quel point j´étais content d´être à nouveau sous la direction du vampire, et plus d´un nordique affectueux.

Contrat 16: Tuer un mythe

Taleandril vint nous voir lorsqu´Antonetta et moi fouillons dans les stocks à la recherche d´une armure.

- Oubliez tout de suite cette idée, rien qu´en inspectant une de nos armures, quelqu´un comme le renard gris pourrait en découvrir l´origine, le lieu de fabrication... prenez plutot celle ci.

La bosmer nous donna une tenue qui avait l´air semblable à la vôtre.

- Hein? Qu´a elle de différent, ma soeur chérie?
- Vous verrez, ma soeur, en temps voulus, la surprise devrait plus vous faire rire que ceux qui la subissent.

Je mis la tenue dans le sac d´Antonetta, et nous retournâmes à Skingrad.
Le gros receleur eu l´air particulièrement surpris de nous voir.

- Quoi, VOUS? Oh, eh bien bravo... cela veut dire que, euh... le renard... LE renard gris sera disposé à vous voir, retrouvez le à l´auberge hors de la ville, dans la chambre du fond au second étage, apportez lui cette, euh... tenue noire, et... bravo!

Sans dire un peu, ma soeur et moi même quitâmes Skingrad. Une pluie légère commenca à tomber, ce qui nous forca à nous recouvrir complètement sous des capes de voyage, têtes exceptées.

- Dites, mon frère adoré, vous êtes conscient que c´est en train de devenir évidant que c´est un piège? Ca ne change rien au fait que nous allons tuer ce renard, mais si c´était un grand, grand piège, qu´allons nous faire?

Je répondai à Antonetta ce que Vincente m´avait dit une fois. "Quand la difficulté semble trop importante, il faut choisir la facilité".
Nous pénétrâmes dans l´auberge de la lune rouge complètement couverts sous nos capes trempées.
La première chose qui me dérangea fut le personnel de l´hotel, uniquement composée d´hommes jeunes et musclés, on pouvait lire sur leur visage qu´ils étaient des voleurs.
Il y en avait une bonne quinzaine, juste dans le hall d´entrée.

- Il vous attend en haut, faites vite.

Ma soeur noire et moi même montâmes les escaliers, suivis par quatres hommes.
Les escaliers et les étages étaient remplis de voleurs qui étaient prêts à dégainer leur armes, et ce jusqu´au second étage.
C´était un traquenard superbe, mais il avait un petit défaut.
Ces voleurs pensaient que nous serions faibles et écrasés par le nombre, mais ils se trompaient.

- C´est ici, entrez.

Antonetta et moi entrâmes dans une petite chambre, éclairée par des flambeaux.
La porte resta ouverte, ce qui faisait le le couloir était gardé par une vingtaine de brigands prêt à donner leur vie pour leur seigneur le renard gris.
Dans la chambre, six archers nous tenaient en joue, et derrière eux, un personnage singulier était assis, il portait une tenue de cuir semblable aux autres voleurs, mais il portait un masque imposant gris qui ne laissait que dépasser
que légèrement sa bouche et ses yeux. Il dégageait une assurance et un charisme assez terrible.

- Ah, vous voila enfin, assassins, avancez, et ne faites rien que vous pourriez regretter.

J´avancai tranquillement, et tandis que je me preparai à exploiter au maximum tous mes réflexes, le cours du temps sembla se ralentir.
Sans m´arreter de marcher, je jetai ma cape de voyage noir en l´air juste devant moi, ce qui empecha les archer de moi voir, et révéla mon armure de la confrérie noire, la seule que je repectais.
je plongeai mes mains vers mon dos, et pris trois couteaux de lancer dans chacune de mes mains, avant de les lancer aux travers de ma cape à six endroits différents, les archers recurent mes armes dans la gorge et furent propulsés contre le mur.
Voyant que la situation dégénérait, les gardes hors de la pièce voulurent entrer, mais Antonetta envoya d´un geste une dizaine d´aiguilles contenant du poison du sourire, ce qui fit reculer les brigands, et permi à Antonetta de bloquer la porte à l´aide du sort.

- Finissez le vite, mon frère chéri, je ne tiendrais pas longtemps!

D´un geste de mon bras droit, je repris ma cape, et dans mon élan, attrapai mon avant dernier couteau de lancer, que j´envoyai vers le renard. Le temps sembla s´arreter alors qu´il tournoyait en direction du crâne du renard, tranchant l´air en sifflant.

- Belle tentative, excepté que je ne suis pas une cible si facile.

Il se leva à une telle vitesse que je ne le distinguais plus, et mon couteau s´enfonca dans le siège du chef de la guilde des voleurs.
Il réaparu devant moi et me donna un coup dans le torse avec la paume de sa main, ce qui m´envoya contre Antonetta qui bloquait la porte, elle fut déconcentrée, et son verrou magique lacha, tandis que tous les voleurs restés dehors entraient et se mettaient autour de nous.
Ma soeur et moi même étions dos à dos, et nous n´aurions pas pu gagner un tel combat.

- Mon frère chéri, la situation me préhocupe.

Le renard gris lui même, qui s´était rassis et nous regardait impuissants et cernés par ses hommes.
Sa vitesse était surhumaine, et son agilité aussi, peut etre était ce un des pouvoirs de ce casque ayant appartenu à Nocturne qu´il avait volé lui même trois siècles auparavant?

- Nous vous avons enfin capturés, misérables assassins, je suis arrivé à temps a Skingrad pour prévenir mes compagnons voleurs de la menace que vous représentiez... Cette fausse prière à Sithis a très bien fonctionnée, de même que le sacrifice de parents et de grands parents qui n´étaient plus les miens depuis voila dix ans.

Je compris subitement le fin mot de l´histoire. Cet homme, le renard gris ETAIT le conte d´Anvil disparu, le renard gris n´était pas qu´une seule et meme créature invincible, plusieurs mortels se transmettaient ce masque depuis bientot trois siècles. Une malédiction devait interdire à celui portant le masque de l´enlever, l´obligeant à endosser le rôle du roi des voleurs.

- J´ai à présent la preuve que vous existez bel et bien, je n´ai pas la prétention d´arriver à vous convaincre de me donner des informations sur votre groupe, mais...

Il se déplaca si rapidement qu´il me fut impossible de le voir, et lorsqu´il réaparu sur sa chaise, il tenait la tenue de la confrérie noire qui était dans le sac d´Antonetta.

- Ceci m´en dira bien plus qu´assez, quels secrets se cachent dans les fibres de ce tissu? Bon, nous ne sommes pas comme vous, ne n´avons pas le droit de vous torturer ou de vous tuer, le règlement l´interdit... Mais mes hommes sont un peu fatigués et ont très envie de s´amuser un peu avec deux jeunes adolescents friguants comme vous.

Les bandits en cercle autour de nos, des hommes barbus et sales, s´avancaient vers Antonetta en tendant les bras en pincant l´air en riant.

- Viens la, ma mignonne, viens jouer avec oncle Kork, qui n´a pas eu de charmante compagnie depuis six ans!

A une vitesse démentielle, Antonetta dégaina sa lame, trancha les deux mains du bandit, et rangaina.
Kork se mit à crier quand il réalisa que ses mains avait été coupées, il regarda affolé autour de lui, puis s´écroula, vidé de son sang.

- Très bien, assez joué, tuez les les deux, je ne veux plus les voir.

Tous les bandits sortirent leur armes, des masses, des haches, des massues, des arcs, des dagues... Je pouvais affirmer sans mal que notre dernière heure était arrivée.

- Cher frère, je ne suis pas très optimiste concernant notre situation, une idée brillante?

Je vis la tenue que tenai le renard gris s´embraser d´un seul coup, et provoquer une violente explosion de lumière.
je répondai à ma soeur qu´effectivement, maintenant j´avais une idée.
Je sortai mon ultime couteau, et le lancai en direction du coeur du renard gris, malgré le fait qu´il soit aveuglé, il bondit sur le coté, amis le recu quand même dans l´épaule.

- Tuez les, tuez les! Ils sont juste entre vous, tuez les!

Je dis au renard gris que ce n´était que partie remise, et qu´un jour, quelqu´un prendrait sa place.
Je pris aussi vite que possible la flèche de combustion qui se trouvait dans mon pantalon, et la jetai au sol. Le bois du plancher se mit à se disloquer rapidement.
Antonetta fit un signe de baiser au renard, alors que nous tombions à l´étage inférieur.
En courrant vers la sortie, je renversai un flambeau, et l´auberge commenca à brûler, cela neutraliserait un moment nous poursuivants.
Après avoir courru sans s´arreter pendant vingt minutes, ma soeur et moi meme nous arretâmes pour nous asseoir dans l´herbe.

- Nous l´avions juste devant nous, ca m´énerve, ca m´énerve! Quel dommage!

Je répondis à Antonetta que ce n´était pas si grave, car le règlement du sanctuaire et de la main noire interdisait de faire du mal au commanditaire d´un contrat, excepté si il manifestait clairement le désir de l´annuler.
Antonetta éclata subitement de rire nerveusement, puis s´allongea dans l´herbe en soupirant.

- Alors le renard nous a battu sur toute la ligne, pas vrai?

Je lui dis que j´enverrais dès le lendemain une lettre signalant un incendie criminel de la guilde des voleurs dans l´auberge de la lune rouge, et que cela entamerait passablement la réputation de son chef.

- Il y a quand meme une chose que je voudrais faire avant de rentrer au sanctuaire, si ca ne vous dérange pas trop, mon frère chéri.

La porte du sous sol de la maison de Skingrad grinca de manière lugubre, et le gros receleur nordique eu la meme expression que si il avait vu des fatômes.

- VOUS! Mais comment est ce... Non, attendez, laissez moi expliquer, le renard gris, il m´a obligé! Je n´avais rien contre vous, juré! Parole d´honneur, ne me faites pas de mal, pitié, j´ai horreur de la douleur, je vous donnerais tout ce que vous voudrez, je...

Plus il continuait, plus Antonetta et moi avions envie de le faire souffrir.
Les messieurs de la guilde des voleurs allaient devoir quitter ce local, ou penser à faire un sacré nettoyage.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:44 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:46 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Lorsqu´Antonetta et moi étions revenus au sanctuaire, nous nous attention à nous faire houspiller pour avoir échoué, mais, à notre grand grande surprise, ce fut Vincente qui nous présenta ses plus plates excuses.

- Je ne sais que dire, mes amis, nous nous doutions que ce contrat serait probablement un piège, mais nous étions curieux de savoir ce que le renard préparait, ainsi que d´une étrange rumeur de traitre au sain de notre groupe. Ce contrat "piège" est la preuve que des choses étranges se passent à la main noire... L´annonceur qui était chargé de l´analyse de ce contrat à refusé de dire qui il était... ce n´est pas si grave, mais s´est très anormal. Et sachez que c´est Lucien Lachance lui même qui a tenu à ce que vous serviez... d´appats.

Pendant que Mjarj dar était en train de me soigner en marmonnant des insultes, et que je sentais mes dents repousser, ce qui au passage était assez douloureux, Antonetta se manifesta.

- En somme, nous avons été manipulés et utilisés, mon très cher ami?
- Absolument, chère amie, et je ne m´attendais pas vraiment à vous revoir en vie, pour être honnête, cela vous ennuie il?
- Non, pas du tout, j´étais curieuse, rien de plus.

A ce stade, je me dis que notre promotion en sanguins serait pour un autre jour.
Ayant complètement récupéré, je demandai au vampire de m´en dire plus sur cette rumeur de traître.

- Ecoutez, mon ami, ce n´est qu´une rumeur, peut etre mal fondée, mais il ne serait pas à exclure qu´un traître soit présent au sain du sanctuaire, ce dont je doute, ainsi que dans la main noire elle même, ce qui serait très inquiétant, mais plus logique, si ce traîte existe, réfléchissez: La capture étrange de Morgoroth, votre capture, l´execution du renard gris commanditée par lui même... Des contrats étranges sont acceptés, mais l´écoutant Ungolim m´a garanti qu´il s´occuperait personelement de la lecture des contrats formulés, accompagnés de son annonceur le plus fidèle, Lucien Lachance.

Je lui dis que dans ce cas, j´étais content d´avoir pu servir d´appât, si cela avait permi d´avancer un peu le mystère, et demandai au vampire si il n´avait pas un travail plus ordinaire à me proposer.

- Bien sur, j´ai ici un contrat formulant le meurtre de l´empereur Uriel Septim... ne me regardez pas ainsi, mon frère, je plaisantais... Oui, un contrat interessant, mais assez dangereux, vous devrez devenir la cible de cinq chasseurs dans un jeu de chasse à l´homme organisé par un orque nommé Kurdan habitant à Bravil, cela vous interesse il?

Peu importe leur nombre du moment qu´ils ne portaient pas de masques décuplant leur capacités de mouvement.

Contrat 17: Rien qu´un contrat ordinaire

Vincente acceuilli mon enthousiasme avec sourire, et me suggéra d´aller voir Ocheeva pour les détails. taleandril était absente, ce serait aussi à l´argonienne de s´occuper de mon équipement.

- Bon, eh bien mon frère chéri, je vous dis à bientôt, je dois m´occuper d´un contrat qui risque de me prendre du temps, ca a été un plaisir de travailler avec vous.

Antonetta m´envoya des baisers de la main, et peine arrivée, quitta à nouveau le sanctuaire, tandis que j´allai voir Ocheeva au sujet de cette histoire de chasse à l´homme, assez peu claire.

- Ah, oui, Kurdan, sa facade légale est un préteur à gages, mais en réalité, il exerce une profession nettement plus distrayante... Il enlève des hommes en usant de pretextes divers, et les enferme sur une ile nommée fort Grief, puis il invite des fils de seigneurs ou de riches gens à pratiquer une chasse à l´homme grandeur nature et à mort, c´est un travail d´organisation plutot interessant... Et le contrat stipule que vous devriez jouer le rôle de la proie? Bien, dans ce cas, allez voir Kurdan lui même à l´auberge de Bravil d´ici neuf heure du soir, comme vous l´a ordonné frère Valerei... De rien, bonne chance, et tâchez de ne pas vous faire tuer après avoir survécu au renard gris... Des objets? Non, c´est Mjarj Dar qui s´en occupe quand soeur Taleandril qui n´est pas la.

J´allai donc voir Mjarj Dar pour lui demander quel genre d´équipement il me suggérait pour être discret, et pour alterner entre prédateur-victime.
Il me réponda d´un éclat de rire, avant de parler avant son ton habituel.

- Vous n´aurez pas besoin d´équipement, vous savez pourquoi? Bien sur que non! Parsque vous allez vous faire tuer, bien sur! Vous pensez que ces chasseurs sont faiblards? Hein? C´est la crème de Cyrodiil, vous allez vous faire mettre en pièces, découper en morceaux, et devinez quoi, singe puant? Je serais bien content de... OH, comment allez vous frère Valerai? Oui, "cher ami", je vous laisse prendre des couteaux de lancer, des cordes de chanvre, des cordes de piano, et tous les poisons et objets explosifs ou glaciaux que vous jugerez utiles...

La présence de Vincente m´avait évité de devoir subir les sarcasmes du Khajit plus longtemps, je me servai suivant ses "conseils", et me mis en route vers l´auberge de bravil.
Depuis que nous étions en sombreciel, le temps était particulièrement mauvais, il pleuvait et un épais brouillard recouvrait tout.

- Monsieur, bienvenue à l´auberge de bravil, si vous ne consommez pas, vous pouvez sortir, trop de gens viennent ici seulement pour s´abriter de la pluie.

Je sortis trois septims de ma poche et commandai un hydromel. Le patron me donna la bouteille, je bus une gorgée qui me réchauffa un peu.
En montant à l´étage, j´arrivai à l´endroit au Vincente m´avait dit d´attendre, en faisant mine de rien.
Je dégustai mon hydromel assis à une table tout en discutant avec une vieille brétonne d´un incendie criminel provoqué par la guilde des voleurs. Il semblerait que ce soit une ruse de Hieronimus Lex pour faire croire à l´existence de son fantasme, le renard gris. Je lui dis que contrairement à la confrérie noire, la guilde des voleurs existait probablement, elle fit mine de me croire, puis se retira dans sa chambre.
Dehors, le brouillard et la pluie était tels que l´on ne voyait rien à trois mètres, s´était ce genre de temps que j´aimais bien.
Voyant que l´orque appelé Kurdan aurait probablement du retard, j´empruntai le courrier du cheval noir à un impérial qui me le donna en souriant, tout en venant s´asseoir à coté de moi pendant que je le lisais.

- C´est surtout l´article en page une qui est interessant, lisez plutot! "L´empereur Uriel Septim a eu des visions étranges, comme quoi quelque chose de terrible se produirait bientot en Cyrodiil, et qu´il craignait pour sa propre vie, de même que..."

J´interrompai l´impérial social pour lui dire qu´a mon avis, l´empereur Uriel Septim n´était qu´un vieux fou qui ne méritait que de rejoindre ses ancêtre.

- Eh bien, quelle franchise, vous pourriez être arreté pour moins que ca... Imaginez, si il mourrait, étant donné qu´il n´a pas descendant, n´importe qui pourrait prendre sa place sur le trône, vous comme moi, imaginez vous empereur, ce ne serait pas un rêve? Un conte de fées?

L´arrivée d´un orque imposant portant une superbe armure de verre stoppa mes envies de faire taire cet insuportable moulin à paroles à l´aide d´une corde en acier et d´un couteau.

- Oh, un ami à vous? Je vais vous laisser, passez une bonne soirée!

L´orque s´assit sur un tabouret à côté de moi, et posa son énorme chope de bierre sur la table en soupirant, il en bu une énorme gorgée, s´essuya les babines, puis commenca à parler sans quitter des yeux le mur.

- Vous devez être le... Ah, c´est plutot amusant ca, je ne croyais pas à votre existance, puis j´ai fais ce rêve bizarre et... Oui, oui, pardon. Je m´apelle Kur-dan, Kurdan, pour les intimes, je suppose qu´"on" vous a deja dit ce que j´attendais de vous?

Je lui demandai de me donner des détails, tout en continuant à regarder le mur du fond.

- Eh bien... J´organise des petites parties de chasses pour des gens hauts placés, ils me payent, très cher, et je leur donne l´opportunité de tester leur capacités dans une traque à mort contre une proie enragée, tous enfermés dans un fort recouvrant toute une ile, et dont l´accès ne s´ouvrirait qu´après que la cible ou tous les chasseurs aient été éliminés...

Je lui dis que son concept était brillant, et demandai si les affaires marchaient bien.

- C´est bien ca le problème, mon ami,ces cinq clients, des chasseurs fantastiques au passages, ne sont pas contents de la qualité des proies, et m´ont versé une somme très interessante pour que je leur trouve une cible leur donnant du fil à retordre, et ces imbéciles m´ont même proposé de me donner une prime si l´un d´eux mourrait.

Je voyais ou il voulait en venir.

- Ou trouver un tel chasseur de la nuit? Qui pourrait au moins en tuer deux? Je me suis dis que j´étais perdu, que je n´arriverais pas à tenir mes engagements, puis cette ombre noire m´a rendue visite et... mais je m´égare, mon ami, je m´égare.. Tavernier, un hydromel et une bierre! Sachez qu´en principe, le jeu est concu de telle sorte que même en cas de victoire, les proies soient tuées de ma main, on a tous nos petits secrets, voyez vous, je n´aimerais pas que la manière dont je recrute mes... participants apparaisse en couverture du journal du jour.

Je lui dis qu´il avait parfaitement raison.

- Ha ha, vous me plaisez bien, mon ami, bref, dans votre cas, si vous survivez au jeu, vous pourrez quitter l´ile, car je ne serais pas la pour vous éliminer, cela dit prudence, ces chasseurs sont sûrement capables de vous causer quelques difficultés... non, je ne pourrais rien vous dire sur eux, je ne les ai jamais vus à l´oeuvre.
- Et voila la bierre et l´"Hydromel de la maison"

Kurdan bu une gorgée de sa bierre.

- Oh, cet hydromel est rempli de somnifère, vous vous réveillerez a fort Grief, dans une pièce secrète, tirez le levier sur votre droite pour entrer dans les festivités.

Je pris la bouteille d´Hydromel, et soulignai à Kurdan que si il avait tenté de me faire barage à la sortie, cela n´aurait fait que d´augmenter le compteur de victimes de un.

- Ha ha ha! Quel bel esprit, à votre santé, et amusez vous bien!

Nous trinquâmes, et je bu tout mon hydromel d´un coup.
Tout devint flou, et je m´éfondrai sur la table. Je sentis Kurdan me soulever, aussi loin que je me souvienne.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:47 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Je me reveillai dans sur un matalas, dans une petite pièce humine, et complètement fermée, à ma droite se trouvait le levier dont Kurdan avait parlé. Je portais toutes mes armes sur moi, et aucune ne m´avait été enlevée.
Je fus rassuré de savoir que Kurdan était un client honnête.
Je tirai le levier, j´entendis un grincement, il s´averra que cette petite pièce était une forme d´élévateur, qui m´emmena dans une sorte de grand hall de pierre souterrain, éclairé par la lueur de la nuit s´infiltrant par des trous dans le plafond. Il devait être trois heures du matin, j´étais resté cinq heures à dormir.
J´explorai les ruines souterraines du fort grief, elles étaient gigantesques, remplies de cachettes, d´étages, d´escaliers, de possibilités de pièges et d´embuscades... Les chasseurs allaient autant être sur leur terrain que moi.
Je finis par détecter des battements de coeur venant d´une salle dans les tréfonds des ruines.
Je bondis à l´étage, ce qui me permi d´arriver dans une sorte de balcon suspendu avec vue sur une salle à moitié imergée.
Au centre se trouvaient cinq hommes, un mage bréton, deux guerriers rougegardes en armures lourdes, l´un avec une hache a deux mains l´autre avec une épée et un bouclier, puis un archer bosmer, et enfin un impérial avec deux dagues, il m´était familier, s´était l´homme avec qui j´avais parlé dans la taverne.
Le rougegarde au bouclier semblait être le chef, je devais les observer en attendant qu´ils se séparent.

- J´espère que la proie sera plus interessante cette fois ci, les dernières étaient sans interet, et au prix que nous payons, ce serait un comble.
- Toutes nos proies tombaient dans le même piège grossier, de toutes facons.
- Et celle la ne semble pas faire exception.

Tous leur regards se tournèrent vers l´étrange balcon ou je me trouvais, l´impérial à la dague savait détecter la vie.
je voulu quitter ma cachette, mais je sentis une force gigantesque m´empecher de bouger. le mage m´avait attrapé par télékynésie, et me faisait voler vers lui tranquillement.

- L´archer, vise bien la tête et tue le.
- C´était encore trop facile, Kurdan va m´entendre.

Ils pouvaient me croire, ils en auraient pour leur argent.
Je sortis de ma sacoche une potion d´explosion, et la jetai sur la robe du mage, le flacon se brisa, et la robe s´emflamma d´un seul coup. Le mage relacha son étreinte psychique et usa ses mains pour dissiper les flammes.
je retombai entre les cinq prétendus chasseurs, toujours visé par l´archer.
Je lui donnai un coup de coude, et retirai la flèche qu´il s´appretait à tirer avant de la lancer dans le coeur du sorcier. Je du me jeter au sol pour esquiver le lame du rougegarde, qui blessa l´archer au torse. Pris dans son élan, le chasseur tomba quand je le poussai.
Je vis que le mage soignait à la perfection toutes ses blessures et celles des autres, ce qui compliquait nettement les choses.
Profitant de ma surprise visible, le rougegarde à la hache tenta de m´écraser, je du sauter pour éviter d´être broyé, mais l´impérial avait anticipé mon geste et me receptionna au vol d´un coup de couteau qui m´éffleura le dos.
En retombant, je fus à nouveau visé par l´archer qui décocha quatres flèches que je réussis à faire toucher uniquement mes bras et pas mes points vitaux.
A l´instant ou je touchai le sol, le chef me donna un violent coup de bouclier qui m´envoya en tournoyant dans la partie inondée de la salle, sous l´eau.
A l´endroit ou je coulais, il devait y avoir des bulles et une flaque de sang.

- Celui est deja plus combatif! Vous avez vu comme il a essuyé de tuer le mage avec ma flèche?
- Ne fanfarone pas trop, sans mes soins, tu ne serais plus la.
- Il ne remontera pas, je crois qu´il est mort, tu peux regarder, l´assassin?

L´impérial se pencha au bord de l´eau et le regarda en se concentrant, puis hocha la tête négativement avant de regarder ses compagnons, l´air déçu.

- Non, il est mort, quel dommage, on aurait du le faire durer.

Ca, c´était très mal me connaitre.
Une fine corde jaillit des profondeurs de l´eau, et s´enroula autour de la gorge de l´impérial, qui poussa un petit cri étouffé, avant d´être tiré sous l´eau. J´étais curieux de savoir si il pourrait aussi bien esquiver ce couteau dans de l´eau, attaché par le coup.
Je tiens toujours mes promesses.

- Le mage! Il est encore en vie?
- Je ne le sens plus, l´archer, prépare toi à le détruire en même temps que moi dès qu´il sortira de l´eau!
- Ca va, j´avais compris!

Ils visèrent tous les deux l´endroit ou se trouvait la flaque de sang, qui bougeait.

- Le voila!

Une personne jaillit d´un seul coup hors de l´eau, l´archer et le sorcier tirèrent et usèrent des boules de feu respectivement, en poussant des cris de plaisir.

- Arrete le corps, qu´on voie si il est bien!

Le corps à travers l´épaisse masse de fumée crée par les flammes parut se figer dans les airs.

- Eh voila un travail rondement mené, Kurdan à tout de même de la marchandise de qualit...

Un couteau venait de se planter dans la gorge de l´archer, qui tomba à genoux. Le mage eut à peine le temps de le soigner.

- *kof*... QUI A FAIT CA?
- Le... le corps!

Tous les regards se tournèrent vers le corps qui flottait, quelqu´un était caché juste derrière et s´en était servi comme bouclier.

- Je vais le PULVERISER!

L´archer tira une flèche explosive, mais j´eu largement le temps d´user le cadavre de l´impérial pour me propulser vers le balcon par lequel j´étais entré, et me mettre à courir vers les couloirs sombres.

- Je vais tuer ce chien!
- Attend, l´archer, restons ensembles, ce type n´est pas comme les autres proies que nous avons...

C´était trop tard, l´archer avait deja bondi à ma poursuite, sans réaliser que ses compagnons étaient incapables d´en faire de même.
Il était vraiment très rapide et me rattrapai de seconde en seconde.

- Je vais te faire t´arreter, maudit animal!

Il sorti deux flèches de son carquoi et les tira sur moi, mais je réussis à les dévier grâce à ma lame de malheur, et elles explosèrent, provoquant un petit éboulis, me donnant le temps de se rendre invisible.
Voyant que j´avais subitement disparu, et que la pièce des catacombes ou nous nous trouvions était fermée, l´archer bloqua la porte et s´installa au millieu de la pièce.

- Inutile de te cacher, proie, tu n´as pas compris? En espace fermé, tu n´as aucune chance contre moi, aucune! Mes flèches peuvent avoir n´importe quel effet de mon choix, tu as deja perdu!

L´echo de la salle avait rendu son discours de menace encore plus "intimidant", mais j´allai user cela à mon avantage.

- Hein? Ou es tu?!

Mes bruits de pas résonnaient contre le dalage et instoraient une ambiance très lourde et pesante, car je pouvais être partout... et nulle part à la fois.

- Tu crois que ca me fait peur, c´est ca?

L´archer entendit comme un chuchotement dans son oreille, il se retourna, et tira, mais la flèche se planta dans le mur.

- Tu veux jouer ca comme ca, hein?

Il se mit à tirer comme un fou dans chaque recoin possible de la salle en riant. Il aviat l´air très en colère de l´humiliation qu´il avait subi jusqu´a présent et voulait absolument me tuer.
Soudain, je tombai de ma cachette au plafond, et sortai ma dague en avancant tranquillement vers lui.

- Ha ha! Tu es mort! Mort!

Il mit sa main dans son dos pour retirer une flèche de son carquois, il fouilla quelques secondes, puis réalisa qu´il était vide.
Il devint subitement très pâle, et jeta son arc sur moi en se blotissant dans un coin de la pièce.

- Ne me faites pas de mal, je n´allais pas vous tuer, je vous assure! Vous voulez de l´or? Vous voulez sortir d´ici, hein? Je vous aiderais, je... Oh, vous voulez mon arc? Gardez le!

Je jonglai quelques secondes avec l´arc fait d´ébène, avant de jeter un regard furtif a ma prochaine victime.
Il fallait que je lui montre une manière originale de se servir de son arc sans user de flèches, tout un programme, mais la gorge de l´archer était peut etre un peu trop fine.

- Quel imbécile, cet archer, il n´aurait pas pu rester avec nous?
- Peu importe, nous trois unis, nous sommes invincibles, grâce aux bons soins du mage.
- Tout ca sent mauvais, je ne sais pas ou kurdan à trouvé celui ci, mais il largement au dessus de tout ce que nous avons pu affronter.

Les trois compères marchaient dans un très petit couloir qui devait les emmener à une cour intérieure.
Le rougegarde à la hache était particulierement inquiet, et regardait les murs très nerveusement.
Si il savait.

- Eh... le mage, tu ne peux pas faire du mysticisme ou je ne sais quoi pour le détecter?
- L´ami, c´était le rôle de l´assassin, ca, sauf si il est très prêt de nous, je ne remarquais r... AU DESSUS!

Une courde métalique tomba d´un des trous du plafond en pierre, et s´enroula autour de la nuque du rougegarde à la hache, qui fut brisée d´un seul coup.
Le mage se concentra un instant, puis m´envoya un véritable orage d´éclair, le plafond de pierre me protegait, mais je du aller les traquer d´une autre position.

- Mais par les neufs! Qui est ce type?
- Kurdan a du engager un mercenaire professionel de la compagnie de boinoir, je ne vois pas d´autres explications que ca... excepté si... écoute, rejoignons deja la cour intérieur, la bas, nous serons éclairés par la lumière de la lune, et nous pourrons faire un feu.
- Ca me va.

Dans leur hâte de quitter le corps pendu du rougegarde, ils ne remarquèrent même pas les yeux rouges qui les suivaient.
Ce changement brutal de rôles était un pur régal.
Les deux lascars étaient arrivés dans la cour intérieure, très imposante, nappée de brouillard et entourés de larges murs. Au fond, une grande porte avec un pont levis semblait être une des sorties possibles de l´endroit.
Le mage s´assit, et alluma un petit feu a l´aide d´un sort.

- L´ami, je vais aller regarder cette porte, ouvre bien l´oeil.
- D´accord, de toutes facons, ce jeu va trop loin, il faut trouver un moyen de joindre Kurdan.

Le guerrier disparu dans la brume, laissant le mage seul, à se rechauffer.

- Tu reviens deja, l´ami? Oh seign...

Le mage se leva d´un coup quand il vit deux sphères rouges brillantes s´avancant vers lui dans le brouillard.
Un tourbillon de flammes apparu dans ses mains, ce truc pouvait me tuer par simple contact.
Avec ma main gauche, je lui jetai le sort de silence, il perdit le contrôle de son sort, et sa robe prit feu à nouveau, mais cette fois ci, il du rouler pour éteindre les flammes. Il n´en eut pas le temps, une dague s´était plantée entre ses deux yeux.
J´eus à peine le temps de retirer ma lame du visage du mage, que j´entendis un cri de guerre venant du brouillard.
Le dernier rougeguarde surgit, portant un casque qu´il avait invoqué, apperement indestructible et protegeant sa gorge. Seuls sa bouche et ses yeux étaient à nus.
Je tentai de lui jeter tous mes couteaux, mais ils ricochèrent sur la cuirasse sans le blesser. Son armure lourde le ralentissais, et sur un si grand espace, j´avais un avantage certain.
Je pris de la distance, et sortis de ma sacoche mon arme secrète, avant de la lancer sur le rougegarde, qui avait toujours la bouche grande ouverte en hurlant.
Lorsqu´il recu l´objet, il s´arreta, toussa, puis éclata de rire.

- Ha! Une pomme? C´est tout ce que tu as à me lancer? UNE POMME? Quand je t´aurais tué, je... je...

Le peu de son visage que je voyais devint bleu, et le dernier chasseur s´éffondra.
Je n´aurais jamais pensé que j´aurais à me servir d´une pomme empoisonnée de cette manière.
Quelques minutes plus tard, le porte de fort Grief grinca, et s´ouvrit lentement, ce fut un Kurden admiratif et impressioné qui s´avanca vers moi après m´avoir vu.

- Vous... c´est vous le survivant? Incroyable... Hein? Oh, rassurez vous, je concerverais le secret de votre existance comme un secret, je ne tiens pas à mourir! Quoi qu´il en soit, n´hésitez pas à me contacter si vous avez envie d´endosser à nouveau le rôle de la proie... enfin du chasseur! maintenant excusez moi, je dois aller récupérer l´or de la prime spéciale "l´un de nous est mort", il est sur le corps de l´archer, ou est il?

Je lui dis qu´il avait interet à avoir le coeur accroché, car j´avais enseigné une technique de combat un peu spéciale à l´arc à l´archer pour le tuer. Kurdan avala sa salive en attendant ca, et me suggérer de m´en aller, ce que je fis sans trop tarder.
Sur le chemin, je réalisai que j´avais appris une technique de meurtre à quelqu´un, même si je l´avais usée sur lui, c´était tout de même une bonne action.
La perspective d´être un bon citoyen me mit de bonne humeur, lorsque je commetrais mon prochain meurtre, je sourirais.
Enfin... je sourirais encore plus.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:49 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Quelques jours après avoir participé au jeu de Kur-dan, Alors que j´étais en plein contrat qui était des plus interessant, d´ailleurs, j´avais été rappelé d´urgence au sanctuaire.
C´était la première fois que cela m´arrivait, et j´étais curieux de savoir ce qui se passait exactement.
La première chose que je pus constater en arrivant au sanctuaire, était que tous les autres membres de la confréries était la, dans le hall, assis sur des fauteuils à attendre.
Tous les sièges étant occupés, je m´appuyai en silence contre un mur en attendant qu´Ocheeva, qui était la seule debout, se mette à parler.

- Merci d´être revenus aussi vite, et d´avance, je sens que certains vont trouver futile la raison de votre appel si... abbrubt.

Voyant que tout le monde écoutait en silence, l´argonienne reprit son souffle et lu un morceau de parchemin.

- "Cher frères, chers soeurs, votre confrérie acceuillera bientot un nouveau membre, un très jeune garcon ayant commis un meurtre fratricide sans le faire vraiment exprès, je me suis assuré de sa bonne foi, et il a passé le "meurtre d´entrée" avec brio. Il devrait arriver bientôt, et je compte sur vous pur l´acceuillir aussi bien que vous avez tous été acceuillis par le passé.
Que Sithis vous garde. Lucien Lachance."

Il s´écoula quelques secondes propices à la reflexion de chacuns.
Au fond, ce n´était pas une si mauvaise raison, de recevoir un nouveau membre dans notre communauté, de plus, j´avais été relativement bien acceuilli et présenté à tout le monde lors de mon arrivée, je ne voyais aucune raison de faire mauvaise reception à ce jeune garcon.
Naturellement, ce ne fut pas l´avis de Mjarj Dar.

- PEUH! Comme si nous avions besoin de nouveaux membres! La blondinette et sans nom ne salissent ils pas deja sufisamment NOTRE sanctuaire, soeur Ocheeva?
- Au contraire, frère Mjarj Dar, il est probablement que dans les mois qui vont suivre, Lucien Lachance prenne l´un de nous comme silencieux, ce garcon prendra sa place.
- Qu´est ce que frère Lachance a t´il voulu dire par "jeune garcon?"

Nous entendâmes frapper à la porte, ce qui forca tous les regards à s´y tourner.
La porte de la confrérie était scéllée par une sorte de magie bien étrange, les personnes ayant répondu correctement à la question pouvaient y entrer, sans avoir à répondre une seconde fois jusqu´a la fin de leur... carrière, tandis que pour ceux qui ne répondaient pas bien, elle restait bloquée.
Ocheeva avanca vers la porte, et posa la question fatidique, ce qui me rappela bien des souvenirs.

- De quelle couleur est la nuit, mon frère?

Après une seconde de reflexion, une voix de garcon réponda de manière aussi assurée que possible, mais avec des trémolos dans la voix.

- Sang... Sanguine, mon frère!

Les yeux de la porte en forme de crâne brillèrent d´une lueur rouge, grinca lentement, et s´ouvrit enfin.
La personne se trouvant derrière était un garcon impérial, brun au yeux bleus, avec des cheuvfeux bouclés, il semblait tétanisé par le froid et le fait qu´il soit trempé confirmait la pluie à l´extérieur. Sa petite frimousse blanche me fit deviner qu´il devait avoir douze, ou treize ans. Je me demandai comment avait il pu possiblement faire pour commettre un meurtre et attirer l´attention de la mère de la nuit, mais cela ne me regardait pas. Les règles de la confrérie interdisaient de poser des questions sur les raisons de l´adhésion de l´un de ces membres, excepté si il en parlait de lui même.
Ocheeva, qui ne semblait pas avoir le moindre mal avec les nouveaux, meme si s´étaient des enfants, le réconforta en lui mettant la main sur l´épaule.

- Soyez la bienvenue parmis nous, mon frère, nous serons comme votre seconde famille à partir de maintenant, et cet endroit comme votre seconde maison, un sanctuaire ou personne ne pourra vous trouver.

Le gamin paraissait un peu intimidé, mais rassuré de se trouver ici.

- Merci, madame l´argonienne, beaucoup!

Gro Bolmog pouffa de rire en entendant "madame l´argonienne".

- Mon frère, ici, nous sommes une famille, nous sommes tous des frères et des soeurs noirs, c´est le seul moyen par lequel nous sommes autorisés à vous appeler... A présent laissez moi vous présenter vos compagnons de la nuit.

Le pauvre gosse avait l´air un peu perdu dans toute cette politesse, cette idée de famille, mais suivi l´argonienne en direction de groupe de personnes qui étaient installés dans le hall.

- Alors... l´orque s´apelle Gro Bolmog, il est impressionant, mais très sociable, il nous vous... mordra pas. La bosmer ici présente s´apelle Taleandril, elle est assez gentille, parlez lui sans craindre quoi que ce soit.

Le garcon jeta un regard intimidé à l´énorme masse de muscles verte, qui se pencha vers lui pour lui caresser la tête en riant.

- Ha ha ha! Bienvenue parmis nous mon petit frère! vous n´allez pas vous ennuyer!

L´orque le mettait apprement très mal à l´aise, mais la vieille bosmer vint lui carasser la joue en s´acroupissant à sa hauteur. Elle était très douce et calme, un peu comme une mère.

- Tout va bien se passer, d´accord mon frère? Il faut que vous vous calmiez, vous êtes à l´abri, ici.

Rassuré, le nouveau membre de la confrérie suivi Ocheeva qui l´emmena un autre argonien, mais à la peau rouge.

- Voici frère Teineeva, si vous aimez les jeux de cartes et de patience, vous allez être ravi.
- Ou... oui, j´aime bien ca.
- A la bonne heure, je suis content de vous rencontrer, mon frère.
- Oh, et bien sur, je me nomme Ocheeva, si vous avez une question à me poser, à n´importe quel sujet, adressez vous à moi.

Le garcon avait l´air de deja se sentir un peu plus tranquille parmis ces gens.
Evidement, tout cela allait changer alors qu´il s´approchait de lui même d´un Khajit.

- Bonjour mon... mon frère! Je m´apelle... Dimitri, et vous?

Il s´appelait Dimitri, il faudrait que je m´en souvienne.

- Ca s´apelle Dimitri et ca veut faire l´homme en tuant son frère, hein? Ecoute moi bien, gamin, tu n´es pas le bienvenue ici et...

Antonetta jeta un regard terrible a Mjarj Dar, qui le fit se taire. L´argonienne rassura de sa voix reptilienne Dimitri, qui semblait à nouveau angoissé.

- Ne faites pas attention à Mjarj Dar, il ne supporte pas les nouveaux frères et soeurs.

Ocheeva emmena ensuite le petit vers un fauteuil, ou était assise une très belle jeune femme blonde, avec une armure différente des autres à cause d´un décoleté.
A peine elle vit son visage, qu´elle bondit sur lui, s´accroupi, et le serra contre elle.

- Ooohhh, vous êtes si mignon, mon très cher frère! Si mignon! Je pourrais vous serrer contre moi des heures, des heures! Et votre peau, ah, quelle merveille, quelle douceur, quelle...

Appuyé contre la poitrine d´Antonetta, Dimitri avait du mal à respirer, bien que cela n´eu pas trop l´air de le déranger sur le moment.

- Oui, bon, voici soeur Marie Antoinetta, mais vous pouvez l´appeler Antonetta, elle est assez... extravertie, mais faites attention ou vous pourriez devenir un objet.

Dimitri réussi à se dégager de l´étreinte de la jeune femme qui devait avoir, peut etre... cinq ans de plus que lui, au maximum. Il rougissait énorment, et regarda le sol en parlant.

- Ou... Enchanté Mademoi... soeur Marie Antoi... soeur Antonetta.
- Il est trop mignon, vous ne trouvez pas mon frère chéri?

Elle parlait à un étrange dumner au teint très pâle qui était si discret qu´on ne l´aurait peut etre même pas remarqué. Le gamin le regarda comme si il regardait une créature venue d´un monde lointain, ses long cheuveux blancs cachant le coté droit de son visage, ses yeux rouges, et surtout son étrange beauté hypnotique.

- Oh, j´allais vous oublier, mon frère... frère Dimitri, voici, euh... son nom n´est pas important, il ne vous parlera probablement jamais de lui même, mais le fera si c´est vous qui lui adressez la parole.

Dimitri s´approcha de moi peu rassuré, et s´inclina.

- Ravi de... vous rencontrer, mon frère.

Je lui dis que tout le plaisir était pour moi.
Presque surpris d´avoir eu une réponse de ma part, le gamin avait l´air d´être enfin un peu calmé.

- Merci de me recevoir ainsi, mes frères et soeurs, je suis...

IL s´arreta de parler, car une flaque noire était apparue derrière lui, avant de prendre une forme humaine, et de se solidifier pour devenir Vincente Valerai.
En voyant son visage et ses dents, Dimitri cria. Ce rustre n´avait sûrement jamais connu un vampire personnelement, et en avait une peur bleue malgré tout.
Le vampire, insensible au cris de l´enfant, le regarda et sourit en lui caressant la tête.

- Charmant petit... Quel âge avez vous, mon garcon?

Dimitri chercha du regard de l´aide, ce vampire qui ne portait pas la même tenue que les autres pouvait il faire partie de la famille? Un vampire?

- Et voila frère Vincente Valerai, ne faites pas attention à son aspect, c´est un peu le chef de ce sanctuaire...
- ... Mais je ne me considère pas comme tel, et sachez que les besoins de la confrérie passent avant ma soif de sang humain... Donc, quel âge avez vous, mon frère?
- J´ai... j´ai treize ans.

Si j´étais supersticieux, je dirais que c´est l´âge du malheur, mais je n´étais pas supersticieux.
Valerai réfléchit un peu, puis parla à haute voix.

- Il est probablement trop jeune pour avoir les talents nécessaires pour executer des contrats, Lucien Lachance m´avait prévenu. Il faudrait que l´un de vous le prenne sous son aile, et lui apprenne les bases de son art, y´a il un volontaire?

Personne ne manifesta le moindre enthousiasme, mais Ocheeva se manifesta.

- Peut etre voudriez vous choisir vous même celui qui vous enseignera brièvement les grandes bases de l´art de tuer à sa manière?
- Oui, oui! Je voudrais que ce soit, euh... qui sait faire quoi?

Eh bien, Dimitri était parfaitement à l´aise, socialement, notre confrérie n´était pas si mauvaise, en tous cas pour consoler un gamin ayant commis deux meurtres.
Ocheeva pointa du doigt chaque personne une à une.

- Alors... je vous apprendrais l´art de la collecte d´information et du meurtre minucieux, frère Gro bolmog... oubliez le, vous n´en avez pas la carrure, soeur Taleandril vous apprendrait l´assassinat tactique et le tir à l´art, ainsi que la fabrication de flèches et d´armes spéciales aux effets dévastatrices...

Dimitri avait été, apparement, particulièrement impression par la fonction de Taleandril.

- Ce que soeur Taleandril fait m´interesse.
- Attendez, calmez votre enthousiasme, mon ami... frère Teineeva vous apprendrait l´art d´être une ombre indétectable, et à tuer sans se faire remarquer des familles entières, frère Vincente vous... comment dire, il vous changerait en vampire, le frère appuyé contre le mur vous apprendrait à user d´illusions, aux couteaux de lancer, et à rendre une victime folle à lier par simple psychologie, frère Mjarj dar... il aurait pu vous enseigner l´art de la magie, faire brûler des corps et ôter la vie par la pensées, mais il ne le fera pas, et enfin, soeur Antonetta vous enseignerait le mysticisme, détecter la vie à distance, voir les points sensibles du corps, ainsi que la seduction et le combat à l´épée courte à la mélée.

Il paraissait hésiter entre moi, Antonetta et Taleandril. Je priais à la fois Sithis et les neufs pour ne pas être sélectionné, j´avais trop envie d´exécuter des contrats pour m´occuper d´un résidu.

- Des que vous aurez fait votre choix, vous irez dans la salle d´entrainement avec votre mentor, et les autres pourront reprendre les contrats qu´ils étaient en train d´effectuer.

Dimitri jeta un dernier regard a l´imposant décoleté d´Antonetta, puis exprima son choix.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:49 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Mjarj Dar s´écroula de rire, et Gro Bolomg en fit de même.

- Lui? Si je puis me permettre, frère Valerai, il n´a absolument pas le profil d´un mentor, il risque de tuer frère Dimitri dans son sommeil si il est contrarié. Je me propose à sa place.
- Soeur, notre nouveau frère à fait son choix, libre à lui de l´assumer à présent... mon ami, je vous laisse vous rendre en salle d´entrainement, je m´occuperais personellement d´éliminer ce professeur devant ses élèves.

Bigre, Taleandril voulait vraiment avoir un élève, tout espoir n´était pas perdu pour moi.

- Frère, sauf votre respect, un mentor doit être proche de son élève, peut etre vraiment être proche de quelqu´un lorsqu´il n´a pas indentité, et que sa personalité s´adapte en fonction de la question posée et du contexte?
- Nous verrons bien, soeur Taleandril, nous verrons bien. Quand à vous, mon ami, considérez ce petit travail comme un contrat à part entière.

Dimitri tira sur ma manche, et lorsque je baissai mon regard pour le voir, il souriait en me faisant signe de l´emmener dans la salle d´entrainement.
La vie de meurtrier n´était pas toujours si amusante que ca, mais elle était variée.

Contrat 18: Un sentiment de paternalisme

J´étais assis dans la salle d´entraînement, à attendre mon "élève" en jonglant avec un couteau de lancer.
Je me demandais depuis quand Taleandril avait aussi bien cerné ma personalité, les bosmers devaient avoir une sorte de sixième sens pour sentir l´honnêteté des autres.
Enfin, la lourde porte s´ouvra, et Dimitri vint s´asseoir en face de moi.
Il toussa doucement pour attirer mon attention, sans remarquer qu´il l´avait deja.

- Euh... C´est vrai ce que soeur Taleandril dit à votre sujet? Elle a aussi ajouté que vous étiez psychotique, sanguinaire et sadique, et que vous preniez une grande satisfaction à oter la vie des autres.

Je répondis à mon élève que dans les grandes lignes, s´était absolument vrai, et lui demandai si ca le dérangeait d´être élevé par un assassin sans nom, personalité, psychotique sanguinaire et sadique aimant tuer, et n´ayant pas la moindre peur de se torturer ou massacrer.
Le gamin me regarda avec des yeux énormes, puis me dit que ca ne le dérangeait pas, car il voulait devenir un vrai meurtrier, et qu´une gentille Bosmer ne ferait pas l´affaire, qu´il lui fallait quelqu´un comme moi.
Il y avait quelque chose à tirer de ce petit, après tout, mais je lui dis qu´en matière de folie, Antonetta était plus douée que moi, ce qui l´amusa.

- Pourriez vous commencer par m´enseigner l´illusion, ca m´a toujours interessé?

Je lui répondis par une question, que savait il deja faire en illusion?

- Eh bien... rien du tout.

Je me levai, et lui dis que dans ce cas, il devrait subir suffisament de sorts d´illusion pour en comprendre le fonctionnement. Et que si il voulait changer de mentor, c´était maintenant ou jamais.

- Bon... allez y, et ne me ménagez pas, du tout, faites moi quelque chose de long.

Ce môme me plaisait de plus en plus.
Je lui demandai de fixer mes yeux rouges. Tandis qu´il les regardai, il semblait deja perdre contact avec la réalité. Il avait une si mauvaise résistance mentale, que je pourrais moi aussi prendre un peu de plaisir dans cet entrainement.

- Hum... Ca n´a pas marché, maître, je... je... Ou suis je?

Dimitri était dans une sorte de grande plaine, tout était noir, le ciel, le sol, l´horizon, des ténèbres partout.

- Maître, ou êtes vous? Ce n´est pas drôle!

Soudain, des mains jaillirent du sol pour essayer d´attraper les jambes du nouveau membre de la confrérie, qui se mit à hurler en tentant de s´enfuir, mais l´horizon se changea en un mur de métal, de telle sorte que mon apprenti soit enfermé dans un cube.
Il se mit à taper contre la parroi en me suppliant d´arreter, il se retourna pour crier, mais vit un visage décharné et décomposa qui lui glaca le sang.

- N... non...
- Pourquoi m´as tu tué, mon frère?
- Non! Laisse moi!

Il courrait dans le petit espace que proposait le cube pour rester à distance du cadavre animé qui le poursuivait lentement.
L´ombre de Dimitra sembla se transfermer, et prendra la forme de...

- Pourquoi vous me faites ca?

Je lui demandai si en fin de compte, il tenait vraiment à faire partie de la confrérie noire.

- Oui! Mais...

Le cube se brisa subitement, et l´enfant tomba dans une chute infinie.
En chutant, il vit des images de sa mère et de son père en train de pleurer devant un corps sous une couverture.

- Qu´avons nous fait? Qu´a il pu se passer?
- Avons nous été de mauvais parents?
- ASSEZ, ARRETEZ CA!

Un corbeau vola autour du gamin et lui dit que son problème était qu´il pensait trop au passé.
Dimitri réaparu dans la salle d´entrainement de la confrérie noire, visiblement très secoué.

- Maitre... je ne sais pas quoi dire, c´était horrible, c´était... maître?

La salle était vide, et le plafond n´était que composé de sang, qui coulait en faisant une petite pluie.

- Mon frèèèèère, pourquoi m´as tu tué?
- JE NE VOULAIS PAS TE TUER, PARDONNE MOI!

La salle fut inondée par du sang, et le gamin remua sous l´eau de peur de se noyer, tandis qu´une voix lui disait qu´il refusait de voir la vérité en face.
Enfin, Dimitri arriva dans une cave, son frère était la, en face de lui, comme si il était vivant et que rien ne s´était passé.

- Tout... tout ca, c´était un rêve?
- Tu ne comprends pas, frangin? Papa et maman me préfèrent, ils ne t´aimeront jamais, jamais! Tu n´es rien! Rien du tout! Juste un batard de fils adoptif!

Dimitri, qui à ce moment avait une pierre dans la main, la fracassa sur le crâne de son frère.

- Non, je suis un assassin, voila ce que je suis, je ne suis le fils de personne, seulement de Sithis... DE SITHIS!

Tout se brisa comme du verre.
Dimitri rouvrit les yeux et regarda autour de lui, il eu l´air rassuré quand il me vit.
Je lui demandai si il avait fait un beau rêve.
Il semblait partagé entre l´envie de me tuer pour se venger, et de me remercier pour lui avoir permi de vaincre son angoisse.
Créer une telle illusion avait été assez fatiguant pour moi, et si il voulait me fracasser le crâne comme à son frère, s´était le moment.
L´histoire de ce gamin ressemblait sensiblement à la mienne.

- Je comprends, maintenant... vous êtes vraiment un sadique, n´est ce pas, maître?

Je lui répondis que je n´étais pas sensible à la flaterie, et qu´a présent, son esprit devrait s´être assez dévelopé pour que ses illusions foncionnent sur des gens normaux.

- Vraiment?! En tous cas, je voudrais vous remercier, vous m´avez permi de vaincre ma vieille hantise... Je ne suis qu´un fils adoptif, et mon grand frère était toujours si dur avec moi, je... je réalise grâce à vous que j´ai fais le bon choix en le tuant ce jour la, merci... comment lancer une illusion, au fait?

Je soupira et lui dis qu´il suffisait de regarder sa cible dans les yeux, et d´imaginer ce qu´il voulait qu´elle fasse, et subisse mentalement, rien de plus.
Il me regarda dans les yeux une seconde, mais j´ajoutai que ca ne marcherait que sur les gens sans grandes résistances mentales.

- Et... pour le lancer de couteaux? Vous pourriez me montrer comme faire?

Sans me lever, je sortis quatres couteaux, deux dans chaque mains, et les lancait les un après les autres dans les visages des mannequins, et sans regarder.
j´ajoutai à mon élève que tout ce qu´il avait à faire était de demander des couteaux à Taleandril, et de s´entrainer, rien de plus, tout ce qu´il avait à savoir était qu´il fallait lancer le couteau en le tenant par la lame, et que le secret d´un lancer réussi était d´évaluer le nombre de tours de la lame dans les airs.

- Pas de technique miracle? Et... cette histoire de psychologie?

Comment expliquer une notion aussi vaste et complexe à un enfant? Quoique... j´avais a peine six ans de plus que lui, il faudrait que je me creuse un peu.
Je commencai mon petit exposé oral.
La psychologie, du moins son usage normal, était l´analyse du comportement des gens, analyser pourquoi monsieur X ferait tel et telle chose à madame Z, par exemple. Mais ma psychologie servait à analyser l´esprit d´un être vivant, pour trouver les meilleurs moyens de le détruire... par exemple, si je devais assassiner un capitaine de la garde, et que je savais que ce même capitaine était très attaché à sa femme. J´éliminerais la femme pour choquer le capitaine, qui ne penserait même pas à se défendre, ou mieux, je pourrais mettre bien en vue le corps de sa femme bien aimée en l´accrochant au plafond, OU je pourrais aussi tuer la femme, et faire subir une illusion au capitaine comme quoi ce serait LUI le meurtrier, il s´ôterait la vie lui même, ou encore...
Voyant que je commencais à effrayer le gamin, je du calmer un peu mes pulsions sadiques, mais arreter ce contrat en plein millieu m´avait laissé sur ma faim.

- Euh... oui, je comprends, d´accord maître, mais auriez vous quelques livres pouvait m´aider un peu?

Je lui dis qu´après que je lui aurais expliqué le système de contrats, il serait libre d´aller et venir dans la bibliothèque du sanctuaire.
Après une longue heure à lui expliquer ce qu´était un contrat et qui les organisait, ainsi que les grades, je l´accompagnai à la bibliothèque.
Nous croisâmes Ocheeva sur le chemin.

- Ah, notre nouveau meurtrier, comme s´est passée votre initiation?
- C´était fantastique, mon mentor m´a très bien formé aux illusions, et dès que j´aurais lu quelques livres, je me sentirais prêt à effectuer mon premier contrat!
- Vous m´en voyez ravie. Excellent travail, mon ami, dites moi lorsque votre élève sera prêt, je lui soumetrais un premier contrat.
- Génial!

J´indiquai le chemin de la bibliothèque à Dimitri, et il y fonfa a toutes jambes.
C´était assez amusant de voir un tel enthousiasme, s´était généralement ce genre de résidus que j´aimais tuer.
Il semblait tellement impatient à l´idée de sa prochaine mission, que je fis le pari de pronostiqer sa mort avec Antonetta, elle lui donna deux contrats de survie, tandis que je pariai qu´il ne survivrait pas au premier.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:51 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Comment dire...
Mon contrat avec Dimitri se déroulait relativement bien. Il ne savait pas que je le suivait, et avait comme mission de tuer un homme nommé Rufio, un vieillard malade dont le meurtre avait été commendité par sa propre femme, à la suite du meurtre de sa fille.
Il s´était très bien débrouillé pour trouver seul la cachette de Rufio, une auberge appelée "l´auberge de la mauvaise fortune", il avait même réussi à endormir le patron grâce à un sort d´illusion, à ce moment, j´avais été presque fier d´avoir été son maître.
Mais, au moment de tuer Rufio, il lui arriva une chose que je n´avais jamais pu possiblement envisager, il n´osa pas poignarder le vieillard.
Il avait pourtant parfaitement compris les livres que je lui avais donné lui expliquant clairement les points sensibles d´un corps humain, il paraissait faire partie de notre fraternité, et avait même dit à Rufio une phrase assez amusante avant d´essayer de le tuer.
Mais il ne le tua pas, Rufio supplia tellement Dimitra, il pleura tellement, que mon ex-elève n´eu pas le courage de l´achever, il s´enfuit de l´auberge, et je perdis sa trace à ce moment la.
Comme quoi même si en théorie, tuer était facile, le faire était autrement plus difficle pour quelqu´un n´ayant pas l´esprit bien trempé.
Je dus me résigner à rentrer au sanctuaire pour
raconter a Vincente ce qui s´était passé.

- Ah. Je comprends.

Le vampire a qui je venais de raconter toute l´histoire haussa les épaules, et barra le nom de Dimitri de la liste des membres de la confrérie.

- Eh bien, trouvez le et éliminez le, ce serait bête qu´il raconte ce qu´il a vécu à des gens, n´est ce pas? De plus la main noire m´a remis ceci ce matin même, un contrat de la main des parents de Dimitri eux même demandant son élimination. Vous avez l´autorisation de vous en prendre à lui. Nous n´avons pas la moindre idée d´ou il se trouve, ce contrat va vous demander de grands talents d´investigation et d´enquête.

Je lui dis que ce serait avec plaisir, car a cause de ce petit monstre, ni Antonetta ni moi n´avions gagnée le pari.

Contrat 19: A la recherche de Dimitri

Ocheeva étant absente à cause d´un appel de main noire, je dus aller voir Taleandril pour qu´elle me donne des détails sur la psychologie enfantine, et les cachettes possibles de Dimitri.

- Ah? Il a fuit un contrat et a quitté la confrérie donc vous devez le tuer? Dommage. Eh bien je ne suis pas experte en psychologie, vous savez, mais je pense que vous devriez demander aux parents, en prenant la peine de mettre votre capuchon pour ne pas être reconnu... Oh, et je tiens tout de même à m´excuser.

Je lui demandai de quoi elle pouvait bien avoir à s´excuser.

- Vous plaisantez, mon frère? Vous savez bien, lorsque je voulais prendre en temps qu´élève Dimitri, et que j´ai médis sur vous ainsi, ce n´était pas une attitude correcte envers vous, car aussi dingue vous soyez, vous êtes de notre famille.

Je remerciai taleandril d´être aussi altruiste, mais lui rappelai que la vérité était loin d´être un crime, et que ca m´était sorti de la tête de la minute qui avait suivi.

- Vous êtes un sacré numéro, mon frère. Dans ce cas il ne me reste plus qu´a vous souhaiter bonne chance lors du meurtre de Dimitri... Les parents vivent a Bruma, dans une maison à l´est, je vous suggère de commencer à chercher par la, mais ce contrat sera surtout un gros travail de recherche.

J´avais horreur du climat glacial régnant à Bruma, mais je dus me résoudre à me mettre en route vers la ville des neiges.
Il neigait pratiquement toute l´année a Bruma, ce qui en faisait une ville particulièrement inhospitalière.
Avant toutes choses, j´allai à la taverne d´Olaf boire quelque chose de chaud, supportant assez mal ce froid polaire.
La porte s´ouvra et un petit bruit de clochette résonna, tandis qu´Olaf, le gros patron nordique et chaleureux m´aceuillait à bras ouverts.

- Mon très cher ami! Soyez le bienvenu à la taverne d´Olaf! Vous m´avez l´air frigorifié, Installez prêt du feu... Un grog? Tout de suite, mon ami, je reviens!

La taverne était assez tranquille, le feu de bois crépitant dans la cheminée apportant une sensation de calme à l´endroit.
Le patron qui était particulièrement gentil avec un inconnu m´apporta un grog bien chaud sur un plateau, et s´assit à ma table pour tailler une bavette.

- C´est une bien belle tenue, que vous avez la, à t´elle une fonction spéciale en dehors d´être esthétiquement très jolie?

Le patron s´amusa de sa propre blague, tandis que je lui disais que s´était un vêtement de ma conception qui protégeait du froid, mais qu´il ne marchait pas très bien. J´en profitai pour lui demander de m´en dire un peu plus sur la famille Zinthous (Il s´était avéré que s´était le nom de famille de Dimitri).

- Oh, eh bien ma foi, je ne saurais pas vous dire grand chose sur elle, une famille de nobles installée depuis longtemps ici, a Bruma, leur fils ainé s´est fait assassiner il y a peu de temps, oui, oui, une sombre histoire, la garde dit que le tueur n´a pas été encore identifié, mais c´est tout ce que je s...
- Si vous cherchez des informations, adressez vous a moi, mon ami.

Un elfe avec un garde du corps nordique venaient d´entrer dans la taverne, et demandèrent au patron de prendre sa place pour discuter avec moi tranquillement.
Il s´assit, bu une gorgée de chocolat chaud, et parla.

- Pour cinquante septims, je vous promets des renseignements fiables et vérifiés.

Je donnai son argent à l´elfe qui les glissa dans sa bourse.

- La famille Zinthous est une famille de noble, en effet, ce que la foule ignore, c´est que seul leur fils ainé est leur vrai fils, le second ayant été adopté pour des besoins de logements... Oui, effectivement, je suis content que vous posiez la question. Eh bien en vérité, certains manoirs de Bruma ne peuvent être vendus qu´a des familles nombreuses pour des raisons de manque de logement, voyez vous, eh bien Dimitri, jeune impérial, a été adopté dans une famille aldmer uniquement pour cette raison, c´est plutot triste pour lui, non?

Je dis au vendeur d´informations qu´au prix ou j´avais payé, je pouvais faire sans ses commentaires.

- Je m´excuse, les histoires tristes ont toujours le don de... m´émmouvoir, donc oui, Dimitri était battu par ses parents, et surtout par son grand frère, qui venait souvent le martyriser à la cave, l´endroit ou il était enfermé jour et nuit. Malgré les enquêtes des gardes, il a été impossible de prendre la famille Zinthous en plein délit de... d´esclavagisme. Bref, vous connaissez la suite, Dimitri a perdu les pédales un jour, et a tué son frère en lui fracassant le crâne, ce qui est étrange, c´est qu´il a disparu de la circulation pendant cinq jours, comme si il n´existait plus, puis a été vu ce matin a Skingrad, je pense que vous devriez interoger les gens la bas.

Je remerciai le vendeur d´information pour son professionalisme, et il se leva a son tour.

- Tout le plaisir était pour moi, je me nomme Baenlin, j´espère que j´aurais à nouveau le plaisir de travailler avec vous, ou votre... organisation policière? Allons y, Gromm.

Je tentai d´aller voir les parents dans leur deumeure familiale, mais sans enfants, il leur était interdit d´y résider, je supposai qu´ils étaient partis, car la maison était vide, et je n´avais aucune piste possible.
Tenant compte des conseils de ce Baenlin, je me rendis à Skingrad.
C´était la fin de l´après midi, mais le temps était encore superbe, les mendiants affluaient, et je n´eu pas de mal à en trouver un qui me donna des informations gratuitement, mon budget étant assez limité.

- Un gamin? Au cheveux bruns avec un petit air de chien battu portant le meme genre de tenue que vous? Oh, oui, je l´ai vu en début de matinée aller vers l´église, il semblait très très nerveux.

Je donnai volontier une pièce au mendiant, et allai ensuite vers l´église de Skingrad, et demandai à un prêtre si il n´avait pas vu de garcon portant une tenue comme la mienne.

- Si, bien sur, mais vous savez... notre église gagne si peu d´argent, et il y a tellement de travaux à faire, tellement de travaux que j´ai oublié ce que j´allais vous dire, mais pour cents septims...

je dus lutter contre la tentation de tuer le vieux prêtre, à cause de la quantité de personnes dans l´église, et lui donnai ce qu´il demandait.

- Ah, mais ca me revient, bien sur! Suivez moi, il est allé dans la crypte, puis s´est confessé à moi.

Le pasteur ouvra la porte, et me fit signe de le suivre en allumant une torche, pour me guider vers un cerceuil.

- C´est ici qu´est enterré Georges Zithous, mais ce gamin tenait à le voir, il a aussi confessé des pêchés, mais je n´ai pas le droit de vous en parler, peut etre que pour deux cent septims... vous êtes la?

Très mauvaise idée que de demander de l´or à un assassin alors qu´ils étaient les deux seuls dans une crypte noire.
Je lui saisis le bras droit, et le tordai dans son dos, tout en lui demandant poliment de tout me raconter, sans quoi je lui casserais un bras.

- Vous... vous n´oseriez jamais faire du mal à un homme d´église, à un servant des neufs!

Je lui demandai si il était prêt à en faire le pari, alors que son bras craquait de manière mélodieuse. Son cri résonna dans la crypte, mais personne à l´extérieur ne devait l´avoir entendu.

- Seigneur! Le gamin s´appelait Dimitri, il ne m´a pas dit son nom, il m´a dit qu´il avait tué quelqu´un et était entré dans la confrérie noire, et que maintenant, il allait noyer son chagrin dans l´alcool de la taverne, et ensuite qu´il irait se cacher en attendant que ca passe! Maintenant pitié, partez sans me faire de mal!

Je fus presque triste pour le vieux prêtre, en lui révélant l´existance de la confrérie, Dimitri l´avait condamné.
Il n´y avait aucun cerceuil de taille correcte, donc je dus me résoudre à l´y mettre en plusieurs fois, sans oublier de récupérer mon or.
La nuit commencait doucement à tomber tandis que j´entrais dans la taverne de Skingrad, un coin très mal famé, par des roublards et des gens se prenant pour des durs à cuire.
La salle était remplie d´ivrognes et de filles de joies, je m´approchai du comptoir et demandai un Hydromel, tout en demandant au patron moustachu si il n´avait pas vu un garcon habillé comme moi.

- Qu´est ce que t´es, toi, un détective? Un garde? Meme pour tout l´or du monde t´auras pas le moindre tuyau, et tout le monde ici te dira la même chose, c´est marqué sur le mur la bas, accepte cette règle, ou trouve une autre taverne!

L´hydromel que je bus d´une seule traite me calma passablement, et me permis de lire le paneau au mur sans égorger le patron.

"Loi de confidentialité, tout client de cet établissement est soumis à la loi de confidentialité, ses secrets seront gardés, mais il devra garder les secrets des autres, toute personne ne respectant pas cette règle sera punie par la loi. Article 213 de la charte impériale, soumise par le conte de Skingrad".

Vincente m´avait dit que le conte de Skingrad était un vampire très puissant, et proche du stade de nosfératu, il était préférable que je ne me le mette pas à dos, je devais attendre qu´un des imbéciles de la taverne fassent une erreur.

- Eh, le dumner, ouais, toi, la! Ta maman t´a changé tes couches?

C´était exactement ce que j´attendais, je m´approchai de lui, et lui marmonai dans l´oreille que j´allais l´égorger vif dès qu´il serait seul.

- Ah ouais, mon lapin? Ah ouais?

L´impérial se leva, et essaya de me donner un coup de poing. Comme je l´espérais, il avait tellement bu qu´il était très ralenti.
Je réussis à attraper son poing avec ma main droite, et toussai pour attirer l´attention des gens dans le bar, voyant que je n´obtenais pas le silence, je déplacais un peu l´os de l´index de la main du loubard, qui cria si fort que tout le monde fit silence et resta immobile.
Je leur demandai une seconde d´attention, car je venais de casser l´index de ce monsieur, et que le seul moyen de me faire arreter était que quelqu´un ayant parlé à un jeune homme habillé comme moi se manifeste pour me donner des informations.

- Mais... et la loi de confidentialité?
- C´est du bluff!

C´était une mauvaise réponse.
Je déplacai un autre os, et l´impérial hurla de plus belle tandis que certaines filles de joies tombaient dans les pommes.
Voyant que tout le monde faisait silence, je m´appretais à m´attaquer au pouce, mais, à ma grande surprise, ce fut l´impérial que "j´interogeais" qui se manifesta. Il parla si vite que je compris pas un mot, et je dus lui demander gentiment de répéter.

- Argh... Il est venu ici en millieu d´après midi, et a bu un sirop... Aie! Je l´ai insulté et il m´a dit que je... hhhm... qu´il aurait pu me tuer si il en avait envie mais que... ARGH! Il devait se rendre dans... dans... RAAAH! Dans la ferme abandonée aux confins de boinoir pour s´y cacher le temps qu´il soit oublié! Il ne m´a rien dit de plus, je le jure!

Je relachais la main de l´impérial en lui disant qu´il aurait du commencer par la.

- Espèce de chien Dunmer, que quelqu´un appelle la garde!

Je lui suggérai que c´était une très bonne idée, comme ca je pourrais témoigner contre lui pour insultes, préjugés raciaux, et pour le fait que ce soit lui qui m´aie attaqué le premier.
Coupé dans son élan, l´impérial regarda autour de lui à la recherche de réconfort, mais son humiliation était totale.
Je quittai l´auberge le pied leger, content d´arriver enfin quelque part.

- Qui est la?!

Dimitri se dressa dans son lit d´un seul coup, et dégaina sa lame de malheur, qu´il n´avait pourtant plus le droit de porter. Il était très pâle et transpirait beaucoup.
En voyant qu´il n´y avait personne, il quitta son lit, et alla hors de la maison, sur un petit banc de bois installé contre le mur extérieur, juste à l´abris de la pluie.
Il n´eu même pas l´air surpris en voyant une forme apparaitre à côté de lui et s´assoir.
Il ne tenta même pas de fuir, il resta assis à regarder la pluie tomber.

- Je pense que... qu´a l´instant ou j´ai accepté la proposition de monsieur Lachance, j´ai signé un contrat avec le diable. A mon avis, aucun des membres de la confrérie n´y survivra.

Je lui dis qu´en effet, c´était fort probable que la confrérie soit vouée à mourir tôt ou tard, mais que ca importait peu, ce qui importait, c´était d´ôter la vie de gens, et d´exister de cette manière en attendant que la mort nous libère de nos malheurs. Et que les autres membres de la confrérie ressentaient surement exactement la même chose.

- Vous avez sûrement raison... c´est de ma faute, aussi, je n´étais pas pris à vivre de cette manière.

Dimitri se tourna vers moi pour essayer de me regarder dans les yeux, mais je préférais regarder la pluie.

- Vous... vous allez me tuer, maintenant, je pense?

Je lui dis que c´était deja fait, pendant son sommeil, et que le poison du sourire ferait effet d´ici une minute à une heure.

- Ce sera douloureux?

Je lui répondis qu´en effet, ce serait probablement atrocement douloureux, et lui donnai un morceau de tissu dans lequel il pourrait mordre pour éviter de hurler.

- Je... je pourrais vous demander un service, s´il vous plait? Tuez moi, maintenant, avant que votre poison ne fasse effet, je... je vous en supplie.

Je finis enfin par daigner le regarder, ses yeux étaient emplis de larmes et il était vraiment attendrissant.
Je hochai la tête, et lui enfoncai ma dague dans la gorge, il esseya d´articuler quelque chose, mais n´y arriva pas, et il tomba.
Je repris la lame de malheur et la tenue de la confrérie qu´il portait, avant de faire disparaitre le corps pour ne pas laisser de traces.
J´eu un étrange sentiment sur le chemin du retour, ce n´était pas du chagrin, mais plutot la sensation d´avoir été gentil, je devais faire attention, histoire que ca ne se reproduise plus du tout.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:52 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

A mon arrivée au sanctuaire, je remarquai que tous mes frères et soeurs présents se trouvaient dans le hall à célébrer je ne savais quoi.
Je m´approchai d´Ocheeva qui semblait être le coeur de la petite fête.

- Ah, mon frère, nous avons recu un ordre direct de la main noire, concernant un petit changement de fonctions au sein du sanctuaire... A partir de maintenant, je suis une executrice et j´occuperais la fonction de frère Vincente en plus de la mienne. L´annonceuse Arquen elle même a manifestée son envie de me promouvoir en tenant compte de mes compétences en matière de recherche d´informations.

Je regardai Vincente, qui lui buvait une bouteille de sang. Il n´avait pas l´air trop affecté par la perte de son poste.

- Ne me regardez pas comme ca, mon ami, je sentais bien ce jour venir, Ocheeva manifestant plus d´utilité que moi, elle mérite parfaitement son titre de maîtresse du sanctuaire. Que dites vous? Oh, eh bien moi, je serais chargé de donner des contrats aux nouveaux venus dans la confrérie.

Je lui dis que c´était tout le même une dûre dégradation, pour quelqu´un de sa force.

- Vous seriez surpris, mon frère, l´annonceur Mathieu Bellamont a insisté pour que je sois executé pour manque d´activité, je ne dois mon salut qu´a Lucien Lachance, qui encore une fois a été de mon côté.

Ce Mathieu Bellamont... Ce n´était pas la première fois que j´entendais son nom dans des situations étranges ou il est question de nous executer... je demandai des détails sur Bellamont à Taleandril, qui était le seul assassin présent avec Mjarj Dar.

- Mathieu Bellamont? Vous me demandez QUI est Mathieu Bellamont? Vous plaisantez?!
- Singe puant pathétique!

Ocheeva toussa pour que mes deux compagnons arrètent leur railleries, puis prit la parole.

- Calmez vous, je vous rapelle que notre frère n´est pas au sanctuaire depuis si longtemps que ca, même si sa progression et sa vitesse d´integration sont assez impressionnantes... L´annonceur Mathieu Bellamont est assez jeune, et est devenu annonceur alors qu´il était silencieux, l´anonceur qu´il devait protéger s´étant fait tuer. On raconte qu´il est l´un des plus forts, mais aussi l´un des plus stricts, la mère de la nuit semble le porter dans son coeur, car elle l´observe très souvent.

Si la mère de la nuit jugeait bellamont comme bon, alors c´était sûrement que j´étais paranoïaque, après tout, si un annonceur tel que lui était un traitre, Lucien Lachance l´aurait deja deviné.
Et après tout, un annonceur pouvant condamner ainsi à mort ses hommes sans ressentir la moindre émotion ne pouvait être qu´un homme respectable.
Pendant que nous discutions, Vincente se retira dans sa chambre, au fond du sanctuaire. On ne le verrait sûrement plus beaucoup si il occupait une fonction si dérisoire. Personellement, je trouvais qu´il faisait un chef compétent et efficace, mais Ocheeva était le cerveau, elle méritait cette promotion.

- Bien, maintenant que nous sommes ici, mon frère, j´aurais quelque chose de particulièrement dangereux à vous proposer, un contrat que l´annonceur Mathieu Bellamont me l´a remis alors que je quittai la réunion de la main noire, rassurez vous, il a été contrôlé par l´écoutant Ungolim, qui l´a jugé réalisable, quoique très léthal pour de simples assassins, seriez vous interessé, sachant que vous devrez tuer un necromancien extrêmement puissant sur son propre terrain et... calmez votre enthousiasme, mon ami! Si vous le souhaitez, je peux rapeller soeur Antonetta et frère Teineeva pour vous assister dans ce contrat, car il est de renommée publique que les nécromanciens sont parmis les adversaires les plus terribles et... vraiment? Permettez moi d´insister sur le fait que soeur Antonetta et frère Teineeva seraient une aide précieuse, et que... Vous êtes décidé? Alors priez pour que Sithis vous garde en vie, même si c´est fort peu probable, mon ami.

Un contrat un peu compliqué, voila qui me changerait des traveaux beaucoup trop faciles.

Contrat 20: Une lecon d´humilité

Ocheeva secoua la tête d´un air excédé, puis commenca à me donner les consignes.

- Eh bien, je vous ai deja tout résumé, je crois, mon frère, vous devez vous rendre à la grotte des âmes perdues aux confins de Cyrodiil nord, et tuer Intrigant Fattel, un necromancien terriblement fort. je suis navrée d´insister, mais seul, vous courrez à votre perte et... bon, d´accord, vous êtes compétent, vous pourrez peut etre survivre en restant un légume, qui sait? Bonne chance, mon ami, évitez de mourir maintenant, car ce serait moi qui devrait remplir de la paperasse administrative.

Mjarj Dar, qui n´avait visiblement toujours pas l´air disposé à arreter les insultes, insista sur le fait que j´allais me faire anéantir et que je ne n´aurais pas la moindre chance de survie. Je l´ignorai tandis que j´allais voir Taleandril dans la salle contenant les équipements.

- Mon frère, sauf le respect que vous porte, vous n´êtes qu´un imbécile suicidaire.

Je répondis à Taleandril que je n´étais pas sensible à la flaterie, et lui demandai ce qu´elle me conseillait comme objets pour survivre et tuer ce nécromancien, en ajoutant qu´il ne pouvait pas être si puissant que ca.

- Avez vu deja entendu parler d´Intrigant Fattel? C´est un des necromanciens les plus terribles qui soient! Avec deux personnes vous accompagnant, vous auriez pu y arriver, mais seul, vous courrez à votre perte, ce contrat est d´une difficulté infiniment supérieure à tout ce que vous avez pu faire jusqu´a maintenant je... Oui, bien, excusez moi mon frère, je m´emporte... de l´équipement, vous dites? Que diriez vous de... dix bouteilles de sève d´hist? Cela vous rendrait peut etre assez résistant pour survivre quelques secondes de plus, qui sait?

Je jetai un regard excédé à la bosmer, ce qui lui fit comprendre que j´en avais assez de son sarcasme.

- Bien, bien... Des aiguilles de silence, car je doute que vos sorts l´affectent beaucoup, des potions d´extrême volonté, qui devraient vous permettre de résister un peu à sa magie, c´est tout ce que j´ai à vous proposer, mon frère. Si vous mourrez, je pourrais me servir dans votre coffre?

Je lui dis que si je mourrais, je ne serais pas vraiment en état de l´en empecher, et que quoi qu´il arrive, elle ne donne pas l´emplacement de mon cadavre à Antonetta.

- Je comprends oui, vous voudriez reposer un peu en paix, c´est ca? Il ne me reste plus qu´a vous souhaiter bonne chance, mon ami, la route jusqu´a la grotte des âmes perdues est très longues, au moins plusieurs jours, je vous suggère d´économiser vos forces, et d´en profiter pour changer d´avis.

Après avoir remercié Taleandril de ses... conseils, je me mis en route, pour commencer, vers Bruma.
J´arrivai a Bruma en fin de soirée, et décidai d´aller à la taverne d´Olaf, pour boire quelque chose et peut etre passer la nuit, mais surtout collecter des informations.

- AAAAH, mais c´est le jeune dumner détective! Comment allez vous? Je vous apporte un grog bien chaud, tout de suite!

Je m´assis, la patron avait déduit que j´étais un détective, ce n´était pas plus mal, je pourrais lui poser des questions sans attirer de soupsons.

- Et voila le grog du chef, avec du miel et de la canelle. Qu´est ce que vous dites? La grotte des âmes perdues? Oulalah, eh bien mon ami, vous en avez encore pour quelques jours de marche, et cette grotte, beaucoup de phénomènes étranges ont lieu la bas... beaucoup, beaucoup, bien des aventuriers comme vous y sont allés, mais ne sont jamais revenus!

J´avalai une gorgée de mon grog en observant le visage d´Olaf, il devait s´attendre à ce que je panique ou quelque chose, mais il remarqua bien assez tôt que je restais parfaitement inexpressif.
Après quelques heures durant lesquelles je pu me détendre un peu en lisant, la porte de l´auberge s´ouvrit, et Baenlin entra suivit de son garde du corps, il s´assit à ma table et commanca un vin de Tamika.

- J´ai entendu dire que vous étiez en ville, mon ami, désirez vous des informations fraîches?

Je lui remis cinquante septims, et lui demandai de m´en dire plus sur Intrigant Fattel.

- Ah. Avant toutes choses, oserais je vous demander pourquoi vous le cherchez?

Je posai dix septims sur la table, et lui dis que ca importait peu.

- Oui, vous avez raison, ce n´est pas important... Intrigant Fattel, pour la petite histoire, il a longtemps été un rival de l´archimage Traven à l´université Arcanes, cette rivalité est, à mon avis, un des motifs de l´interdiction de la nécromancie en Cyrodiil. Mais bref, Intrigant était un des mages les plus puissants de l´université, mais Traven réussit a devenir Archimage, et commenca à attaquer la nécromancie, et renvoya Intrigant. Ivre de revanche, Intrigant fuya, il se cache à présent dans la grotte des âmes perdues, les gens habitant dans des villages aux alentours affirment avoir vu une sorte d´armée de morts vivants, nous sommes sans nouvelle de ces mêmes villages depuis quelques jours, au fait. Que dire d´autre sur les pouvoirs d´Intrigant? Ah, oui, il est un maître des illusions, du contrôle psychique et de l´invocation, combiez serez vous pour aller l´éliminer?

Je lui répondis que je comptais y aller seul, lui et le patron se regardèrent, et ils éclatèrent de rire.
Sans rien dire, je repris les dix septims que j´avais posé sur la table.

- *kof* Oui, pardonnez moi, et on raconte aussi qu´il existerait depuis plusieurs siècles, et que pour survivre, il changerait de corps, ce qui lui donne presque un statut d´immortel, voila tout ce que je peux vous dire.

Je lui remis les dix septims à nouveau, il me salua et se leva.

- Au fait, mon ami, pour qui travaillez vous? je n´ai vu votre photo nulle part dans les registres de la garde impériale, comme si vous n´existiez pas.

Je lui répondis qu´en tant qu´informateur, il gagnerait à ne pas poser de questions sur ses clients.

- je menerais mon enquête, mon ami, je mênerais mon enquête, il n´y a rien que Baenlin ne puisse pas trouver. Passez une bonne soirée, et n´hésitez pas à revenir me voir si vous survivez. Oh, et prenez ceci, c´est un livre sur la nécromancie, il vous servira probablement plus qu´a moi.

Il quitta l´auberge suivi de son garde du corps Gromm.
Baenlin... tôt ou tard, quelqu´un devrait aller s´occuper de lui si il continuait à fouiner comme ca.
Je réservai une chambre à Olaf, et m´y installai, je lu le livre quelques instants, et je n´appris rien de nouveau, excepté que le changement de corps permettait de devenir plus ou moins puissant suivant le corps occupé, et que l´objectif final d´un nécromancien était de devenir une liche, receptacle de magie ultime. Le livre disait aussi que l´esprit du nécromancien s´installait automatiquement dans le corps le plus proche, je devrais faire attention.
Je finis par me coucher vers quatres heures du matin, après avoir réfléchi à la manière idéale de le tuer, peut être que je m´approcherais discrètement et lui lancerait un couteau, ou quelque chose de simple dans le même genre.

- Avez vous bien dormi? Le petit déjeuner est sur le compte de la maison, bon appetit!

Je m´assis et mangeai un peu de pain avec un jus d´orange, avant de reprendre ma route.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:52 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

A cause de la neige, je du me résoudre à acheter un pull chaud, il me grattait un peu, mais il avait le mérite de me tenir chaud.
La route jusqu´a la grotte des âmes perdues fut longue, mais sans encombres, je finis par me demander si je n´aurais pas mieux fait d´accepter l´aide d´Antonetta et Teineeva, après tout, et si ce necromancien était vraiment, aussi puissant?
Peut etre avais je envie que tout s´arrete, après tout, mais j´en aurais bientot le coeur net.
J´arrivai à un des villages dont m´avait parlé Baenlin en fin d´après midi. Il commencait à y avoir un froid assez anormal au fur et a mesure que je m´approchai de la grotte des âmes perdues.
Le village était complètement dévasté, et il n´y avait plus la moindre âme qui vive, des zombies erraient dans le village sans meme faire attention a moi.
Il faisait si froid que la buée formait de petits nuages qui stagnaient dans l´air, si froid que je du prendre un autre pull sur le cadavre du vieillard, il n´était pas très propre, mais il ne lui servait plus du tout.
J´entrai enfin dans la grotte des âmes perdues à la tombée de la nuit, il émanait de cet endroit une odeur absolument infecte de formol et de solancée.
La grotte n´était en fait qu´un long couloir de pierre avec une salle ronde au bout, le tout était aménagé très bizarrement, il y avait des cerceuils partout, et des squelettes à chaque mètre au sol.
La salle ronde était très simple, une petite bibliothèque, une table sur laquelle se trouvait des objets alchimiques, et une table sur laquelle était coupé en morceaux un corps humain, et surtout, un lit sur lequel dormait un homme, emmitouflé dans une cape noire sur laquelle était déssinée une tête de mort.
Je m´approchai de l´individu, aucuns doutes possibles, c´était bien lui.
Sans perdre une seconde, je lui plantai la lame de malheur dans la gorge, il ouvrit fébrilement les yeux, puis les ferma à nouveaux en lorsque je retirai ma lame.
Eh bien, tout cela avait été plus facile que prévu.
Ca avait été trop facile.
J´entendis un grincement venant du couloir, en me retournant, je vis un des cerceuils s´ouvrir, et un jeune homme en sortir, il portait la robe noire.

- J´attendais que quelqu´un vienne tuer mon vieux corps, à présent, regarde moi, mon ami, je suis jeune à nouveau, et je suis immortel, tu ne veux pas me rejoindre dans mon ordre nouveau?

Je lui jetai une aiguille de silence suivie d´un couteau dans le visage.
un autre cerceuil s´ouvrit, et je vis une lumière rouge intense qui m´éblouit, lorsque ma vision se restora, je pus remarquer que mon bras gauche avait été complètement arraché par une force étrange.

- Je prends ca pour un non.

Il voulu me jeter un autre sort, mais je l´anticipai et lui rejetais un enchaînement d´aiguille et de couteau, avant même qu´il n´aie eu le temps de changer de corps, je voulu détruire à l´avance ceux dans les cerceuils en y mettant le feu, mais je sentis une douleur atroce dans ma tête.
Je m´étais deja fais torturer, mettre en pièce, j´avais deja été partiellement mangé par un vampire et on m´avait enfoncé des objets dans la gorge, mais la douleur que je ressentais était infiniment supérieure.
Il essayait de rentrer dans ma tête et de prendre la controle de mon corps. Je tentai de me lacérer la jambe pour reprendre mes esprits, mais ca ne suffisait pas.
Je tombai a genoux me mis à cracher du sang, pour une des premières fois de ma vie, j´eu vraiment envie de hurler, meme en sachant que ca ne servirait à rien, je voulais crier tant je souffrais.
Avec mon bras droit, je réussis à prendre la potion d´extrême volonté et la boire d´un trait, la douleur se calma progressivement, et un autre cerceuil s´ouvrit.
J´étais toujours à genoux, et je regardai au sol, je vis deux pieds devant moi, alors que l´Intrigant me parlait d´un ton mielleux.

- J´admire ta détermination, mon ami, mais j´ai atteint le stade de dieu, tu ne pourras pas me tuer, et il te manque un bras.

Je lui dis que premièrement, il n´était pas un dieu, car il finirait forcément par être a cours de corps, qu´ensuite, un bras en moins n´allait pas m´empecher de le détruire.

Il éclata de rire, mais cessa subitement lorsqu´il sentis ma dague dans son pied, je me levai d´un coup et la plantai dans sa gorge.
Il sentait mes coups, je ne pouvais peut etre pas le tuer, mais je pouvais le faire souffrir.
Un autre cerceuil s´ouvrit, et une nouvelle version d´Intrigant en sorta, il serra le poing, et tous les os de la pièce se mirent à léviter, et à foncer se planter dans mon torse et mon ventre, ce qui me propulsa dans une gerbe de sang contre le mur.
Sans trop savoir pourquoi, je me mis à rire.
L´ironie m´amusait toujours, et la, le rapport de force était tellement énorme, tellement flaggrant, alors qu´il ne faisait que de s´amuser avec moi, que je dus me résigner à me dire que j´aurais du écouter Ocheeva et Taleandril, voire meme Mjarj Dar.

- Tu trouves encore le courage de rire dans un moment pareil, mon ami? C´est un homme de ton envergure dont a besoin Intrigant Fattel, qu´en dis tu?

J´arrachai un des os ma poitrine, et lui jettai a la gorge, ce qui lui transpersa une fois encore.
Pendant qu´il changeait de corps, je vis une lueur d´espoir au sol, j´arrachai tous les os qui me bloquaient au mur, et ramassais cette chance de survie avait de la mettre dans ma sacoche, et rester debout tant bien que mal.

- Je suis admiratif, mon ami, tu n´as pas encore poussé le moindre cri, saches que je pourrais te détruire d´un geste mais...

Je lui jetai une aiguille de silence et un autre couteau, mais cette fois ci, il les arreta au vol par télékynésie.

- Bien.

Il tendis le doigt vers moi, je cru pendant une seconde que rien ne c´était passé, mais je réalisai avec horreur que mon coeur ne battait plus.
Ce serait trop idiot de mourir comme ca, je me mis à taper sur mon torse aussi fort que possible avec mon bras restant.

- C´est inutile, rejoins moi dans ma quête de revanche contre traven, ou meurs.

Je plantai ma dague dans mon ventre, et mon coeur se remit à battre pour envoyer du sang à l´endroit de la blessure.
A ce stade, j´avais perdu beaucoup de sang et je ne tenais plus debout, je dus m´appuyer contre un mur et mon terrifiant adversaire me regarda d´un air amusé. Il jouait avec moi, rien de plus.
Il me regard droit dans les yeux, et je fus victime d´une de ces illusions.
J´avais beau me persuader mentalement que c´était une hallucination, tout était très réaliste, j´étais dans le salon de la maison à Bruma, l´homme à la robe pourpre et dorée me parlant.

- Mon fils, tu vas accomplir de grandes choses, tu sais? Il est vrai que je ne reconnaitrais probablement jamais que tu es mon enfant, mais tu prendras ma place malgré tout, alors je t´en prie, ouvre ton coeur au monde et accepte ton nom.

Je dis à l´homme en robe pourbre que j´avais deja vécu ca, et que c´était une illusion.

- De quoi parles tu, mon fils? Tout cela est bien vrai, tout comme l´affection que je te porte malgré le fait que tu sois né d´un amour interdit entre moi et ta mère, le monde peut t´accepter, si tu l´acceptes aussi, cesse de parler aux gens comme tu le fais, cesse de leur donner uniquement des réponses, cesse d´adapter ta personalité en fonction de ton interlocuteur, va vers les autres, et exprime toi avec ton coeur.

Je me levai, pris un couteau, et transpercais le coeur de l´homme en robe pourpre et dorée.
La, l´illusion aurait du s´arreter.
Mais elle ne s´arretait pas, elle restait.
Je me mis à paniquer, et à secouer le cadavre de l´homme à la robe en hurlant au nécromancien de faire s´arreter ce rêve.
Mais rien ne se passait.
Une femme dumner arriva dans le salon, et cria.

- MON DIEU! QU´AS TU FAIS?! REPONDS MOI, S...

Je repris mes esprits lentement, sans meme que je m´en soie rendu compte, des larmes coulaient en silence de mes yeux, l´Intrigant avait su trouver l´illusion qui me détruirait autant que possible, bien que cela ne m´aie pas fait sombrer dans la folie, cela m´avait affecté.
Je n´aurais jamais fais de mal à mon vrai père, je n´aurais jamais osé lever la main sur lui, cela m´aurait brisé.
Ca avait une sacrée lecon d´humilité, Ocheeva avait raison, j´étais fort, mais il y aurait toujours plus fort que moi.
Et quand la force ne suffisait pas, la ruse prenait le pas.
Il sembla réaliser ce qu´il avait vu dans mon esprit, car il relacha légèrement son étreinte mentale.

- Toi... tu serais le...

Je lui jetai au visage la chose que j´avais ramassée quelques minutes plus tôt, suivie de tous mes couteaux restants, il arreta tout les objets grâce à son esprit.

- Qu´est ce que c´est que ce... Un RAT? Tu me jettes un rat dans l´espoir de me tuer et que mon esprit s´y projette? Pour qui me prends t...

Il cessa de parler quand il vit la flèche d´explosion que j´étais en train de lancer sur la voute rocheuse au dessus de lui. Au moment de l´explosion, je lui dis que je prenais pour un nécromancien trop bavard.
Le rochers s´éfondrèrent sur le corps de l´Intriguant, et le rat fut balayé par les rochers jusqu´a moi.
Etrangement, il esseya de se dresser sur ses pattes arrières pour me jeter un sort, mais il n´y arriva pas. Quand il réalisa dans quoi il se trouvait, il voulu s´enfuir, mais je réussis à l´attraper par la queue, et à lui jeter un sort d´amnésie, qui fonctionna à la perfection sur ce pauvre petit rat, que je mis dans ma sacoche.
Je rampai péniblement jusqu´aux objets alchimiques du nécromancien, et mélangeai quelques herbes de sang avec des potions ordinaires, cela me donna l´énergie pour rentrer au sanctuaire.

- Ah, vous voila, mon frère chéri!

Antonetta s´approcha de moi d´un pas décidé, je cru pendant une seconde qu´elle allait se jeter sur moi m´embrasser, mais au lieu de ca, elle me donna une baffe monumentale.

- Vous avez refusé de m´appeler pour faire un contrat amusant!

Je a peine le temps de dire quoi que ce soit qu´elle me redonna une aute giffle terrifiante. Je préferais nettement Intrigant à Antonetta dans ce genre de moments.
Je lui rapelai par acquis de conscience que j´étais mourrant et sur le point de perdre conscience et que je ne devais mon salut qu´a une drogue artisanale fabriquée a la va vite.

- Oh, et vous avez perdu un bras aussi, ca vous apprendra, tiens! Bon, je vais chercher Mjarj d... OH! Qu´est ce que c´est?

Elle vit le petit museau poilu qui dépassait de ma sacoche, et je lui dis que c´était un rat que j´avais trouvé, et que c´était une longue histoire.
Mjarj Dar me soigna, et je du subir la douleur provoquée par la croissance instantanée d´un os, Ocheeva fut particulièrement impressionnée de ma survie.

- En tous cas, félicitatins, mon frère, je me voyais deja en train de justifier les causes de votre mort à frère Lachance, mais... Soeur Antonetta, pourriez vous aller vous amuser ailleurs avec cet animal?
- Mais il est si mignon! Ca nous fera une mascotte, le sanctuaire serait plus animé avec ce petit rat marchant partout!

Taleandril, qui s´était humblement excusée d´avoir douté de ma survie, s´exprima à son tour concernant le rat.

- Je pense qu´on pourrait le garder, ca me fendrait le coeur de tuer un si joli petit animal.

Je dis que ca me dérangerait aussi de le tuer lui.

- Il faudrait lui trouver un nom, non?
- Pourquoi pas... Intrigant?

Si il retrouvait la mémoire un jour, il apprécierait beaucoup, sans nuls doutes.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:54 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

J´avais rarement l´occasion de mentionner les repas du soir à la confrérie, à cause de mes journées plutot remplies.
Les repas du soir étaient toujours des moments assez sympatiques et conviviaux ou la confrérie était au complet, et pouvait bavarder tranquillement de ses contrats du jour, et de choses sans interet.
Ce soir la, Antonetta, Taleandril et Teineeva avaient préparé un ragoût avec du gibier, des legumes, et une petite sauce à la tomate, le tout était assez réussi. Pour ce qui était de la cuisine, nous la faisions généralement à tour de rôle, ce qui permettait d´alterner entre plats réussis et plats ratés.
C´était aussi dans ce genre de moment que nous nous arretions, et avions l´occasion de réfléchir sur notre passé, ainsi que se poser des questions telles que "pourquoi je tue des gens"?
Naturellement, justement pour éviter ce genre de crise existentielle stupide, le vin, la bierre et l´hydromel coulait à flots, donnant à tous les repas une petite allure de fête fort agréable, d´ailleurs, j´avais lu une des listes de commissions de Taleandril, il y avait marqué "Du gibier, de l´alcool pour 24 personnes".
L´ambiance était particulièrement détentue ce soir la, ca devait avoir un rapport avec le fait que nous avions bu assez d´alcool pour une trentaine de personnes.
Gro Bolomg lisait en riant comme un animal un a un tous les courriers du cheval noir ou un de nos meurtres était mentionnés (Car oui, il les gardait tous.), ca pourrait sembler stupide, mais cela nous faisait aussi tous rire comme des fous.
Antonetta s´était assise à l´envers sur mes genoux et passait son temps à lecher et à me donner des baisers sur le cou, tandis que je riais en écoutant les histoires de l´orque.
La pièce ou nous mangions était remplie de bouteilles vides, et meme Mjarj Dar et Ocheeva paraissaient beaucoup s´amuser.

- Eh... Ha ha... le redaracteur de zet article za dit... ha ha... que le meurdrier zétait un... ho ho... UN PZYCKOPATHE!

Nous éclatâmes tous de rire encore une fois, et l´orque chercha dans son coffre un autre journal.
Malgré son état d´ivresse, Antonetta me parla encore de son passé, elle aurait été enfermée pendant une année à la prison impériale, ou les gardes à l´époque, des sadiques, l´auraient torturée et "pire encore". D´après elle, la confrérie serait vraiment comme une vraie famille.

- Maindenant... Mon frère chérrriii, parlez moi de vous... comment vous vous zappelez?

Je lui dis qu´elle n´avait pas vraiment envie de le savoir.

- Eet... qu´est ce que vous zavez fait pour que Lucien Lamanche... Labanche... Labranche... Lucien vous remarque?

Je lui dis qu´elle n´avait pas vraiment envie de le savoir.

- Quels genre de... de... de personnes zétaient vos parents?

Je lui dis qu´elle n´avait pas vraiment envie de le savoir.

- Oooooh, mon frère chéri! Ca fait deja zun moment qu´on se connaaait, si vous ne racontez pas tout za votre soeur chérie, ze vais devoir commetre quelque de zinceste à votre egard!
- Hum.

Vincente Valerai venant d´entrer dans nos quartier, et constata que la fête était en de bonne condition.
Il marcha en évitant les bouteilles au sol, et parla à Ocheeva.

- En tant que nouvelle maîtresse du sanctuaire, ma soeur, j´apprécierais que vous preniez quelques responsabilités, d´autant plus que la main noire a manifesté le désir de l´execution d´un contrat un peu particulier... soeur Antonetta, je vous prie de remettre le haut de votre armure assez rapidement.

Antonetta se rhabilla, je devais une fière chandelle à Vincente. Je pus remarquer que ma soeur préférée avait quelques cicatrices particulièrement violentes sur le dos, un souvenir de son passé, peut etre.
Ocheeva se leva en titubant et demanda l´heure a Vincente.

- Il est six heures du matin, ma soeur, vous célébrez la disparition d´Intriguant Fattel et la mort de Jean Gro Molbarg depuis bientot neuf heures.
- Bon... bonté divine, je n´ai pas vu le temps passer, nous n´avons pas fait de telle fête depuis... très longtemps, quoi.
- Bien, je me chargerais une ultime fois d´un contrat, ma soeur.

Visiblement très gênée de la première soirée qu´elle passait en tant que maîtresse du sanctuaire, Ocheeva voulu se rattraper un peu, sans tenir compte de l´avis du peuple.

- A partir de... dorénavant, les fêtes seront... interdies, c´est promis!
- Jw l´espère, ma soeur, j´espère.

Le vampire jeta un rapide coup d´oeil dans le groupe, il devait espérer que Teleandril soit restée sobre, mais même elle avait fini par succomber à la tentation de célébrer un peu.
Enfin, il remarqua que quelque chose se trouvait en dessous de l´Antonetta surexcitée, il me parla sans tenir compte de la furie qui essayait de m´embrasser.

- Je suppose que même vous, vous avez craqué dans le pêché de l´alcool?

Je lui dis que j´étais au contrairement parfaitement en état d´executer un contrat.
Je pris Antonetta dans mes bras, la soulevai, et l´assis sur la chaise ou je me trouvais sans qu´elle ne comprenne quoi que ce soit.
Et m´éloignai un peu de la pièce avec le vampire.

- Ah, je vois, toujours votre étonnante capacité d´adaption à toutes les situations, hein? Excellent, mon ami, excellent, si j´étais encore maître du sanctuaire, je vous aurais probablement nommé sanguin en raison de vos excellents services, mais je n´en ai plus le droit... Etant donné l´état dans lequel se trouvent vos soeurs, je doute qu´elles soient en mesure de beaucoup vous aider, donc je m´efforcerais de vous donner tous les renseignements dont vous avez besoin.

Je dis au vampire que ca m´allait parfaitement, et que je regrettais que ce ne soit plus lui le maître.

- Mon ami, je vous en prie, inutile d´utiliser cette hypocrisie adaptative sur moi, je n´y suis pas sensible et je vois clair dans votre jeu... Mais revenons en à ce contrat, qui devrait vous faire passer un bon moment... Il faudrait vous infiltrer dans la garde d´une ville, et l´éliminer de l´intérieur sans éveiller de soupsons à votre egard, cela vous interesse il?

Le travail d´assassin était vraiment diversifié, ca me surprendrait toujours.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:54 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Contrat 21: Contribuer à la fin de Kwatch
#1 Infiltrer la garde de Kwatch

- Très bien, mon ami, très bien. Votre contrat se déroulera dans la ville de Kwatch, qui, depuis quelques temps, subit des phénomènes étranges, en effet, des créatures venues de nulle part semble vouloir détruire les habitants de la ville comme pour anticiper l´arrivée de quelque chose. D´après mes sources, cette chose est...

J´interompai Valerai pour lui dire que cette chose était une porte d´Oblivion, un lien entre notre monde et le monde des esprits Daedrique, et que l´entité pouvant être considérée comme le mal absolu, Merhunes Dagon, voulait s´emparer de notre mode. J´ajoutai que le but de ces créatures venues de nulle part étaient sans doute de détruire les gardes pour qu´au moment de l´apparition de la porte d´oblivion devant Kwatch, personne ne puisse arrêter l´invasion des Daedras sur la cité.
Vincente me regarda quelques instants, abasourdi.

- Mon frère, malgré l´efficacité de mes sources, que vous avez pu constater vous même, je ne connaissais pas tous les détails de cette histoire, comment en avez vous entendu parler?

Après quelques secondes de reflexion, je répondis que c´était à cause des rêves de l´empereur Uriel Septim qu´il racontait au courrier du cheval noir, ainsi que grâce à ma lecture personnelle de livres parlant de l´aube mythique.

- Bien, vous mentez mon ami, mais je n´ai rien pour le prouver. Enfin peu importe, ce ne sont que des histoires après tout. Donc, votre contrat consiste, dans un premier temps, à réussir à infiltrer la garde de Kwatch, on raconte que le recrutement est très strict, mais je vous laisserais juge. Ensuite, votre objectif principal est d´éliminer le maximum de soldats possibles sans vous faire repérer, par exemple en accusant les créatures daédriques.

Par acquis de conscience, je lui demandai qui serait assez idiot pour demander un contrat qui serait probablement lié à la destruction future de Cyrodiil.

- Cher frère, qui est le plus fou, celui qui donne l´ordre, ou celui qui l´execute? Il ne me reste plus qu´a vous souhaiter bonne chance, mon ami.

Alors que le jour se levait à peine, et que mes frères et soeurs noirs se mettaient au lit, je me mis en route vers Kwatch, j´y arrivai vers midi.
Devant la porte de Kwatch se trouvait une étrange fissure au sol, nuls doutes que la porte d´Oblivion sortirait ici le moment venu, mais je m´en moquais, les daedras n´avaient qu´a anéantir Kwatch si ca les chantaient, ca ne me regardait plus de toutes facons.
Kwatch était une petite ville très sympathique et ensoleillée, il n´y avait pas grand chose à faire, la seule vraie attraction était la grande église, bien que le prêtre du coin, Martin, ne soit qu´un pauvre imbécile ignorant et social dont la simple évocation m´irritait passablement.
Et pour mon plus grand malheur, il me vit sur la grande place de la ville et me reconnu.

- Oh, mais c´est vous! Je vous reconnais! Comment allez vous, mon ami? Ca fait bien six mois que vous êtes venus me voir, venez, allons boire quelque chose!

Je dis à Martin que c´était avec plaisir, et le suivai en direction de la taverne du chien paisible.
J´avais rendu visite à Martin trois mois avant mon entrée à la confrérie noire, pour une raison que j´avais fini par oublier, comme tout le reste.

- Alors... pour moi, une eau fraîche avec une tranche de citron, et pour mon ami... euh... vous êtes sur? Une eau avec de la solancée, du nirnroot et un doigt de vin de tamika.
- Je ne fais pas dans les dopants naturels.
- Bon, alors deux eaux avec du citron.

Et voila, il avait commandé pour moi, il avait cette attitude de "papa protecteur" absolument irritante.
Je devais me contenter d´une boisson infâme de prêtre.

- Une année deja... comment m´aviez vous dis que vous vous appeliez?

Je lui répondis que je ne lui avais pas dis comment je m´appelais.

- Exact! Et vous m´aviez raconté une histoire assez incroyable d´ailleurs, si ma mémoire est bonne, vous étiez venu me trouver dans l´église, je cru au début que vos intentions étaient mauvaises, mais vous avez commencé a...

En plus, il évoquait des souvenirs particulièrement énervants, il était vrai qu´a l´époque, j´étais vraiment parti de l´idée de tuer ce pauvre petit prêtre martin, mais j´avais ressenti une drôle d´impression au moment de le faire, comme si je m´appretais à commettre quelque chose d´irréparable, un peu comme devant ce prisonier à la prison, j´avais changé d´avis, et lui avait raconté quelque chose... impossible me souvenir de quoi il s´agissait.

- ... Bref, si j´entendais une histoire pareille de la bouche de quelqu´un d´autre, peut etre que j´y croirais, mais ce serait trop incroyable, vous ne pensez pas, mon ami? Mais au fait, qu´est ce qui vous emmène dans notre petite ville de Kwatch?

Je lui dis que je voulais m´engager dans la garde de Kwatch, car j´avais entendu dire qu´il avaient besoin d´aide pour défendre la ville contre d´étrange monstres venus de nulle part, et lui demandai de m´en dire plus sur lesdites créatures.

- Eh bien, mon ami, ca va vous sembler bizarre, mais l´empereur Uriel Septim a prédit l´arrivée de ces monstres étranges dans le courrier du cheval noir, ce sont des petites créatures puantes et désagréables, nous les avons appelées les galopins, oh, et aussi des bêtes énormes et bien plus dangereuses, les daedroths, d´après l´empereur, ils ne sont qu´en nombre limité pour le moment, dont il faut les repousser aussi longtemps que possible, ces créatures sont...

Une personne que je n´aimais pas du tout parlait d´une personne que j´aimais encore moins, cela m´énervait tellement que j´eu du mal à garder l´illusion que ce qu´il disait m´interessait.

- ... et pour ce qui est des gardes, ils ne cherchent que des professionels, mais si vous tenez vraiment à y entrer, rejoignez moi ce soir à la sortie de l´église, nous irons voir ensemble le capitaine, c´est un ami. A présent excusez moi, je dois aller sonner les cloches, à bientot, cher ami, ca a été un plaisir de discuter avec vous.

Je lui dis que j´étais très heureux de lui avoir à nouveau parlé, il se leva et quitta la taverne en prenant soin de payer les consomations.
Quelques minutes plus tard, j´allai dans une ruelle sombre, et trouvai un mendient seul qui s´approcha de moi en tendant la main.

- Pitié, mon seigneur, une petite pièce, oh, merci!

Je fouillai dans sacoche, et en sorti ma lame de malheur que je plantai dans sa main, avant d´user la main pour lui bloquer la bouche afin qu´il ne hurle pas.
Je lui expliquai tout de même que ca n´avait rien de personnel, mais que j´avais vraiment besoin de décompresser.
Pendant l´après midi, que je passai assis sur les marches de la statue de la grande place centrale à lire à la chaleur du soleil, je pus assister à une alerte aux créatures, un bruit de sifflet résonnai, et une trentaine de gardes sortaient de la caserne avant de se précipiter à l´extérieur, avant de revenir une demi heure plus tard, au complet et sans égratinures.
Ils avaient l´air de soldats de bon niveau, et bien organisés, ce serait loin d´être facile.
Le soir enfin venu, j´allai à l´église, Martin s´y trouvait, accompagné d´un homme qui semblait être le capitaine de la garde de Kwatch.

- Mon ami, rebonjour, je vous présente le capitaine Marcus Andrea, je lui ai parlé de vous, il tenait à vous rencontrer.
- Ah, oui, jeune et fort, c´est exactement ce dont j´ai besoin... quelles sont vos spécialités en armes, jeune homme?

Je lui dis que j´étais très habile avec une épée longue et un bouclier, et que je rêvais de rejoindre la garde de Kwatch pour la protéger de ces créatures infâmes.

- Ha ha! Calmez votre enthousiasme, jeune homme! Eh bien, je serais très tenté de vous engager comme ca, mais nous devons respecter le code, vous savez bien... bon, si vous battez dans un combat, pas a mort ca va de soi, le sous capitaine Remio, vous serez dans la place, qu´en dites vous?
- Mon ami, laissez tomber, le sous capitaine Remio est un épéiste invincible, je l´ai vu se battre, ses mouvements avec sa lame sont si rapides que...

Sans écouter cet imbécile de Martin, j´acceptai la proposition de capitaine qui n´avait pas l´air de s´y attendre, il m´emmena à la caserne, laissant le prêtre dans son église.

- Ha! C´est ce gamin la recrue! Laissez moi rire! Je vais lui donner une fessée qu´il n´est pas prêt d´oublier!

Le sous capitaine Remio était nordique, et très grand. Il enleva son armure, ce qui révéla sa musculaire parfaite, et sa pilosité ridicule.
Il était grand, arrogant, vulgaire et poilu, pathétique.
Il sorti son épée à deux main de son fourreau, et la prit d´une main. Il se mit a jongler avec une facilité déconcertante, il la lancait au dessus de sa tête, la faisait tournoyer, et la rattrapait toujours. Ses mouvements étaient très rapides, et il la lancait de plus en plus vite en riant, tous les gardes présents dans la caserne étaient muets d´impresionnement.
Certes, c´était joli, mais dans un vrai combat, ca ne servirait guère.
Sans rien dire, je sortis un couteau de mon dos, et le lancai sur lui en visant la jambe.
Il poussa un petit cri de surprise, et sa lame tomba par terre, tandis que lui du s´appuyer sur son autre genoux.
Je m´approchai tranquillement de lui et lui donnai un coup de pied au visage, ce qui le fit tomber dans les pommes, toujours dans le silence et l´incrédulité des autres gardes, jusqu´a ce que quelqu´un ce manifeste.

- Il a triché! Le sous capitaine aurait du gagner! Il mérite pas d´être parmis nous!
- Tu crois que contre des monstres, savoir se battre dans les règles est utile? Moi je dis qu´il mérite sa place parmis nous!
- Ah?
- Ouais!

Après dix minutes de palabres, le capitaine Marcus Andrea trancha, et jugea que je méritaias de faire partie de la garde de Kwatch, car j´étais un vrai combattant, pas un danceur.
Pour parfaire le tableau, j´allai aider le sous capitaine à se lever, et pansai sa blessure, il me serra la main en disant que cette blessure serait une preuve d´amitié, à la vie à la mort.
Le capitaine Marcus me demanda si je voulais porter la tenue de la garde de Kwatch, ou si je préferais garder ma belle armure noire et légère, je répondis en choissant la seconde option.
Après une petite fête sur mon adhesion, nous allâmes tous dormir en attendant la prochaine alerte.
Le bruit des cloches de l´église me tint éveillée et mon envie d´aller égorger Martin augmenta en crescendo.
D´ici quelques jours, la confrérie noire pourrait se vanter d´avoir... participée généreusement à la destruction inévitable de Kwatch.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:55 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Contrairement à ce que certaines personnes pourraient penser, le quotidien d´un garde était vraiment loin d´être amusant.
Faire des rondes dans les rues, en menacant de prison tous les petits voyous, les gens commetant des infracions, des pickpockets... j´attendais désespérément la prochaine alerte, qui tardait vraiment à venir.
Je n´avais pas la moindre occasion de tuer l´un de mes collègues, ils insistaient toujours pour rester dans de grands groupes, si bien que je pus jamais être seul avec moins de cinq gardes, ce qui aurait été ingérable.
Le sous capitaine remio me considérait vraiment comme un grand ami digne de confiance et de respect, cela ferait une victime facile.
J´avais recu des consignes précises de la main noire, je devais faire un minimum de quinze victimes, passé la quinzaine, il serait probable que les gardes auraient des soupsons, mais tout meurtre supplémentaire me vaudrait une prime.

- Non, désolé, mon ami, je ne comprends rien à ton jeu de cartes.
- Moi non plus.
- Trop compliqué pour moi.

Je soupirai longement avant de ranger le jeu dans ma sacoche.
Ces sombres imbéciles n´étaient pas fichus de comprendre le jeu auquel Teineeva et moi jouions souvent, il était pourtant abhérant de facilité. Ces hommes n´étaient pas des soldats par choix, il étaient soldat car ils étaient bien trop stupides pour faire autre chose.

- Eh, les gars, vous avez une fille en vue?
- Je vois ou tu veux en venir, mon cochon!

Eeeeh voila, ces vieux dérangés s´étaient remis à parler de la seule chose capable d´animer leur corps sale rongé par les combats, les femmes. C´était leur obséssion, d´ailleurs, les murs de la caserne étaient remplis de peintures de femmes nues, très vulgaires.
Ils échangaient leur avis pervers et dérangeants sur les filles du villages possédant la plus grosse poitrine et les derrières les mieux formés, je participais autant que possible à la conversation pour assumer mon rôle, mais ce n´était pas toujours facile.
Quoique Antonetta me donnait des choses à raconter pour impressioner ces personnages.

- Tu me charies la? T´es en train de me dire qu´une très belle jeune fille blonde, fine avec un corps de rêve a essayé -à maintes reprises- de... t´agresser sexuellement? BON DIEU! Et tu as... Refusé? Sombre crétin! Qu´est ce qui te prends?

Je lui dis que je ne ressentais pas vraiment le besoin d´avoir une relation particulière, même simplement légèrement amoureuse, avec une fille, et qu´une simple "amitié" me suffisait.
Cela dit, je devais admettre qu´Antonetta était vraiment très jolie, et que c´était sûrement moi qui avait un problème pour refuser ses avances, ou quelque chose comme ca.

- T´es vraiment un type bizarre, l´ami, mais eh, ca va faire quatres jours que t´es ici, sois moins timide, parle nous de toi, c´est quoi tes objectifs dans l´immédiat?

Soudain, une terrible alarme retentit dans la batiment, suivi d´un long coup de sifflet.
Tous les gardes se levèrent comme un seul homme, et se précipitèrent dehors.
Je les suivis tranquillement.
J´allais bientot répondre à sa question et montrer à tous ces types ce qu´était mon objectif dans l´immédiat, et pour toujours.

Contrat 21: Contribuer à la fin de Kwatch
# Executer le contrat

La nuit était noire, et une fine pluie recouvrait tout, la plupart des gardes portaient des cagoules en soie pour se protéger, ainsi qu´une armure imperméable, mais moi, comme toujours, gardais la tête nue ainsi que mon armure de la confrérie, mes cheuveux blancs tombant sur mon visage me donna un aspect spectral et angoissant assez agréable.
Un orage éclata, ce qui donna à la scène un aspect dramatique comme je les adorais.

- Les gars! Les monstres sont revenus! Ils sont partout dans les bois autour de la ville, et votre mission, NOTRE mission est de les empecher d´accéder au village! Faites comme d´habitude et tout ira bien! Répartissez vous comme le voulez, et allez y!

Les soldats poussèrent un cri de guerre, et nous courrâmes tous hors des murs de la ville pour aller dans la forêt l´entourant.
Le tonerre grondait si fort que l´on s´entendait à peine, et des lumières blanches nous éblouissaient brièvement à chaque seconde.

- Fiouh, quelle tempete, Raoul!

J´étais avec mon grand ami Remio, et Raoul, un autre soldat, nous marchions dans la fôret à la recherche de monstres, il y avait des arbres et des cachettes possibles partout.
La quantité de soldat déployée était énorme, et dès qu´un corps serait retrouvé avec des blessures d´armes blanches, on me suspecterait probablement.
Il fallait que je les tue tous assez vite pour qu´ils n´aient meme pas le temps de comprendre ce qui leur était tombé dessus.

- Alors, l´ami? Pas trop stressé pour ta première sor... tie?
- Ben ou il est passé?

Deux cordes jaillirent de la branche au dessus d´eux, et s´enroulèrent autour de leur tête, avant de les soulever pour les pendre.
La forme fantômatique qui avait pendu les deux hommes se mit à bondir d´arbres en arbres à la recherche des proies. C´était le prédateur, cette fois.

- Raaah, cet orage me fiche la trouille, vraiment, c´est dingue ce que mon imagination me fait croire que je vois.
- C´est a dire?
- Ben oui, j´ai cru voir une sorte de spectre voler la bas.
- Oh mon...

Une flèche se planta entre les deux d´un des gardes, et avant que qui que ce soit n´aie eu le temps de comprendre ce qui se passait, elle explosa, provoquant un nuage de fumée et de sang.

- Qu´est ce que c´est que ce délire? C´est pas une technique de galopin ca...

Sans s´arreter de courir, le spectre meurtrier glissa entre les deux gardes, leur trancha la gorge, et continua sa course instopable à travers les arbres et les buissons.
Un groupe de de quatres soldats dont un archer étaient en train de se battre contre un Daedroth, daedroth qui semblait en mauvaise posture.

- Allez! tuez moi cette pourriture pour qu´on puisse rentrer à la m...

Une sorte de créature mystérieuse au cheuveux blancs et aux yeux rouges était retombé silencieusement dans le dos de l´archer, le prédateur attrapa la tête du tireur, et commenca à faire un tour complet sur lui même comme si il dansait, ce qui cassa la nuque de sa victime.
Profitant de sa rotation, le chasseur sorta six couteaux et les lanca tout en tournoyant sur les gardes, qui s´écroulèrent dans la boue, le tout ressemblant à un ballet.
Il ne restait plus que le groupe de six hommes de Marcus Andrea, qui marchait dans la même direction sans couvrir leur arrières.

- On aurait du croiser des amis, non?
- C´est bizarre, d´habitude, les Daedras ne suffisent pas à nous tuer, et si... non, c´est impossible.
- Oh, mais c´est la nouvelle recrue! tu te joins à nous!

Excité par le bain de sang qu´il avait causé jusqu´a maintenant, la nouvelle recrue ne réfléchit plus.
Il sorta sa lame de malheur, et trancha d´un coup la gorge du premier soldat, puis du second qui eu le temps de crier.

- TUEZ LE! C´EST LUI!

Il restait un guerrier et trois archers.
L´assassin attrapa un corps et l´usa comme bouclier pour se protéger des flèches, avant de le jeter sur le soldat à l´épée, qui jeta son arme pour l´attraper.
Le meutrier retira une flèche du ventre du corps, et le jeta sur le visage d´un des tireur, qui s´écroula, puis il usa son avant dernier couteau pour tuer le second.
A ce stade, tout se ralentissais tant l´action devenait excitante, les corps semblaient stagner dans les airs tant l´assassin bougeait rapidement.

- Pourquoi est ce que tu fais c...

Le fou donna un coup avec la paume dans la gorge du guerrier qui avait attrapé le corps, ce qui le fit cracher du sang et s´écrouler.
Je me retournai lentement vers Marcus qui avait rebandé son arc et me visait avec une flècehe.
J´eus à peine le temps de sortir mon dernier couteau et le lancer en meme temps qu´il tirai son projectile.
Le temps se figa, les seules choses qui bougaient encore étaient ce couteau et cette flèches, traversant l´air et séparant la pluie, sifflant se rapprochant inexorablement de leur cibles.
Enfin, mon couteau se planta dans le visage de marcus, qui fut projeté en arrière, contre un arbre.
Je m´assis contre un arbre, ce déploiement si violent de toutes mes capacités physiques avait été épuisant.
je voulus me recoiffer, mais en retirant ma main, je vis qu´elle était pleine de sang, et en touchant un peu plus mon front, je sentis que quelque chose y était planté.
ce vieux chien de Marcus avait réussi son coup, il était mort, mais j´étais mort.
Rapidement, je réalisai que je ne sentais plus la pluie, que je n´entendais plus rien, et que je commencais à ne plus rien voir.
Agoniser ici aurait été trop stupide, je me plantai ma dague dans la gorge, et m´écroulai.
Je rouvris les yeux quelques secondes plus tard, je n´étais plus dans la forêt, mais dans un endroit très étrange.
Tout était rouge, le sol semblait être de la lave solide, le ciel brûlait comme un brasier, des rivières de lave coulaient partout. La chaleur était épouvantable.
Je me levai, je n´avais plus la moindre blessure, et je semblai être dans mon propre corps, bien qu´il soit particulièrement léger.
Il y avait des corps humains partout, mutilés, attachés, coupés en morceaux, dans des cages, attachés, battus, dans de la lave... et le plus drôle était qu´ils étaient encore tous en vie, et leur cris formait un orchestre assez interessant.
Je déduis bien assez tôt que j´étais en oblivion, et que j´allais probablement subir une peine de tortures éternelles pour avoir fait les choses que j´avais faites. Ca m´ennuyait un peu, je n´avais rien contre la torture, mais l´éternité, c´était tout de même un peu... long.
Au loin, je voyais une sorte d´immense tour brillant d´une aura jaune.

- Ah, vous voila, vous devez être le membre de la confrérie noire décédé avant hier, n´est ce pas?

Un galopin était apparu de nulle part, et était venu me parler.
Je lui demandai que tant qu´a me torturer pour l´éternité, qu´ils le fassent vite.

- Dites moi, vos employeurs doivent être contents de vos services, non? Nous avons entendu des echos comme quoi votre confrérie était d´une efficacité garantie, et votre travail d´avant hier l´a tout à fait prouvé.

Je lui dis que ca n´avait plus d´importance, puisqu´au cas ou il ne l´aurait pas remarqué, j´étais mort, et étais en train de parler à un galopin parlant.

- Croyez moi, votre dernier employeur a été très content de vos services, et il apprécie énormément la valeur des choses, vous ne le regretterez pas, vous verrez.

Je voulu répondre au galopin, mais ma voix ne parlait plus, l´oblivion commenca à disparaitre dans un torrent de feu immense, mon corps semblait reprendre de la consistance, mais je dus fermer les yeux tant la lumière était intense.

- Ah! Il a bougé!

Quand je rouvris les yeux, je vis Antonetta, Ocheeva et vincente en train de me regarder.
J´essayai de bouger, mais je n´y arrivai pas.

- Bienvenue parmis nous, mon ami, ménagez vous, vous êtes resté deux semaines comme mort, nous avons été vous chercher hier dans le tombeau des héros de Kwatch pour détruire votre corps, mais votre coeur s´est remis à battre il y a quelques heures, et vous revoila parmis les vivants, je ne m´explique pas ce phénomène.
- Je suis contente de voir que vous survivez encore une fois, mon frère.
- Zut... Une fois, j´aurais votre corps sous la main au bon moment, mon frère adoré, eh mais j´y pense, vous ne pouvez pas bouger, la?

Vincente fit signe à ma soeur favorite de se calmer.

- Bien, restez un peu allongé, vous l´avez mérité, ne me demandez pas pourquoi vous ne subissez pas de sanction pour votre echec, car vous avez réussi à accomplir ce contrat brillament, la personne l´ayant commenditée, qui qu´elle soit, a envoyé une lettre à la main noire pour dire à quel point vous aviez fait du bon travail... reposez vous à présent, vous en avez besoin.

Antonetta m´envoya des baisers de la main, et ils me laissèrent seul dans la grande chambre.
Je compris subitement le sens des paroles du galopin, ce contrat... j´avais exécuté un contrat pour... pour le...

- Tout de même, mon frère chéri, je suis très curieuse, comment avez vous réssucité comme vous l´avez fait?

Je lui dis que c´était une histoire compliquée, et qu´elle n´avait pas vraiment envie de la savoir.

- Comme toujours, mon frère chéri, comme toujours... Vous me regretterez quand je serais morte, vous verrez, mon frère adoré!

Elle quitta la chambre en simulant une crise de jalousie, ce qui m´amusa un peu.
J´étais seul avec moi même, et j´étais obligé de réfléchir pour passer le temps.
Vivement que je soie à nouveau sur pieds pour continuer à tuer des gens.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:58 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Grâce à ma mort et à ma resurection subite, j´avais eu droit à quelques jours de repos pour que mon corps se remette en marche tranquilement.
"Grâce" n´était peut être pas le bon mot, j´avais horreur de trop d´inactivité, et bien que la lecture soit toujours une activité édifiante, elle finissait toujours par me lasser, et mon envie de tuer quelqu´un pour me changer les idées grandissait progressivement.

- Ta ta ta, restez allongé, mon frère chéri, c´est Ocheeva qui vous l´a ordonné, je vous rapelle!

Et, naturellement, pour éviter que je me lève et tente de tuer quelqu´un avec un corps en mauvais état, ce qui signifierait signer mon arret de mort, mademoiselle la maîtresse du sanctuaire Ocheeva avait demandé à Antonetta de me surveiller, tout en usant de la technique de Lyzora.

- Hi hi, vous pouvez vous lever, ca ne me dérangerait pas du tout remarque.

C´est à dire qu´on m´avait enlevé tous mes vêtements et que j´étais nu sous ma couverture, et il était hors de question que je donne cette chance à ma soeur favorite.
Cela dit, je devais admettre à contrecoeur que je commencais à apprecier un peu Antonetta au dela de mon hypocrisie permanente, elle était amusante, ne se prenait pas trop la tête, et cette simulation de passion violente à mon egard était délirante par moments.

- Que faisiez vous avant votre arrivée au sanctuaire, si vous permettez que je vous le demande, mon très cher frère? Avez vous deja une relation sérieuse avec une fille?

Ce n´était pas une si mauvaise question que me posais Antonetta, j´étais a peu prêt sur de pouvoir lui répondre sans donner de détails trop intimes, le problème était que j´avais pratiquement tout oublié.

- Oublié? Comment ca, oublié? Ou n´oublie pas toute sa vie, quand meme?

Je lui dis qu´avant de rentrer au sanctuaire, je ne vivais même pas vraiment, j´attendais quelque chose, rien de plus, une chose que je ne désirais pas du tout.

- Comment ca?

Je lui rapelais la conversation que nous avions eu la veille, elle n´était pas obligée de répondre à mes questions -bien que je n´en pose jamais- et en contrepartie, je n´étais pas obligé de répondre aux siennes.

- Vous êtes quelqu´un de bizarre, mon frère chéri! Vous êtes dans la famille depuis longtemps, et pourtant j´en sais a peine plus sur vous qu´au premier jour.

Je voulus lui dire qu´elle aussi n´était pas exactement normale, mais Ocheeva entra dans la pièce en tenant mon armure.
Elle me la lanca, et s´adressa à ma soeur noire et moi.

- Habillez vous et rejoignez nous dans le hall, nous avons un invité de marque... Arretez d´attendre que notre frère se déshabille et suivez moi, Marie Antoinetta.

Ma soeur favorite me fit une grimace, et suiva la nouvelle maîtresse du sanctuaire vers le hall.
Je me levai, et me glissai dans ma combinison noire, je sentis l´étrange tissu qui composait cette armure se coler contre moi et former comme une sorte de seconde peau. Je refermai la fermeture éclair, et levai mon col comme j´avais l´habitude de le faire.
J´étais à nouveau moi même.
J´allai à mon tour dans le hall pour rejoindre ma famille, tout en me demandant qui était cet invité de marque.

- Ah, mon frère, cela faisait un moment deja, combien exactement?

Je vis dans le hall, assis à un fauteuil, le héros de la confrérie noire de cyrodiil, celui que chacun d´entre nous considérait comme son sauveur et qui était digne de notre fidélité éternelle. Lucien Lachance.
Je lui dis que j´était incapable de donner une date précise de mon adhésition à la confrérie, une semaine? Un mois? Une année? Ca n´avait pas d´importance.

- Ha ha ha, vous êtes toujours pareil à la première fois ou je vous ai rencontré, mon frère, inflexible et profondémenent perturbé, c´est un plaisir de tous vous revoir.

Toute la confrérie noire entière était présente pour parler avec son fondateur.
Ledit fondateur avait un charisme terrifiant, sa longue robe noire, cette capuche cachant entièrement son visage et laissant uniquement transparaitre ses yeux... La main noire était clairement au dessus de nous.
Après avoir bu quelque chose avec nous, il se mit à parler avec cet air sérieux qu´il prenait dès qu´il rendait une visite nocturne à un éventuel nouveau membre.

- Chers frères et chers soeurs, vous vous doutez bien que je ne suis pas la pour discuter avec vous du temps ou j´étais maître de ce sanctuaire, je suis la suivant une requête de l´écoutant Ungolim, une mesure stricte concernant l´existence de ce traître, qui a encore éliminé un silencieux, celui de l´annonceuse Arquen cette fois ci. Rassurez vous, il ne s´agit pas de purifier votre sanctuaire, je vous confierais à tous ma vie et j´ai confiance en vous, il est aussi fort peu probable que ce traître ce trouve dans la main noire, en revanche, il n´est pas à exclure qu´il se trouve dans une des confréries des autres contrées.

Ocheeva avala sa salive, et demanda ce qu´il voulait dire par la.

- C´est evident, ma soeur. Morrowind, Hammerfell, le grand marais noir, Skyrim, l´ile du soleil couchant, Valenwood, Elsweyr, Vvardenfell et les hautes terres, toutes les confréries des autres provinces doivent être détruites, tous ses membres doivent être éliminés, ceci est une purification, vous êtes autorisés à transcander les cinq principes, car l´ordre vient de la main noire.

Il s´écoula quelques minutes de silence, durant lesquelles chacun pu réfléchir à l´énormité de la chose. C´était donc ca, la purification.
Taleandril finit par se manifester, et posa une question qui me démangeait.

- Mais, frère Lachance, cela nous prendrait des mois de traque intenses, et...

Lucien rit ironiquement, puis reprit la parole.

- Nous avons tout prévu, chaque assassin à recu une lettre comme quoi il était invité à une croisière d´une semaine le long de la rivière impériale, jusqu´a aller à la baie de Tobal, et faire le tour du continent, vous êtes tous invités, et devrez travailler ensemble et dans l´ombre pour qu´il n´en reste plus...

Lucien serra le poing, et le verre de vin qu´il tenait explosa, un petit filet de sang coula le long de sa main alors qu´il terminait sa phrase.

- ... un seul, et la, nous aurons la certitude que la traître n´est plus, le but de ce voyage est une rencontre amicale entre les diverses confréries du continent, une tenue civile est obligatoire. Soyez gentils, sociaux, et organisez des accidents, des meurtres, retournez les uns contre les autres, posez des pièges... vous aurez une semaine et des centaines de victimes pour laisser libre cours à votre imagination, encore une fois, j´ai confience en vous, je sais que vous ne me décevrez pas.

Il s´écoula encore quelques minutes de silence, avant que Lachance finisse de nous donner des détails sur ce contrat très particulier.

- Le bateau sera ammaré au quai de la cité impériale, il est immense, plusieurs étages, et il se nomme "la rose rouge", vous avez rendez vous demain a deux heures de l´après midi, ce qui vous laisse le temps de vous organiser. Il va de soi que les victimes sont des assassins talentueux pour la plupart, n´éveillez pas leur soupsons... oh, le bateau est reservé pour ce voyage, et le capitaine a été lourdement corrompu pour tolérer cette petite... fantaisie. Au coeur de l´ocean, personne n´entendra les hurlements de vos victimes.

Je demandai à Lucien Lachance si il ne pouvait pas nous donner des exemples de meurtres commis par d´autres confréries, ou des rumeurs à leur sujet.
Cela amusa Lachance.

- Cher frère, je ne colporte pas de rumeurs, je les crée. A présent, je vous souhaite bonne chance, et faites couler du sang... Oh, frère Valerai, je vous suggère de boire assez de sang pour que votre corps supporte de rester au soleil, si vous voulez faire partie du voyage, à présent, au revoir, jusqu´a notre prochaine rencontre.

L´annonceur disparu subitement, et toute la confrérie poussa une clameur de joie, non seulement nous étions invités à une croisière, mais en plus il allait faloir faire une boucherie jamais vue.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:58 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Contrat 22: Un cri dans l´ocean
#1 Preparatifs

La confrérie prenait une allure étrange, elle ressemblait vraiment à une famille partant en vacances, tout le monde courrant dans tous les sens, réfléchissant à comment remplir son sac de vêtements, à quels livres, armes et poisons prendre, imaginant deja des pièges machiavéliques...
Malgré l´agitation, que je ne comprenais pas trop d´ailleurs, le voyage étant dans plus de vingt quatre heures, je cherchai dans mon coffre à vêtements ce que j´allais porter pendant une semaine, étant donné que la tenue de la confrérie de Cheydinhal était interdite.
J´avais tout de même du mal à me concentrer alors que je pourrais tuer plus de cent personnes, quel massacre ce serait... Je pourrais tendre une corde remplie d´aiguilles, et...

- Dites moi, mon ami, pensez vous que j´aie vraiment besoin d´un maillot?

je répondis à Ocheeva que ce serait uniquement par esthétisme, les argoniens étant des créatures aquatiques à écailles capables de respirer sous l´eau.
Elle me remercia de mon avis, et me suggéra d´en prendre un pour moi.
Je manquais un peu de vêtements, en fait, excepté la chemise et le pantalon noirs que je portai généralement lors des sorties en ville, je n´avais pas grand chose, il faudrait que j´aille au magasin de Cheydinhal me trouver quelque chose de portable.
Mais avant toutes choses, il fallait que j´aille voir, comme tout le monde, Taleandril pour qu´elle me remette un maximum d´objets dangereux, et m´explique comment nous ferions pour les transporter sans nos tenues de la confrérie.

- C´est assez simple en fait, c´est une technique que j´utilisais avant que vos tenues deviennent si évoluées, essayez la.

La bosmer me remit plusieurs ceintures, avec des petites sacoches et des trous partout, je lui demandai ce que j´étais supposé en faire.

- Ca va de soi, vous les accrocher sur votre torse, par exemple, et vous les bourrez d´équipement, avec un vêtement par dessus, ces ceintures sont invisibles, il faudra juste faire attention à les retirer si vous allez nager, prenez ce que vous voulez, nous referons le plein à notre retour de vacances, d´accord? Vacances... suis bête mon frère, après avoir executé notre contrat.

Je pris un peu tout ce qui me tombait sous la main, couteaux empoisonés, flèches explosives, de givre, de foudre, des aiguilles diverses dont j´ignorais les effets pour la plupart.
En sortant de la remise, je croisai Antonetta qui portait une tenue pour le moins... aérée. En tous cas, Gro Bolmog semblait avoir du mal à regarder autre chose que son derrière.

- Ah, mon frère chéri, dites moi, honnêtement, comment est ce maillot que j´ai acheté il y a quelques mois à la divine élégence?

Gro Bolmog me fit de grands signes pour me faire comprendre que je devais lui dire qu´il était joli, mais je préferais donner un avis relativement sincère, qu´il n´était pas trop mal, mais qu´il était trop petit et qu´elle pourrait aussi ne rien porter tant ce petit bout de tissu faisait une différence infime.
L´orque remua les bras pour me faire comprendre que j´étais un idiot, et retourna en grognant dans nos quartiers.

- Oui, c´est ce que je me disais aussi en fait, j´aime bien ce genre de maillots, mais honnêtement, non? Bon, je vais aller le rendre à la divine élégance, ca me donnera l´occasion de faire quelques achats... que faites vous, mon frère adoré?

Je lui dis que j´avais l´intention de faire des commissions à la boutique de cheydinhal.

- Oh, non, je ne crois pas, je crois que vous allez aller avec moi faire vos courses à la divine élégance, mon très cher frère.

Je lui répondis que j´étais tout de même un peu occupé, mais elle me tira par le bras en me disant que ce serait amusant, et qu´il y aurait aussi Ocheeva et Vincente.
J´avais du mal à voir Vincente en plein jour, rien que son visage désséché et avec la peau sur les os aurait fait peur à l´homme le plus brave qui soit.

- Bien, je suis prêt, mes amis, cela faisait longtemps que je n´étais pas retourné en ville.

En voyant le vampire, je cru rêver.
Il paraissait avoir rajeuni de plusieurs siècles, ses rides avaient disparuent, et son visage semblait correctement alimenté, ses yeux n´avaient qu´une légère teinte orange. Il paraissait parfaitement humain, et avait la forme de ce qu´il avait été il y avait trois siècles, un homme de vingt six ans.

- Ne me regardez pas comme ca, mon ami, j´ai bu assez de sang pour être tranquille, et pour avoir un aspect humain, en contrepartie, je n´ai plus accès à toutes mes facultés, c´est le prix du sang, une règle ancestrale du vampirisme, je gagne en puissance en ne buvant pas de sang, mais je perds mon humanité, jusqu´a devenir un jour un nosfératu, une bête dévorant les hommes...
- Dites moi, mon frère chéri Vincente, vous saviez que vous étiez très mignon comme ca?

Le vampire soupira et secoua la tête.

- Cela fait trois siècles que je n´ai pas vu mon reflet dans un miroir, alors, vous pensez bien, ma soeur...
- Excusez moi de mon retard, allons y.

Ocheeva nous rejoint, et nous pûmes partir, mais Vincente du rappeler à Antonetta de se couvrir un peu pour sortir.
Nous arrivâmes à la cité impériale en millieu d´après midi, le temps était très estival et agréable.
C´était assez amusant de voir le tout puissant vampire Vincente Valerai humain, à observer chaque rue et chaque passant d´une cité ou il n´avait pas remis les pieds depuis très longtemps.

- J´avais oublié à quel point cet endroit était extraordinaire, je me sens revivre.

Régulièrement, il buvait une gorgée dans une bouteille vin, dans laquelle se trouvait du sang humain. Il était si dépendant au sang qu´il devait en boire régulièrement pour garder cette forme humaine résistance au soleil.
J´aurais volontier proposer d´aller dans un taverne, mais ca aurait été egoïste pour vincente, qui ne pouvait boire autre chose que du sang.
Nous allâmes donc rapidement à la divine élégance pour acheter des vêtements.
Ocheeva et Vincente parlaient beaucoup de la promotion subite de l´argonienne, dont elle s´excusait beaucoup d´ailleurs, tandis qu´Antonetta semblait vraiment d´humeur à essayer de me séduire.
Je pris quelques chemises, des pulls, des vêtements légers et sans manches, tous de préférences noirs, ou rouges, peut être, tandis que Vincente choisit une autre tunique identique à celle qu´il portait toujours.
Je pris aussi un maillot de bain calecon noir avec des motifs de fleurs, les imbéciles portant ce genre d´horreur sont impossibles à soupsonner de quoi ce soit.

- Oooh, ma s... euh... Ocheeva regardez, euh... regardez ce vêtement, il est trop joli!
- Celui ci, vous... pensez qu´il m´irait bien, Marie Antoinetta?

Mes deux soeurs s´amusaient beaucoup à essayer des vêtements, et à défiler devant nous pour que nous leur donnions nos avis.
C´était dans ce genre de moments que je me rappelais qu´avant d´être deux tueuses à peu prêt aussi dingues que moi, s´étaient des femmes.

- Bon, nous allons vous attendre à l´auberge dehors, d´accord, mes soeurs?

Le vampire et moi même allâmes à la taverne, et je commandai un hydromel, Vincente hésita, et en fit de même, ce qui m´étonna.
Il tenta avala d´un coup toute la chope, et prit un air décu.

- Non, ca ne me fait rien, quoi que les gens pensent, nous sommes maudits, condamnés à vivre éternellement, la seule chose nous nourrissant étant du sang humain... Pour tout vous dire, mon ami, je serais presque heureux le jour ou un homme mettra un terme à mon existence.

Je lui dis que ce jour viendrait peut etre, mais qu´en attendant, il était un membre important de notre famille, et même si il ne participait pas à nos petites soirées et fêtes, et était moins présent, il n´en restait pas moins un frère.

- Mon ami, que vous ai je deja dis au sujet de cette hypocrisie? Enfin... Comment faire la différence du mensonge et de la vérité, avec vous qui ne faites pas assez confiance aux gens pour donner votre nom.

Je lui dis que ce n´était pas que je ne voulais pas, c´était que je ne pouvais pas, c´était impossible, et personne n´y pouvait quoi que ce soit.
Vincente avala une gorgée de sang, et reboucha sa bouteille avant de s´essuyer les babines.
Ocheeva et Antonetta revinrent, chargées de paquets.

- Nous sommes parées pour ce voyage, nous avons des vêtements, des maillots de bains.

Vincente éclata de rire.

- Mes soeurs, vous oubliez pourquoi nous faisons ca? C´est le rite de purification! La mesure la plus ultime de la main noire! Nous serons le dernier sanctuaire restant, ca ne vous inquiète pas?
- Non, pas spécialement, mon frère adoré, Lucien Lachance nous fait confiance, et si il ordonnait ma mort, je lui donnerais ma vie avec plaisir, sans lui, je ne serais rien, je pourrirrais encore dans ce caniveau.

Je demandai la main noire pouvait survivre seule et sans la moindre confrérie.
Ocheeva qui semblait deja avoir réfléchi à cette éventualité me réponda.

- A priori... c´est possible, c´est peu probable, mais possible, il ne reste qu´a espérer que ce... traître ce trouve bel et bien parmis les personnes de ce bateau.

Nous trinquâmes au massacre du lendemain, et retournâmes tous au sanctuaire pour faire une petite fête avant le départ.
Sur le chemin du retour, Vincente voulu boire une gorgée de sang, mais sa bouteille était vide, il alla vers Ocheeva et lui parla d´un ton respectueux, tandis que son visage commencait à se couvrir de rides.

- Ma soeur, je suis à cours de sang, et je crains que mes bouteilles ne soient consommées trop rapidement, ai je la permission d´aller manger les habitants de cette hutte, ce qui me permetrait d´être tranquille pendant quelques jours?
- Jusqu´au os, mon ami, jusqu´aux os.

Le vampire s´inclina pour remercier la maîtresse du sanctuaire, et s´enfonca dans sa propre ombre.
Au sanctuaire, Taleandril avait préparé une entrecôte de sanglier avec des petits champignons et une sauce spéciale avec des carottes et un brin de nirnroot.
Cette fois ci, Vincente était à table avec nous, et dévorait comme une cuisse de poulet ce qui avait du être une jambe, ce spectacle tendait à légèrement nous couper l´appetit, mais il avait tout autant que nous le droit de célébrer notre départ en vac... notre départ pour purifier la confrérie.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 19:59 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Nous avions pu dormir jusqu´a onze heure, avant de vérifier une ultime fois nos affaires, et de nous mettre en route.
Ocheeva, au moment de partir, se concentra, et invoqua une étrange créature, une sorte de squelette en armure, qui se mit à patrouiller dans le sanctuaire.

- Ceci est un gardien noir, il montera parfaitement la garde pendant que nous serons absents.

Enfin, la maîtresse du sanctuaire scella la porte grâce à une sorte d´incantation, et nous pûmes tous partir vers le quai de la cité impériale.
Une fois dans la ville, nous eûmes le temps de s´arreter dans une auberge pour manger quelque chose, et demander au patron pourquoi il y avait tellement d´agitation sur les quais.

- Ecoutez, messieurs dames, je ne sais pas trop, le courrier du cheval noir dit que c´est un rassemblement de nobles de tout Tamriel qui part en croisière, moi, je pense que tous ces privilégiés devraient rester chez eux, voila!

Je lui dis qu´il avait absolument raison, et qu´il faudrait que quelqu´un s´en occupe.
Nous quitâmes l´auberge sans trop se presser, et eûmes le temps de discuter un peu avant d´arriver sur les quais.

- J´ai un excellent souvenir du dernier contrat dont nous nous sommes occupés tous ensemble, Antonetta, c´était du très bon travail.
- Ah, oui, oui! Contre les hommes de la guilde des guerriers! Cet accident les à relayés au second plan face à la compagnie de boinoir!
- Rappelez, chers frères et soeurs, que nous devons nous fondre dans la masse, ne rien faire de suspect, nous sommes ici pour rencontrer des gens, et passer un bon moment entre assassins, rien de plus.

Nous arrivâmes enfin aux quais, un immense bateau y était amaré, il portait le nom de "la rose rouge".
Devant ledit bateau se trouvait une foule vraiment imposante, une bonne centaine de personnes, peut etre un peu mois, ils discutaient tous entre eux, riaient et s´amusaient, qui aurait pu imaginer qu´il étaient tous des tueurs à la solde d´une divinité interdite?
Nous nous séparâmes tous, pour que chacun puisse aller de son côté, nous avions fait un petit pari, celui qui aurait fait le plus de victimes gagnait.
Après quelques minutes d´attente durant lesquelles j´avais pu sympatiser avec une tueuse de Valenwood, une bosmer, la passerelle s´abaissa, et nous pûmes tous monter à bord.
De toute ma vie, je n´avais jamais vu un pareil navire, même celui dans lequel m´avait emmené une fois mon père faisait pâle figure à coté de celui ci... Il était immense, avait plusieurs étages, chaque personne recevait une cabine qu´elle devait partager avec trois inconnus, et ce navire était si grand, qu´il y avait des fois ou malgré la centaine d´assassins à bord, on ne croisait personne sur le pont principal.
La jolie Bosmer me suivait partout et me racontait des anectodes amusantes sur ses meurtres les plus originaux, quand enfin, j´entendis le capitaine hurler qu´il fallait lever l´ancre.

Contrat 22: Un cri dans l´ocean

Je passai mon après midi à bavarder avec mon compagnons de chambre, l´un deux, Kaizal, un dunmer, était particulièrement social avec moi, et me racontait beaucoup d´anecdotes rigolotes, il avait même une ammené une petite réserve d´Hydromel.
Les deux autres résidents de la chambre n´étaient pas très causants, ou plutot ne faisaient pas autant d´efforts que moi pour l´être.

- Et alors j´ai tellement fais boire ce crétin de nordique, qu´il m´a demandé lui même de le tuer! HA HA HA! Quelqu´un a frappé à la porte?

J´allai ouvrir, c´était la jolie Bosmer, Razadiil, qui venait me chercher pour une petite marche romantique sur le pont inférieur, qui était toujours très tranquille.
Kaizal me siffla.

- Eh be, il assure grave lui! Je suis aussi dumner, ma jolie!
- Vous etes vulgaire et mal elevé, je suis sur que vos meurtres sont sales et mal executés.

Elle me prit par la main et m´emmena sur le pont inférieur sous les insultes et le rire de Kaizal.
En marchant, je croisai un autre couple, Antonetta et un rougegarde, elle me jeta un regard complice tandis que j´emmenais la pauvre petite Bosmer vers son execution certaine.
Elle bloti sa tête contre mon épaule et soupira alors que nous nous promonions, sous le chant des mouette et le bruit des vagues.

- J´ai... j´ai toujours recherché quelqu´un comme vous, une personne sachant écouter, mais avec de la répartie, et un caractère bien forgé, c´est...

C´était ennuyeux, un argonien se promenait aussi seul derrière nous, je ne pouvais pas juste l´égorger et lancer son corps à l´eau.
Je serai la main de Razadiil, et tombai avec elle en glissant accidentellement et en passant au dessus de la rambarde de protection.
Pendant le vol, je lui tranchai la gorge d´un coup, et m´aggripai à la coque en y plantant ma dague.

- Eh, tout va bien la dessus? Qu´est ce qui c´est p...

Je lui lancai la chaîne qui se trouvait dans ma manche, elle s´enroula autour de son cou et lui brisa la nuque, et je pus user la chaine comme corde pour remonter à bord du bateau.
Après avoir jeté à l´eau l´argonien, je remis en place discrètement ma chaîne de combat, et remontai vers ma chambre comme si rien n´était.

- Alors, l´ami, il s´est bien passé votre rendez vous?

Je lui répondis qu´elle était un peu rapide à mon goût, et retournai sur le pont à la recherche des proies isolées, bien que la nuit commencait à tomber et que les gens préféraient aller manger dans le restaurant du bateau ou rester dans leur chambres.
Je décidai alors d´aller manger au restaurant, après tout ce serait l´occasion de discuter avec mes frères et mes soeurs noirs, si je les croisais.
Avant toutes choses, j´allai vers les toilettes du navire, c´était toujours en endroit de calme et d´isolement pour la plupart des gens.
Un impérial était en train de se recoiffer devant un miroir, en y mettant vraiment du coeur.
Je fis mine de me coiffer à coter de lui.

- Ah, cette idée de croisière est fantastique, par Sithis, il y a des filles magnifiques, non? ha ha, ne faites pas l´innocent, vous avez sûrement du remarquer cette blonde et son minuscule maillot de bain?

Je lui dis que je ne savais pas de quoi il parlait, mais qu´il avait une horrible tache noire sur le front, et qu´il devrait la regarder de plus prêt.

- Merci, c´est bizarre, je ne vois rien... plus pret encore? Bon... Non, je ne vois toujours rien.

A ce stade, il était presque collé contre le miroir, je lui pris l´arrière du crâne, et lui fracassais le visage contre le miroir, plusieurs fois, jusqu´a ce qu´il arrete de bouger.
Je mis le corps dans les toilettes, et les ferma à clefs, ce truc marchait pratiquement toujours.

- Venez vite, c´est inconcevable, suivez nous!

A peine sorti des toilettes, une petite troupe m´avait demandé de les suivre en direction d´une cabine, autour de laquelle étaient réunis une foule de personnes, dont Vincente.
La cabine était remplies de corps coupés en morceaux, et le tout était un véritable massacre, vulgaire, sans élégance ou envie d´être discrets, aucun de nous n´avait ce style dans notre confrérie.
Vincente m´ammena loin du tumulte des assassins et des tensions, il respira longuement, et me parla.

- Vous allez me dire que vous n´êtes pas responsable non plus de ce carnage, mon ami?

Je lui dis que j´avais commis trois meurtres, et qu´ils avaient été aussi discrets que possible.
Vincente soupira, et reprit.

- Eh bien, cela veut dire que nous ne sommes pas les seuls assassins à bord, et que ceux la ne s´encombrent pas avec les détails, redoublez de prudence et ne choisissez pas n´importe quelle proie, retrouvez nous au restaurant dans une heure pour discuter, à bientot.

Voila qui rendait le voyage encore plus interessant.
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Konan lunétoile
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2008
Messages: 154
Localisation: Dans les étoiles infinis

MessagePosté le: Sam 26 Avr - 20:00 (2008)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic- Répondre en citant

Prologue :

« Je m’appelle Arkos, je suis un Dunmer et j’ai grandi sur les routes de Tamriel, mon père était marchand. J’ai rapidement dû apprendre à combattre, les routes n’étaient pas sûr en ce temps. J’ai rejoint la compagnie de Boinoir alors que j’avais 19ans. A 25 ans, j’étais gladiateur… »


Chapitre1 :

Heureusement pour moi, je combattais plutôt bien, il le fallait pour tenir plus de quelques jours en tant que gladiateur dans l’arène de la Cité Impérial, je risquais ma vie tous les jours, mais cela rapportais gros. J’habitais aux abords des jardins Elfiques et avais une femme qui m’aimais, j’étais heureux… J’avais un combat dans l ‘après midi, et étais en pleine préparation. J’affrontais aujourd’hui un mage de l’équipe bleu assez puissant m’avais t’on dit, mais je m’en fichais, il ne pourrait pas me vaincre, on ne m’avait jamais vaincu.
_Arkos ! C’est ton tour ! Grouille ! les spectateurs attendent !
_J’y vais, j’y vais…
Je monta donc cet étroit passage menant à l’arène, il était de plus en plus sale au fil des années, du sang séché maculait les murs.
_AUJOURD’HUI S’AFFRONTE ! ! ! ARKOS, LE PRODIGE DE L’EQUIPE BLEU ! ET TEMERA, UN MAGE PUISSANT DE L’EQUIPE JAUNE !
Les grilles s’ouvrirent, nous entrâmes… Cet homme, Temera, lança une boule de feu dans ma direction dès les premiers instants, j’esquivais par un saut et couru me mettre à l’abris derrière un pilier. Il ne perdait rien pour attendre. J’attrapais mon arc et encochais deux flèches d’un coup. Avec un peut de chance je pourrais le tuer en une seule tentative.
Je lançais un sort de luminosité qui l’aveugla puis tirais mes flèches à la vitesse de l’éclair. mais il était rapide lui aussi, il réussit à dévier mes flèches, bien que l’une d’elle lui entailla la jambe. Il contre-attaqua aussi sec , alors que j’étais à couvert derrière mon pilier, j’entendis du bruit, puis j’eu froid, très froid. Il faisait geler le pilier ! Si je restais là j’allais me transformer en bloque de glace, mais si je bougeais il m’aurait dans sa ligne de mir !
Je préférais tenter ma chance, je fis une roulade sur le côté puis couru vers le pilier le plus proche. Il me lança une boule de feu qui me toucha à l’épaule, heureusement mon armure était efficace.
Bon, il était plus puissant que moi, il fallait que je ruse. J’encochais à nouveau plusieurs flèches, 3 cette fois ci. Je me décalais et les tirais. Il fis l’erreur que j’attendais croyant n’en voir que 2, il les dévia , mais la troisième était dans l’ombre de la première, et il la reçu en plein cœur… encore une fois j’avais gagné.
Sans attendre l’ovation du public, je sortis cherché ma prime. Ainsi que l’argent que me devait le teneur du coffre, en effet, je parias toujours sur moi avant un combat.
Habituellement, je retrouvais toujours ma femme en dehors de l’arène, elle n’ était pas là aujourd’hui, quelque chose n’allait pas… Je couru le plus rapidement chez moi, la porte était fermée de l’intérieure, je la défonçais pour… pour trouver ma femme morte, au milieu d’une marre de sang… elle aussi, une flèche dans le cœur… mais c’était une flèche particulière… une Rose, une de rose de Sithis…


je viens de voir ça,si avec l´accord de l´auteur,ange-de-la-mort,tu pourrais mettre en scene l´assasinat de sa femme
_________________
The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:49 (2018)    Sujet du message: L'assasin sans nom -fanfic-

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jardin aux mille couleurs Index du Forum -> Jardin au milles couleurs -> Salon de thé exterieurs Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4  >
Page 3 sur 4

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com