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:: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- ::

 
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Konan lunétoile
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:06 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 1
La pluie...
Synonyme de tristesse...
Ma détresse...
Je cours sans m'arrêter, je ne peux pas de toute façon... Père me tient fortement la main.
Depuis quelques jours il est bizarre. Depuis que Monsieur Kabuto est venu nous voir à la maison... Il m'avait regardé, en s'écriant: "Quels yeux !! Elle ferait un tabac à Konoha!!"
Ce monsieur est venu tout d'abord à la maison pour soigner Maman. Elle est malade, très malade. Père m'a dit qu'elle n'a plus beaucoup d'eau en elle. Son élément est l'eau. La maladie l'en a vidé... Moi aussi je suis remplie d'eau, on me dit que j'ai une grâce naturelle sans pareil du haut de mes 10 ans. Mon père est plein de bois, dur et solide.
Alors que lui trouve toujours un moyen de casser son entourage, moi je cherche toujours à m'y fondre, trouver un petit passage pour m'y faufiler... Ma petite soeur est comme mon père...
Konoha... Père a déjà évoqué ce nom. Maman avait voulu lui bondir dessus pour le faire taire, il dit que c'est un "quartier de plaisir". Je me demande ce que c'est...
Mon nom est Hyuuga. Cela vous dit quelque chose ? C'est normal...
Ma famille était très célèbre dans les affaires avant. Lors de la guerre des ninjas entre les quatre grandes villes alentours, les affaires de Père sont passées au second plan. L'économie a chuté, il n'arrête pas de dire ça. Alors, mon cousin, Neji, a continué ses études de ninja, il est devenu le plus fort de sa génération, avec quelques autres jeunes garçons... Mais ça n'a pas suffit a rembourser les dettes "astronomiques" que mon père a fait à la famille...
J'ai 10 ans. Je l'ai déjà dit ? Peu importe… Mes yeux sont blancs, c'est la particularité de ma famille. D'après ce que j'ai compris, c'est une technique de mon clan, utile lors des combats. Etant une fille, je n'ai pas eu droit à cette éducation au combat. J'ai des cheveux noirs, taillés aux épaules, avec le soleil, ils donnent de beaux reflets bleutés.
Mais aujourd'hui il pleut. Mon père me tient la main, a moi et a ma soeur, il nous fait courir sous la pluie. Ce matin, il était déjà bizarre et ne nous a pas fait dire bonjour à notre maman.
« Hinata, dépêche toi !! »
Je lève les yeux, répondant à mon nom. Mon père me fixe avec ses grands yeux blancs. Est ce qu'il sait s'en servir pour se battre ? Sûrement...
« Vous voilà enfin ! »
Cette voix ne m'est pas complètement étrangère... Elle est porteuse de malheur... Elle a déchiré le coeur de ma famille beaucoup de fois, celui de mon père, le mien...
« Kabuto-sama... »
Mon père s'incline prestement devant lui. Ca fait bizarre... Voir cet homme si puissant pour moi, si fort, respectant tant son image de chef de famille sans failles, se tordre devant un jeune médecin pour lui faire des suppliques...
« Bien, bien... »
Un sourire malsain se dessine sur son visage pâle, encadré de cheveux argentés. Des petites lunettes rondes entourent ses yeux noirs,avec ça, il aurait de quoi faire frémir une petite fille telle que moi, ou ma soeur. Même si elle et moi n'avons qu'un an de différence...
« Voila votre bourse Hyuuga. »
Kabuto lance un paquet vers mon père, qu'il attrape au vol. Il l'ouvre avec ses doigts tremblants. De froid ou d'excitation ? Je n'en sais rien... Je ne sais pas non plus pourquoi notre père nous a amenées ici.
« C'est la moitié de ce que vous aviez dit. »
Le ton cinglant de père... Il m'a fait peur plus d'une fois en prenant ce ton là...
« C'est suffisant, j'ai mieux à faire Hyuuga, si cela ne vous convient pas, je peux... »
« Non, non, non !! C'est bon Kabuto-sama, mais vous savez les soins et tout... »
« Ce n'est pas MON problème. »
Toutes les teintes d'émotions passent sur le visage de père. Je ne...
« Bien, l'examen médical, je le fais, c'est pour des assurances envers les okiyas... »
Okiya ? Je n'ai pas le temps de réfléchir, Kabuto m'empoigne moi et ma soeur, il nous traîne à l'intérieur du bâtiment. Tout est humide, le plancher froid sur mes pieds nus me fait parcourir des frissons dans le corps. Hanabi semble ressentir la même chose que moi... Il nous fait entrer dans une pièce sobre.
Il appuie sur un bouton et miracle ! Une ampoule s'allume !! Chez nous, nous n'avons pas d'électricité, c'est rare de trouver une maison qui possède un appareillage électrique dans notre village...
« La petite, viens ! »
Hinabi relève la tête et me questionne du regard. J'hoche la tête, si Père lui fait confiance, nous devons lui faire confiance.
« Viens ! »
Ma soeur met un pied devant l'autre, incertaine. Kabuto lui prend le bras droit, tire sur sa tenue, elle se retrouve toute nue.
« Mais !! »
« Tais toi petite, je ne te ferai rien de mal. »
Il commence à lui palper les muscles des jambes, des bras... Je me demande ce qu'il fait, elle tremblote un peu. Hanabi semble terrorisée, mais moi... Je ne dis rien, je ne fais rien. J'hésite à intervenir... J'ai envie, mais Père sera mécontent...
« Assis toi. »
Hanabi obéit, les jambes plaquées contre sa poitrine. Kabuto lui prend les genoux et les écarte. Ma soeur laisse échapper un hoquet de stupeur quand l'homme plonge sa main entre ses cuisses. Elle crie un peu, apparemment elle a mal.
Je ne réfléchis plus.
Je cours vers Kabuto, le poing levé. Il a fait du mal. Du mal à ma soeur. Encore un peu plus mal à ma famille qu'il ne l'a déjà fait. La vengeance m'appelle.
« Que comptais tu faire ? »
Je le sens dans ma nuque, son souffle sur mes cheveux, il est passé dans mon dos sans que je m'en rende compte.
« Je suis très contrarié tu sais... Ta soeur n'est pas bonne pour l'okiya, ça me déçoit. Mais toi peut être que... »
Je me retourne et tombe par terre. J'ai mal aux fesses, la chute a été rude... Il me fait subir la même chose qu'à ma soeur, m'écarte les jambes et plonge sa main entre mes cuisses. Ca fait mal !! Je sens ses doigts en... en... à l'intérieur de moi même...
« Ahhh !! »
« Bouge pas. »
Ils les tournent, écartent, ça fait mal... Les larmes me montent aux yeux. Il est... si... Mes paupières closes, elles me brûlent...
« C'est bon. »
Il les enlève. Mes yeux s'ouvrent. Il essuie sa main dans un petit mouchoir blanc, un sourire satisfait sur les lèvres.
« Tout n'est pas perdu. »
Hanabi a renfilé sa tunique, je ne suis même pas passé par la nudité. Kabuto nous reprend par le bras et nous emmène dehors. Mon père est sur le pas de la porte, et semble impatient. Que nous veut Kabuto ? Pourquoi m'a t"il fait subir cet examen ? Et à ma soeur?
« Alors ? »
Le visage inquiet ne me dit rien qui vaille. Je commence à avoir sérieusement peur...
« La plus vieille est parfaite... »
Il me désigne d'un coup de tête.
« ... Mais la plus jeune n'est pas pure, impossible pour une okiya. »
Okiya... Encore ce terme inconnu.
« Je pense que l'inceste est très critiqué Hyuuga. »
Mon père baisse les yeux, marmonne un vague:" Je sais". Inceste...
« J'accepte de la prendre mais pas pour une okiya, un bordel je veux bien. »
De la colère émane de mon père. Ma soeur et moi tremblons, ne sachant de quel coté se ranger.
« Dans un bordel ? »
« Oui, ce genre est très recherché. »
Il caresse la tête de ma soeur, joue avec ses mèches cassantes. Hanabi n’est pas d'une beauté confondante, mais elle a un petit quelque chose qui attire l'oeil des parents de nos amis.
« Alors Hyuuga ? »
Père baisse une fois de plus les yeux. Qu'est ce qu'il...?
« J'accepte. »
Le sourire de Kabuto se rallonge encore. Il fait presque peur, voir tant de béatitude malsaine sur un simple visage.
« Bien. Dites au revoir. »
Je me tourne vers lui, incompréhensible, je ne vois sa main qu'au dernier moment... Je m'écroule, après avoir reçu un coup sur la nuque.
Aie, aie, aie... Ma tête... Ca fait mal... C'est quoi ce bruit? On dirait un ronron mécanique... J'essaye d'ouvrir les yeux, ils me brûlent. Une lumière aveuglante me frappe le visage, j'accompagne cette douleur par un grognement sonore.
« Tu es réveillée ? »
Je cligne des yeux de plus en plus fort, pour décerner cette silhouette imprécise devant moi. Des cheveux argentés...
« Kabuto-sama... »
Ma bouche est complètement pâteuse, je ne sais pas ce que c'est...
« Oui. »
Je sens ma soeur appuyée sur moi. Une ampoule bouge au plafond, sans arrêt.
« Où... ? »
« Dans un train. »
Un train? UN TRAIN ?
« Mais...! »
« Ton père vous a laissé a moi. »
Il nous a... vendues??
« Nous allons à Konoha. Le Quartier des Geishas. »
A suivre!!
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:06 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Konan lunétoile
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:07 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 2
Ko... Konoha ? Mais... C'est ce dont Maman parlait avec Père ! Père ! Ou est il ? Il n'est pas à ma droite, ni a coté de Kabuto.
« Où... Où est Père ? »
L'homme rit légèrement. Ma peur l'amuse. Il se joue de nous, de ma famille, de moi.
« Il vous a vendues toi et ta soeur. »
Vendues... vendues... ce terme résonne dans mes oreilles glacées. J'ai vraiment froid maintenant…
« Besoin d'argent, il a enfin compris que les Hyuuga n'ont plus leur gloire passée. Hé hé... Avec un peu de chance, peut être que les filles seront connues... »
Connues ? Moi ? Ma sœur ? Comment ? Pourquoi serions nous connues ? Et les okiyas ? C'est quoi ? Les geishas, j'en ai un peu entendu parler... Des femmes qui tiennent compagnies à des hommes, contre de l'argent...
« Toi tu seras geisha si tu te tiens bien. Ta soeur ne pourra pas. »
« Hein ? Ma sœur ? Mais pourquoi ? »
« Elle n'est pas pure, pour le mizuage ce n'est pas bon. Les dannas vérifient avant les enchères... »
Okiya, mizuage, danna, enchère. Des termes tous étrangers pour moi. Je n'ai pas beaucoup de culture pour mes 10 ans, mais tout ça ne me dit rien qui vaille. Pourquoi notre père nous a-t-il laissées à cet inconnu ?
« Mais, et ma soeur... »
Il ricane doucement, ce rire malsain, ce mal qui déchire les entrailles... Ca fait mal...
« Un bordel petite. Un bordel, des pédophiles, tout ça... C'est recherché... »
Un... bordel ? Mais c'est quoi ce truc ?
« Nous arrivons. »
En effet le train ralentit. Ma soeur est toujours appuyée sur moi. J'espère... non, je prie, pour que nous restions ensembles... Elle semble si fragile, si jeune malgré nos âges si proches...
« On y va. »
Kabuto me prend par le bras, Hanabi sur l'épaule droite, chargée comme un simple sac de riz. Il me traîne dans le couloir, déjà plein de monde sort des cabines. Nous descendons les marches, les dalles de béton sous mes pieds me font bizarre. J'ai marché sur du béton une seule fois, sinon, je courais sur des chemins en terre.
« Alors, alors... »
Kabuto cherche quelqu'un des yeux. Il y a beaucoup de personnes dans la gare, je n'en ai jamais vu autant... Cette foule grouillante... Ces gens qui courent nulle part, pour attraper un train à la cheminée fumante, ces âmes en perdition dans un monde de métal, d'industrie, de progrès... Tout ça me donne un vertige fou. Kabuto me tire en avant, me tordant presque le bras. Il marche rapidement vers un homme. Il a de longs cheveux noirs, contrastant étrangement avec ses yeux reptiliens et dorés. Sa peau est encore plus pâle que la mienne.
« Orochimaru-sama... »
L'homme aux cheveux argentés s'incline profondément devant le nouvel homme. Il est tellement froid... Il me fait sincèrement peur... Cette glace, ce regard...
« Bien, tu les as. Sakura sera mécontente d'avoir de nouvelles petites soeurs, mais Shizune aura enfin quelqu'un pour reprendre l'okiya... A moins qu'elle décide enfin de faire de Sakura sa fille... »
« Encore des problèmes ? »
« Tu connais Sakura. Un démon à visage d'ange. Elle a réussi a me soutirer de sacrées informations sur mes projets en cours... »
« Elle veut encore l'exclusivité des kimonos ? »
« Evidement. Alors, ce sont elles ? »
Je fixais les deux hommes pendant leur dialogue. Maintenant, l'homme aux yeux de serpent me regarde. Je tiens un peu son air glacial, un froid indescriptible m'envahit.
« Celle la est très bien, mais l'autre… »
Il tapote sur le dos de ma soeur, jetant un regard qui veut tout dire pour les deux hommes apparemment...
« Tu l'y conduis, je m'occupe d'elle. Je dois préparer Sakura en plus. »
Je change de tortionnaire. Orochimaru me tord le bras désormais. Hanabi est toujours sur les épaules de Kabuto. L'homme aux yeux dorés me traîne, mais... Hanabi... Pourquoi elle ne vient pas ?
« Ne me regarde pas avec ces yeux petite, je t'ai déjà dit que vous ne ferez pas la même chose."
Kabuto me lance un regard... presque... non, il ne compatit pas. Il s'amuse de moi. Orochimaru me tire, je me débats. Il me tient très fort, je bouge les bras dans le vide.
« Tiens toi tranquille ! »
Cette voix me gèle le sang. Il me soulève sans mal et me porte sous son bras. Je vois Kabuto s'éloigner dans la foule, ma soeur sur son dos. Ma famille... Ma seule famille désormais, risque de disparaître devant mes yeux... Je me débats encore, je dois la rejoindre. On doit partir. Partir loin d'ici. Mais où aller ? Je ne connais pas cette ville ! Je sors d'une campagne !
« Arrête de gigoter ! »
Il me lance en l'air, je me prépare à sentir le béton froid sous mes fesses, mais j'atterris sur une banquette. Un... pousse-pousse ?
« Okiya Nesako. »
L'homme hoche la tête et soulève l'engin. C'est la première fois que je roule dans un tel dispositif. Ca va plutôt vite. Mais, ma soeur, ma petite...
« Ton nom ? »
Je me tourne vers lui. Ses grandes pupilles me fixent sans bouger. Je ne peux pas décrocher un mot. J'ai... Je suis paralysée par la peur...
« T'as une langue au moins ? »
Il semble se moquer de moi, comme Kabuto.
« Hinata... »
« Bien, Hinata, je suis Orochimaru, créateur et habilleur professionnel des geishas de l'okiya Nesako. Surtout pour Sakura. »
J'hoche la tête. Cette Sakura est très importante à première vue... Peut être que je pourrais la voir... Mais a quoi je pense ? Il faut d’abord que je retrouve ma sœur! Elle va avoir peur !
« Ma soeur... »
« Tu ne la reverra pas. »
Un fouet. Une claque. Un coup de poing vient me secouer. Ma petite Hanabi... Ma famille...
« Nous y sommes. »
Il me reprend le bras, je suis trop secouée pour résister... Ne plus voir ma soeur... c'est inimaginable... Je marche sur des cailloux, puis on s'arrête. Je lève les yeux vers une maison traditionnelle, dans un grand quartier de même type. A coté de la porte, il y a de grands symboles. Peut être le nom de la famille qui habite ici... La porte s'ouvre brusquement. Je vois une grande silhouette se dessiner à travers l'encadrement de la porte.
C'est une grande femme, des cheveux roses, serrés en un grand chignon sur la tête. Elle porte un kimono, d'une grande valeur, je n'ai jamais vu de tel apparat. Il est mauve, avec des rebords plus foncés. De grands hérons cendrés son cousu a même la soie, certains voilant, d'autre paressant dans une mare d'eau. Ce vêtement est magnifique... Je me reporte sur le visage de cette femme: blanc comme la neige. Ses yeux vert émeraude sont encerclés de noirs, sa lèvre inférieure couverte d'un rouge intense. Magnifique... De plus, des étincelles se font dans son dos. C'est étrange, ça renforce encore plus ce coté envoûtant. C'est une jeune femme qui frotte deux pierres derrière le dos de la femme en kimono. J'appris plus tard que c'est une superstition de geisha.
« Veuillez poussez les ordures Orochimaru-san. »
Je sens qu'elle parle de moi. Ce fut ma première rencontre avec Sakura Haruno.
A suivre !
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Konan lunétoile
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:09 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 3
« Les ordures Orochimaru ! » Reprit-elle plus fort.
L'homme aux yeux dorés me pousse un peu sur le côté, laissant la place suffisante à la jeune femme pour passer.
« Sakura-sama... Rentrez tôt ce soir, demain, vous avez votre représentation de danse... » S’éleva une petite voix derrière elle.
« Je fais ce que je VEUX Ino. »
Le ton a claqué comme un fouet. Comment une telle froideur peut elle émaner d'une personne si belle ?
« Préparez mon thé pour ce soir, lorsque je reviendrai. »
« Bien Sakura-sama. »
La jeune femme derrière elle s'incline. Elle ne pas avoir plus de 25 ans et porte un yakuta gris, tout simple. De beaux cheveux blonds cascadent dans son dos et j'ai entr’aperçu ses yeux bleu-vert avant qu'elle se courbe en avant. Elle se redresse quand la femme aux cheveux roses met un pied dehors.
« Bonjour Orochimaru-sama, entrez je vous prie. »
« Je n'en ai pas le temps. Dites à Shizune de faire ce qu'elle veut de cette gamine, je m'en vais. » Lâcha-t-il d’un air méprisant.
A nouveau, on me lâche le bras. Mais personne ne tente de le reprendre. Ino me regarde avec des yeux ronds, apparemment amusée de la situation. Amie ou ennemie ?
« Bonjour ma petite, je suis Ino Yamanaka. Je sers Sakura-sama depuis qu'elle est apprentie geisha, ça doit faire 10 ans maintenant... Bref, je sers aussi Shizune-sama, la Mère de notre okiya. Ici, si tu te tiens bien, Sakura-sama fera ton éducation de geisha dans 2 ou 3 ans. »
J'ai les yeux rivés sur le sol. Le ton doux d'Ino m’apaise. Mais est-ce un stratagème pour me faire encore plus de mal par la suite ? Je n'en sais rien...
« Lève les yeux s'il te plait. » Murmura Ino.
Je lui obéis, les larmes me montent aux yeux. J'ai terriblement peur. Mais qu'est ce que je fais ici ? Elle tend sa main vers moi...
« Mais, ne pleure pas ! D'accord, Sakura-sama est peut être un peu dure... Mais quels yeux splendides !! » s’étonna-t-elle.
Je ravale rapidement mes envies de pleurer. Elle met sa main chaude sous mon menton. Je ne pense pas que se soit une ennemie... Elle est trop douce pour l'être...
« Tu iras loin. Parole de Yamanaka. »
Elle me sourit gaiement en me saisissant la main.
« Je vais te montrer à Shizune-sama. »
Ino m'entraîne dans le couloir. Il y a une commode sur la gauche, avec un étrange appareil dessus. Il y a un petit escalier pour accéder au couloir principal. Il donne sur une cour extérieure, avec un bassin, des plantes luxuriantes, un petit pont, quelques bambous dans un coin... Ca me fait bizarre, la pluie s'est en allée, laissant place à un soleil magnifique. Les dalles de pierre semblent être faites d'argent. Ino me mène à l'étage, dans un autre couloir. Elle s'agenouille devant une porte, frappant le sol de sa main. Il y avait des voix de l'autre coté, elles s'arrêtent brusquement.
« Entrez ! » S’écria une voix féminine.
Ino tend la main droite et fait coulisser la porte qui s'ouvre sur une grande pièce lumineuse. Elle est bien décorée, peut être un peu chargée... De grandes estampes, des étagères surchargées de rouleaux, de grands manuscrits... Je me sens intruse dans cette atmosphère... Deux femmes sont déjà dans la salle. Elles sont assises de part et d'autre de la table centrale. Une est brune, environ la quarantaine, avec des yeux noirs profond. Elle est habillée d'un yakuta vert bouteille.
Elle contraste beaucoup avec l'autre femme : blonde, les cheveux en chignon, des formes plus que généreuses enserrées dans un magnifique kimono. Le vêtement est bleu roi, des éclats de verres y sont incrustés, on dirait du cristal. De beaux lys sont représentés sur le tissu, assortis à la large ceinture blanche qui lui entoure la taille. Son visage est pâle comme la lune, sa lèvre inférieure rouge sang, comme Sakura.
L'atmosphère semble lourde. Horriblement lourde. Une tension étrange emplit l'air. Peut être que la femme blonde est une personne importante... C'est même certain ! La geisha aux cheveux rose que j'ai vu plus tôt était belle, mais celle ci la dépasse d'un cran…
« Bonjour Shizune-sama, Tsunade-sama... »
La femme blonde me fixe, je ne sais pas où me mettre. Ino sourit à nouveau, avant de reprendre la parole.
« Je comprends désormais pourquoi Sakura-sama était de mauvaise humeur ! »
« Oui, recevoir la visite de sa rivale peut être blessant. »
C'est la femme blonde qui vient de parler... D’après ce que je vois, elle est aussi geisha... La brune me regarde aussi.
« Tu as de beaux yeux, mais ne reste pas debout, tu dois présenter du respect à tes aînées. »
J'hoche lentement la tête. Je ne sais pas quoi faire, j'imite Ino et me met à genoux.
« Shizune, tu auras du travail pour former cette petite. »
« Je vois ça Tsunade. »
« Je... Je m'appelle Hinata... » Dis-je d’une voix assez forte.
Je m'incline devant les femmes, bien décidé à ne pas me laisser faire. On m'a envoyé travailler ici ? Autant commencer tout de suite.
« Bien Hinata. Je suis Shizune, la Mère de l'okiya, voici Tsunade, l'une des plus grandes geishas de Konoha. Avec Sakura évidemment. »
La brune a ajouté ce dernier point précipitamment. La blonde sourit lentement.
« Oui, peut être. J'ai eu une très bonne grande soeur. »
« Paix a l'âme de Rin... »
Tsunade hoche la tête.
« Bien, je vais y aller. J'ai promis à Jiraiya d'aller le voir... » Fit-elle d’un air las.
« Quel danna exaspérant ! »
Elles rient toutes les deux. Qu'est ce qu'un danna ?? Je n'en sais rien. Je viens juste d'arriver dans ce monde, tout m'y est inconnu...
« Il paye bien en tout cas... Je vais être en retard. Veuillez m’excuser. »
« Au revoir Tsunade. »
La blonde se lève et marche lentement vers la sortie. Elle passe juste a coté de moi, m'enivrant de son parfum de jasmin. Elle se penche en avant, me prend le menton et le rapproche d’elle. Elle a un petit tatouage bleu pastel sur le front, ses yeux caramel me dévisagent. Ses traits sont encore plus fins que j'osais l'imaginer. Elle est... Les mots même m’en manquent… Magnifique...
« Tu iras très loin. Je suis connaisseuse. » Chuchota la geisha.
Elle sort de la pièce, me plantant sur place. Ino la suit, la raccompagnant. Cette femme... Elle est… tellement envoûtante...
« Hinata ! »
Je me retourne, Shizune-sama me fixe de ses yeux noirs.
« Je fais confiance à Tsunade. Mais ne prends pas la grosse tête gamine, tu es encore loin d'être une geisha. A vrai dire, je ne sais pas si tu pourrais en être une un jour. Cependant, ton physique ne laisse pas à désirer. Tu es même très bien pour ton age. Je te donnerai un yakuta. Quand j'aurai décidé de ton sort, peut être iras-tu en école. Tu rembourseras ta dette envers l'okiya pendant tes années de geisha, si tu en deviens une. Sinon, tu fera comme Ino, tu serviras l'okiya et ses geisha jusqu'à... »
Elle marque une pause, comme si elle ressentait un regret profond.
« ... jusqu'à ta mort. »
Me voilà condamnée, prisonnière de cet ‘okiya’ jusqu'à la fin de ma vie. Je ne reverrai jamais mes parents. Ma soeur... Je l'ai laissée partir... Je n'aurai pas dû la laisser se faire embarquer... Mais je n’ai pas le temps de divaguer davantage, Shizune-sama me reprend sur un ton froid.
« Voilà ta première tâche : nettoie le bassin des poissons ! Les carpes korodoi sont mal. Prend l'éprouvette de la remise et mets toi tout de suite au travail ! »
Je sors de la pièce à reculons. Dans cette grande maison, je ne connais rien. Le bassin des carpes, je l'ai vu en arrivant. Je crois avoir aperçu une petite cabane à coté en bambou, mais je n'en suis pas sûre... Tant pis, j'y vais. Je descends les escaliers et arrive dans la cour. Les bambous sont tous verts, leurs feuilles tombantes virevoltent au gré du vent léger…
C'est vrai, nous sommes déjà en automne.
Je vais dans la petite cabane. Il y a un cadenas dessus. Et... pas de clef à l'horizon. Ino doit être encore avec Tsunade-sama, je ne vais pas aller la déranger. Je me demande où cette fichue clef peut être... Je fais le tour de la remise, regarde dans les moindres recoins, sur le rebord des fenêtres... Rien. Soudain, une voix aigue me coupe dans mes recherches.
« T'es qui ? »
Je me retourne brusquement. Je n'ai rien entendu venir, une petite fille se tient devant moi. Elle doit avoir mon âge, elle porte un yakuta gris perle. Ses yeux bruns me fixent, ses cheveux bruns sont attachés en deux macarons sur le haut de la tête. Elle a un balai à la main.
« Je suis... Une nouvelle arrivante. » Dis-je, interdite.
Elle me sourit. Toute contente. Je me demande ce qu'elle a.
« C'est quoi ton nom ? » demande-t-elle.
« Hinata. »
« Hinata ? C'est joli, j'aime beaucoup !! »
Elle semble sincère. Elle est très mignonne quand elle rigole.
« Et toi ? »
Elle arrête de rire et prend un air sombre. Elle ne dit plus rien. Ai-je fait une gaffe ?
« Je n'en ai pas. »
Pas... de nom? C'est étrange... Et… Ca... Me gêne… Comment ne peut on ne pas avoir de nom ? Tout le monde en a un !
« Parfois, Ino m'appelle Tenten, comme sa petite soeur... » Murmura-t-elle, comme honteuse.
« Ben t'as un nom alors !! Tenten ! Enchantée de te connaître !! » Fis-je plus joyeusement pour lui redonner le sourire.
Elle le retrouve instantanément.
- Tiens voila la clef.
Elle me tend un petit objet brillant, je le saisis et ouvre le cadenas. Il y a un bazar pas possible à l'intérieur. S'en est presque effrayant. Je trouve ce que je cherche sous un amas de vieilles couvertures. Je referme la porte, redonne la clef à Tenten.
« Merci. »
« De rien ! Toi aussi tu vas devenir geisha ? T'as des yeux vraiment bizarres, on dirait que tu n'as pas d'iris... »
Je ne sais pas ce qu'ils ont tous avec mes yeux. Sont-ils si étranges que ça ?
« Moi je vais devenir geisha ! Sakura-sama va me faire mon éducation à partir de l'année prochaine, et je vais à l'école dès demain ! »
Elle arbore un sourire fier, très heureuse d'être supérieure à quelqu'un dans l'okiya.
« C'est bien... »
Je me dirige vers le bassin. Je plonge l'outil dans l'eau, enlève les feuilles qui y sont tombées.
« Je vais balayer le devant de l'okiya, à toute à l'heure ! »
Elle s'en va en courant, peut être qu'elle sera mon amie, un soutien dans la vie de tous les jours...
Peut être pas.
A suivre !
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:10 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 4
« Hinataaaaa !! » cria une voix stridente.
Mes yeux s'ouvrent, il fait encore nuit. Je me redresse sur mon futon. Ino et les autres servantes dorment à coté de moi.
« Hinata !! »
La voix suraiguë de Sakura revient me frotter les oreilles. Je me lève précipitamment, je ne veux pas me faire taper sur les doigts encore une fois. Je m'emmêle les pieds dans mes couvertures, avant de me précipiter hors de la pièce. Je vois Sakura dans l'encadrement de la porte, un mauvais sourire sur les lèvres. Ca fait depuis mes débuts ici qu'elle me réveille toutes les nuits: c'est à dire près de deux mois. La jeune femme a pris l'habitude de rentrer tard et de m'appeler, pour toutes choses que ce soit. Je m'approche d'elle d'un pas assuré.
« Je veux du thé. »
« Bien Sakura-sama... »
J'ai l'habitude... Je m'incline légèrement et part en direction des cuisines. Je pense que Chouji, le cuisinier est encore debout. C'est le seul homme toléré dans l'okiya. Pas qu'il m'aime beaucoup, mais il est gentil avec moi. En fait c’est parce qu'Ino est très protectrice avec moi. Elle me considère comme sa petite soeur, avec Tenten. Je longe le couloir, il fait froid en cette saison. Nous sommes en hiver, la neige n'est pas encore venue... Je toque doucement à la porte fermée.
« Entrez. »
Je pénètre dans la pièce d'où s'échappe la voix masculine. Le cuisinier me regarde, beau châtain rondouillard, la mine fatiguée à cette heure avancée de la nuit. La pièce est bordée de nombreux appareils ménagers: une cuisinière, un saloir, un vaisselier... Il n'y a qu'une grande fenêtre, qui est normalement grande ouverte le jour. Mais la nuit, elle est bien close, Shizune y veille. Le cuisinier est assis, pour ne pas dire affalé sur la chaise qui le retient.
« Bonsoir Chouji-San... Sakura-sama voudrait un thé... » Fis-je en soupirant.
« Encore ? Mais je me demande qu'elle mouche l'a piqué ! » S’écria-t-il en se levant péniblement.
Il ouvre le grand placard juste à coté de lui. Il en sort une théière et une tasse. Il fait couler de l'eau et la met à chauffer sur la cuisinière à gaz. Je reste sur le pas de la porte. Chouji s'assoit sur la table. Il y a des restes du repas de ce soir : du riz et de la soupe froide pour nous ; du poisson, du riz et des oeufs de lampe pour Shizune et Sakura. Ces deux harpies se nourrissent sur notre dos. La Mère de l'okiya m'avait dit que je pouvais devenir geisha, mais je commence vraiment à me demander si elle était sérieuse lorsqu'elle m'a parlé de ça...
« Elle n'a pas réveillé Ino au moins ? »
« Non, non Chouji-San, Ino dort très bien en ce moment... Avec tout le travail que nous donne Sakura-sama... »
Je murmure tout doucement la dernière partie de ma phrase. Après tout, peut-être que Chouji-San est du côté de Sakura-sama… S’il lui rapporte mes paroles, je risque de passer un très mauvais quart d’heure…
« Oui, j'vois bien. »
Il renifle d’un air dédaigneux. Serait ce possible qu'il ne l'aime pas...?
« Chouji-San, je peux vous poser une question... »
« Vas y toujours. »
« Pourquoi... Ino-Chan n'est pas geisha ? »
Ses yeux bruns s'assombrissent brusquement. Je sens que j'ai fait une faute grave.
« Excusez-moi, je n’aurais pas dû. » Dis-je précipitamment.
« Si, si... ce n'est rien Hinata-Chan. En fait... Ino a été geisha pendant un temps. »
Ah bon ? Ino... c'est vrai qu'elle est belle fille...
« Elle a le même age que Sakura, elles ont été élèves en même temps. Ino était plus douée que Sakura en danse et en shamisen. »
J'ai du mal à imaginer mon amie Ino en geisha, la peau pâle, les lèvres rouges, dans un kimono resplendissant... moi qui suis habituée à la voir dans un yakuta grisâtre...
« Alors, Sakura a tenté de ruiner sa réputation... Ino a tenu bon pendant quelques mois, avec le soutien de sa grande soeur... »
Il se tait, juste le bruit de la théière qui chauffe se faire entendre dans la pièce.
« Un accident s’est produit ... Sa jambe gauche s’est brisée nette, elle n'a jamais plus jamais été capable de danser après ça. »
J’écarquille les yeux de stupeur. Je n’arrive pas à y croire, et pourtant je n’ai aucune raison de douter de Chouji-San.
« Comment ...? »
« Dans la rue. Un pousse-pousse l'a renversée, puis lui est passé dessus. De plus, une marmite d'huile n'était pas loin. Sa... Le contenu s'est renversé sur sa moitié droite. Sa cuisse et son ventre sont couverts de cicatrices… »
C'est... horrible... Tout de suite j’imagine mon amie étendue sur la chaussée, hurlant de douleur… Et Sakura de l’autre côté de la rue, ricanant derrière un éventail. Mes yeux s’emplissent de larmes malgré moi. Chouji-San continue son récit.
« Tout le monde a soupçonné Sakura d'avoir soudoyé le chauffeur. »
Bizarrement, cela ne m’étonne même pas. Je me représente bien la harpie rose en manipulatrice sournoise prête à tout pour arriver à ses fins.
« En fait... Sakura voulait un homme, mais c'est Ino qui allait l'avoir. »
« Qui ? » M’exclamais-je.
Je suis avide. Avide de connaître la vie de cette jeune femme si gentille, si douce...
« Uchiwa. Itachi Uchiwa. »
Ce nom ne m'est pas complètement inconnu. Ca me dit vaguement quelque chose...
« Il a un frère, petit, qui doit avoir ton age. Bref, voilà. »
Il introduit des feuilles de jasmin dans un sac de tissu pris sur l'un des comptoirs et le plonge dans la tasse en argile. L’eau bouillante de la théière vient compléter la boisson. Chouji pose le tout sur un plateau blanc et me le donne avec un vague sourire sur le visage. Apparemment, ma discussion avec lui l'a un peu réveillé.
« Ne lui dit rien. Je te fais confiance. »
« Merci. »
Finalement... Il se peut qu’il soit de mon côté… Sakura est vraiment une mauvaise femme... Cruelle... Elle n'a pas hésité à rendre sa rivale invalide pour réussir... Je sors de la cuisine, le plateau en main. Je me redirige vers la chambre de la seule geisha qui nous fait vivre aujourd'hui. Sakura Haruno... Je me mets à la haïr... Encore plus qu'avant... Sa voix revient me casser les tympans.
« Dépêche toi gamine ! Mon thé va refroidir ! »
Je trottine jusqu'à elle. Ses grands yeux verts s'écarquillent, quoi, qu'est ce que j'ai fait ??
« C'est quoi cette odeur ? » demande-t-elle.
Je renifle l'air. Rien, juste le thé au jasmin que je lui apporte.
« C'est le thé au jasmin Sakura-sama... »
Son visage jusque là lisse se crispe, faisant ressortir des pattes d'oies aux coins des yeux, sa bouche se tord en une mimique grotesque. Je ne vois pas le coup partir, je sens juste le poing s'écraser sur ma tempe. Je tombe au sol, complètement abasourdie par la violence du choc, le plateau tombe à son tour, accompagné de la tasse remplie du liquide bouillant. Je sens la tasse se briser sur ma jambe, le thé se rependre sur mon yakuta. Ca brûle nom d’un chien ! Je hurle à m’en casser les cordes vocales.
« Aahh !! »
Je me redresse et tente immédiatement d'éloigner le vêtement détrempé de ma peau déjà rougie par les brûlures. Qu'est ce qu'il lui a pris ??
« Sale gamine... »
Elle m'empoigne les cheveux, je ne comprends rien à ce qu'il se passe. Elle relève son poing à nouveau. Les larmes coulent sur mes joues, elles me brûlent aussi. Je ferme les yeux, m’attends à un nouveau choc...
« Que se passe-t-il ? »
La voix de... Shizune-sama ! Me voila sauvée !
« Sakura, lâche Hinata ! »
Mes cheveux jusque là tendus à l'extrême sous la poigne puissante de Sakura, retombent sur mes épaules frêles. Je me retourne, Shizune-sama semble en colère d'avoir été réveillée en plein milieu de la nuit par mes cris. Elle se tient en bas de l'escalier, avec un yakuta enfilé à la hâte sur le dos. Ses cheveux d'habitude bien lisses sont décoiffés et emmêlés.
« Elle a tenté de m'empoisonner ! » s’écrie Sakura.
HEIN ??
« J'ai senti que le thé avait une odeur bizarre pour du jasmin ! J'ai pensé à l'empoisonnement, vous savez à quel point elle me hait cette gamine ! »
La Mère ouvre ses yeux en grand, étonnée par les propos de la geisha. J'ai envie de crier à l'injustice ! »
« Mère, c'est un menso... »
« TAIS TOI ! »
La peur me prend au ventre. Pourquoi Shizune-sama ne me défend pas ? Je n'ai rien fait !
« Ca m’étonnerait qu'Hinata puisse tuer quelqu'un, mais ses cris ont réveillé presque tout l'okiya. Donc, elle sera privée de riz pendant une semaine. Ca te va Sakura ? »
L'air de la geisha se décrispe, comme si elle s'était résignée. Shizune-sama remonte l'escalier, nous laissant seules de nouveau. Pourquoi ? Pourquoi la Mère a protégé cette furie ?
« Ecoute moi bien, tu ne me battras jamais. JE suis LA meilleure geisha de Konoha. »
Je me tourne vers elle, son visage est de nouveau malsain, emplit de méchanceté. Ses yeux brillent d'une haine forte. Elle se penche vers moi et me prend le menton de sa main droite. Elle me presse les joues dans une poigne de fer, me faisant ressortir la bouche.
« T'as entendu sale gamine ? » siffla-t-elle.
Elle me relâche, puis entre dans sa chambre, en fermant la porte derrière elle. Je me relève péniblement, le thé brûlant m'a bien fait mal... Quelle plaie...
« Viens... »
Je regarde d'où vient la voix. Ino est dans l'encadrement de la porte. Elle me regarde d'un air triste, comme si elle se voyait dans un miroir. Je repense aux dires de Chouji-San. Je trottine vers elle. Avant que je fasse quoi que ce soit, elle me prend dans ses bras et me serre très fort.. Je sens qu'elle veut me soutenir dans mon ascension, dans ma possible carrière. Elle veut être un soutien fort pour moi.
Elle qui n'en a jamais eu.
A suivre !
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:11 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 5
Je réussis à m'endormir quelques minutes à peine après l'étreinte chaleureuse d'Ino. Mais le soleil se lève déjà, je suis obligée de me lever pour balayer le devant de l'okiya. Tenten se roule dans sa couverture, je dois la réveiller dans vingt minutes. Il faut qu'elle aille en cours de shamisen et de danse. Je sais qu'elle à beaucoup de mal à jouer de son instrument de musique: ses doigts ne pincent pas correctement les cordes de son shamisen. Résultat, un son affreux s'en dégage. J'ai hâte de commencer à en faire...
« Hina... »
La voix endormie de Tenten me chatouille les oreilles, je lui caresse les quelques mèches de cheveux qui s'échappent de ses macarons. Ses cours l'épuisent totalement.
« Dors encore un peu, je reviens te chercher... »
Sa main froide vient attraper la mienne, je sens quelque chose d'humide sous ma paume. Sa respiration devient saccadée, elle renifle fort.
« Me laisse pas... » Murmure-t-elle faiblement.
Ses larmes me détrempent la main, je me penche en avant, la prends dans mes bras pour la rassurer. Dans la pénombre, elle tend ses bras maigres et les passe autour de mon cou. Elle semble se nourrir de ma chaleur.
« Qu'est ce qu'il t'arrive ma Tenten... ? »
« Veux pas... J'veux pas aller avec Sakura !! »
Je la relâche et la force à me regarder dans les yeux. Ses paupières sont rouges, je ne l'ai pas entendu pleurer...
« Elle est mauvaise avec toi... » Dis-je calmement.
Je ne vois pas ce qu'elle veut dire... Sakura va devenir sa grande sœur dans le métier, elle deviendra célèbre et elle pourra...
« J'veux pas qu'elle déteigne sur moi... »
Me protéger ?
« Je veux pas devenir comme elle... Me laisse pas... »
Mal à l'aise, je lui caresse la tête. Elle ne veut pas devenir comme cette furie, c'est compréhensible... Pauvre Tenten...
« Ne renonce pas a ca. Devient geisha. Passe outre les sentiments des autres. »
Elle écarquille les yeux, étonnée de ce que je viens de lui dire. Fragile...
« Réalise ta destinée, devient geisha. » dis-je un peu plus durement.
Je m'étonne moi même. L'encourager à être quelqu'un dans cet univers où elle est perdue. Il faut qu'elle s'en sorte.
« Courage Tenten. »
Je me lève, sans plus de mots, la laissant les joues détrempées, le cœur vide... Je ferme la porte, les larmes viennent aussi perler au coin de mes yeux. Je ne veux pas perdre cette amie... Mais il ne faut pas qu'elle gâche sa carrière pour moi... Je pars en courant dans le couloir, sans vraiment réfléchir, j'ouvre la porte d'entrée pour aller dans la rue. Sans comprendre, je me retrouve allongée dans l'entrée, sur le dos. J'ai buté dans quelqu'un. Je ne le regarde pas, me met à genoux et m'incline profondément.
« Veuillez m'excuser. Pardonnez mon imprudence... » dis-je automatiquement.
Je ne bouge pas, attends qu'on me dise de me relever. Rien ne se fait entendre. Je crois qu'il y a deux personnes: une grande, dans laquelle j'ai buté, une plus petite derrière la première.
« C'est bon, relève toi petite. » tonne une voix grave.
Je lève la tête, ce sont deux hommes. Je me mets sur les pieds, j'en profite pour les détailler. Ils sont bruns tous les deux, les cheveux presque noirs. Le plus grand a des yeux rouge sang, des traces le long du nez, l’air glacial et très hautain. Le deuxième est plus petit. Il doit avoir mon âge, sans doute même. Il a de grands yeux noirs, une peau qui rendrait jalouse une geisha maquillée.
« Puis je vous aider ? »
Le grand me détaille. Il doit avoir une trentaine d'années, et encore, je compte large. Je me sens mal, pas à ma place.
« Je ne savais pas que les servantes aussi mignonnes ne devenaient pas geisha. »
Je rougis, qu'est ce qu'il me veut ? Je réitère ma question.
« Puis je vous aider messieurs ? »
« Oui. Va chercher Shizune-sama s'il te plait, il faut que je rompe mon contrat. »
Je m'incline.
« Bien... »
« Dis lui qu'Itachi ne veut plus être le danna de sa furie rose, je crois qu'elle comprendra très vite. »
Itachi... Uchiwa ?? Non, ce n’est pas possible !!
« Lève la tête s'il te plait. » demande-t-il calmement.
Encore cette politesse quasi irréelle. Ses grands yeux rouges me fixent, me transpercent la pupille même.
« Hyuuga... »
Hein ? Il... ?
« Tu es une Hyuuga, comment as-tu atterri ici ?? Sasuke ! »
L'autre garçon s'est précipité sur moi, il se tient à quelques centimètres de mon visage. Je recule d'un pas. Qu'est ce qu'il me veut ??
« T'es comme Neji. » dit-ils sans aucune cérémonie.
Hein ? Il connait mon cousin ?? Mais, mais...
« HINATAAAAAAAAA !! VIENS LA SALE GAMINE, TENTEN VA ETRE EN RETARD PAR TA FAUTE !! OU EST MON THE, JE DOIS TRAVAILLER MON SHAMISEN, VA LE CHERCHER CHEZ LE REPARATEUR DEPECHE TOI !! »
La voix suraigüe de Sakura me fait sursauter. J'avais oublié que Shizune m'avait dit d'aller chercher le shamisen de la furie. Les cordes avaient craqué la semaine dernière. Je m'incline prestement devant les deux Uchiwa.
« Veuillez m'excuser messieurs, Sakura-sama sera mécontente de moi si je ne pars pas de suite... »
Je me faufile sur la gauche, lorsque je passe à coté d'Itachi, je sens mes pieds quitter le sol: un bras de l'homme autour de ma taille. Itachi me soulève dans les airs, me plaçant sur son torse, arrêtant son visage non loin du mien. Qu'est ce qu'il me veut ??
« Si tu deviens geisha, sache que je t'aurais petite Hinata. »
Hein ?? Il me repose sur le sol, je suis complètement abasourdie par ce qu'il vient de me dire. Je sors précipitamment de l'okiya. Je m'en souviens désormais.
Je me souviens des Uchiwa.
Une grande dynastie me disait père. Concurrente à la notre évidement. Sasuke... Neji, mon cousin m'en parlait quelque fois...
Je sais désormais à quoi ils ressemblent...
Je marche dans la rue, déja animée malgré l'heure plutôt matinale. Auprès d'un grand bâtiment, appelé Ichiraku, spécialisé en geisha de hauts rangs et en plats japonais, autres boissons, l'activité est encore plus marquée. De nombreux chariots de nourriture sont accumulés à l'entrée. De grands hommes en costumes sortent de pousse-pousse, accompagné de quelques geishas matinales. Je m'émerveille des kimonos joliment décorés pendant que je passe à coté de la maison de thé. L'accordeur de shamisen fait l'angle de la rue: si je me dépêche, je pourrais rester quelques minutes pour observer discrètement les arrivants si richement habillés. Tout ce luxe m'appelle, j'ai envie de faire partie de ces gens. Je contourne le tout en trottinant, je vois l'enseigne de l'accordeur. Je pousse la porte du magasin.
Il y a de grandes étagères de part et d'autre de la pièce étroite. Une bonne odeur règne dans le magasin: du papier de riz, mêlé à de la rose. Pleins de shamisen y sont entreposés, il y en a un qui me plait particulièrement: il est d'un blanc éclatant, de la couleur de mes yeux m'a dit le gérant, Nara-San, la première fois que je suis venue ici. Il m'a dit que le blanc qui est dessus est du nacre, j'adore regarder les dessins qui sont dessus: ce sont de petits oiseaux rouges et orangés, au bec d'or. J'admire la finesse de la réalisation, chaque plume est redessinée avec un cheveu en guise de pinceau m'a dit Nara-San.
« Ah, ma petite Hinata, comment vas-tu aujourd’hui ? »
Je me tourne vers mon interlocuteur: c'est un grand homme aux cheveux noirs, enveloppé d'un yakuta brun, il a quelques cicatrices sur le visage, plusieurs boucles d'oreilles. J'ai entendu dire que c'était un ancien ninja, mais qu'une blessure grave l'avait mis à la retraite prématurément.
« Bonjour Nara-San. Merci, je vais très bien. »
« Tu regardes encore ce shamisen... Tu te le payeras un jour, j'en suis sûr ! » s’exclame-t-il.
Je rougis un peu. Cet homme est très direct, mais d'une gentillesse extrême.
« Je ne pense pas Nara-San, il me faudrait avoir un salaire de geisha pour le payer. »
« Mais tu vas devenir geisha ! Et ton danna sera mon fils ! »
Je ne sais toujours pas ce que veut dire ce mot, il faut vraiment que je demande à Ino... En tout cas, Nara-San rigole bien de sa blague.
« Arrête de raconter n'importe quoi Papa. »
Un jeune garçon, de mon âge se tient sur le pas de la porte. Il a une boucle à chaque oreille, un visage passif, l'air un peu perdu, ses cheveux bruns sont attachés en pétard derrière sa tête. Il porte un haut en maille et un pantalon de toile brune.
« Ah, Shikamaru ! Mais je ne dis aucune bêtise ! Regarde moi cette petite Hinata, ce te plairait pas d'être son danna ? » dit-il en rigolant un peu et me détaillant de haut en bas.
Je le regarde dans les yeux. Il rougit un peu.
« Arrête j'te dis. C’est chiant. »
Il avance dans le magasin. Ses pas résonnent sur le plancher à double fond.
« Papa, je pense qu'Hinata-Chan a d'autre chose à faire que de t'écouter déblatérer tes stupidités, rends lui le shamisen de Sakura avant que celle ci ne lui arrache la tête. »
Alors là, si je n'arrivais pas a contenir mes émotions, je serais tombé a la renverse. Comment Shikamaru a-t-il deviné ??
« T'es trop intelligent fils. Tiens ma petite Hinata. »
Il sort un coffret en jade de dessous le comptoir. Le précieux instrument de Sakura est emprisonné à l'intérieur.
« Dis lui de ne pas forcer sur les cordes... Non, je le ferai moi même. Faut pas qu'elle t’ait dans le collimateur. »
Je prends l'anse du coffret. Je soulève sans problème le paquet.
« Je crois que c'est trop tard Nara-San. »
« Comment... ? »
« Merci, au revoir. » dis-je précipitamment.
Je tourne précipitamment les talons. Mince !! Qu'est ce qu'il m'a pris de me plaindre ?? Je sors du magasin, j’entends des pas derrière moi. Je presse le pas, quelqu'un me retient par le bras. Je me retourne, c'est Shikamaru qui me tient fermement. L'air complètement accablé.
« Fais attention a toi... »
Je ne comprends plus rien. Je ne sais vraiment pas ce qu'il me veut, il me lâche, je repars. Il y a toujours autant de monde devant l'Ichiraku. Je baisse les yeux, je me sens misérable. Tellement peu fière d'être allée me plaindre chez des gens si gentils. Je ne mérite pas mon statut, je devrai ne pas exister...
Sans famille, sans appui...
Je bute de nouveau dans quelqu'un. Je sers dans mes bras la boîte du shamisen pour ne pas qu’elle se salisse ou se casse.
« Oh, je suis désolé !! »
Encore un homme. Je garde mes paupières fermement closes, je ne veux pas le voir. Mes larmes vont couler si je parle, alors, il faut que je me taise.
« Ca va ? »
C'est une voix jeune qui me parle, j'ouvre finalement les yeux. Un garçon blond se tient devant moi, la main derrière la tête, l'air assez embêté, ses yeux bleus d'azur me regardent.
« Houhou ? Ca va ? »
« Je vais bien... Désolée, c'est ma faute... »
« Non, non c'est moi, j'suis pas très doué ! »
Il se confond en excuses, puis me tend la main.
« Viens, j'vais pas te bouffer. » dit-il avec un ton doux.
Je prends sa main, extrêmement gênée. Il prend une profonde impulsion et me relève sans trop de mal.
« Naruto, qu'est ce que t'as encore fait ?? »
« Papa, j'suis désolée, j'ai fait tomber une apprentie geisha !! »
Hein ??
« Une apprentie? IDIOT DE FILS !! »
Un autre blond, cette fois-ci grand, arrive droit sur moi et le jeune garçon. L'air passablement énervé. Il porte tout comme son fils un yakuta blanc, faisant ressortir la blondeur exceptionnelle de ses cheveux et le bleu éclatant de ses yeux.
« Espèce de... Oh, mais ce n'est pas une apprentie! Même pas fichu de reconnaitre des geishas... »
« Maieuh !! » boude-t-il en détournant la tête.
« Regarde, tu l'as fait pleurer ! Non mais franchement ! »
Il fouille dans ses poches, complètement confus. Moi, je ne sais plus où me mettre...
« Les geishas ont des chignons sur la tête, tu devrais le savoir, non ? »
« Mais elle est tellement mignonne... » Dit-il, un air franchement idiot sur le visage.
Je rougis furieusement. Alors, lui ! Encore plus direct que Nara-San ! Mais...
« Regarde, elle est totalement gênée !! T'es pas doué fils... »
« Je sais Papa... » Affirme-t-il, telle une évidence.
Le grand homme me donne quelques pièces, les fourrant dans ma main. Je regarde le sol: un mouchoir blanc est tombé, il doit lui appartenir...
« Achète-toi un sorbet avec ça, pour faire pardonner Naruto... »
Il lance un regard plein de sous entendus à son fils, qui fait mine de bouder. J'esquisse un sourire: ils sont bien étranges !
« A la prochaine fois petite! Profite de tes atouts, comme l'a dit mon fils: tu es très mignonne... »
Je rougis une fois de plus, en serrant les pièces de monnaie dans ma main. Les deux blonds s'éloignent vers l'Ichiraku, ou le plus âgé se fait aborder par une geisha. Je regarde toujours le mouchoir tombé au sol puis le ramasse. Il est bien blanc, avec un nom brodé dessus, que je n'arrive pas à déchiffrer...
Le nom de son fils me résonne dans la tête: Naruto.
Je veux le revoir, c'est inexplicable.
Je veux être geisha.
La plus grande de toutes.
A suivre!!
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:12 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 6
Je me remets en marche. Mon esprit se tord dans tous les sens. Ce Naruto, il respire la joie de vivre, la gentillesse, la bonté... Il est si chaleureux... Il me fait un peu sourire, c'est vrai, c'est la première fois que je rie depuis... Depuis que je n'ai plus vu maman... Mon sourire s'efface bien vite, je suis de nouveau devant l'okiya Nesako. J'entre et enlève mes petites chaussures: le coffret du shamisen de Sakura toujours dans mes bras. Dans ma poche de yakuta, celle qui est dans la manche gauche, j'ai les trois pièces que le père de Naruto m'a données, avec son mouchoir.
« DE QUOI ?? »
Le hurlement de Sakura va se faire entendre dans tout le quartier si elle continue à crier comme ça. Je regarde les chaussures qui sont dans l'entrée. Deux paires inconnues: je crois que les deux Uchiwa sont encore ici.
« COMMENT CA TU VEUX PLUS DE MOI ?? »
Apparemment, le plus vieux aurait rompu son "contrat" avec la "furie rose"... J'ai très envie de rire, mais je ne dois pas, si Sakura m'entend, je ne passerai pas la nuit. Je monte les escaliers, je pense déposer le shamisen devant la porte de sa chambre. Mais dès que je suis sur la dernière marche, j’entends clairement différentes voix, dont celle d'Itachi:
« Oui, tu as très bien entendu, je ne te supporte plus. J'ai perdu ma confiance en l'okiya Nesako. »
« Pourquoi ne supportez vous plus Sakura-Chan ? »
« Taisez vous Shizune! Cette furie a failli tuer Ino, sans parler de sa cruauté, Sakura est surtout célèbre pour ça. »
« Ma cruauté ? Ne me confondez pas avec cette cupide de Tsunade ! »
« Tsunade est la plus grande geisha de Konoha. »
« JE REFUSE TU ES MAUVAIS UCHIWA !! »
« Je ne vous permets pas !! »
« TAIS TOI LE RASE MOTTE, JE T'AI PAS PARLE !! »
« C'EST MOI QUI NE TE PERMETS ESPECE DE SOTTE STUPIDE !! »
Je ne bouge plus, franchement, les voix de Sakura et d'Itachi me font trembler de peur. Je commence à tressaillir. Apparemment, Sasuke a tenté de s'interposer contre la geisha, rapidement rembarée par la geisha elle-même...
« Calmez vous Itachi-sama !! »
Le silence se fait. Shizune veut absolument garder l'affaire secrète. C'est vrai, si la rumeur s'étend... L'okiya Nesako pourrait rapidement décliner...
« Je ne mets qu'une seule condition. »
« Une condition à quoi ?? »
« A ne pas étaler l'affaire, espèce de furie. »
J’entends Sakura bougonner dans son coin. Que veut ce descendant Uchiwa ??
« J'aimerais, non, je veux que cette petite servante... Hinata, devienne geisha. »
Hein ??
« Sa formation est déjà presque assurée Itachi-sama... Sakura va la prendre sous son aile dès... »
« Non. Je ne veux pas que cette folle soit la grande soeur d'Hinata. Je veux que se soit la meilleure qui s'en charge. »
« MAIS JE SUIS LA MEILLEURE !! »
« Je veux que Tsunade se charge d'elle. »
Un silence pesant reprend la place. Je suis abasourdie. Moi ? Elève de la grande Tsunade ? Je n'y est même pas songé. Même le fait de devenir geisha m'a paru impossible au début.
« Mais... Tsunade n'a pas d'okiya... »
« Où est le problème ? Les dépenses seront gérées par vous Shizune Nesako, seul l'enseignement de geisha lui sera dispensé par Tsunade. »
« Vous semblez avoir réfléchit longtemps à la question... »
« Absolument pas. »
« Et c'est quoi cette condition ?? Je ne veux pas que cette sale gamine devienne geisha!! Elle en ternirai la réputation du métier !! »
« C'est toi qui fait tâche Sakura. Je sais voir le talent chez les gens. »
« C'est quoi, encore une propriété du sharingan ?? »
Sharin…quoi ?? Je ne dis rien, je veux connaître la suite... Mais si on me trouve à écouter aux portes...
« Tais toi sotte, Hinata respire le talent. Elle capte l'attention, son talent suinte de toute sa peau. Elle en veux cette gamine, je veux lui donner ce qu'il y a de meilleur. »
« Vous ne l'avez pas encore vue !! »
« Si. Et Sasuke est d'accord avec moi. »
« MAIS POURQUOI TANT D'ACHARNEMENT POUR UNE VULGAIRE GOSSE ?? »
« Je la veux ! »
Hein ?? Mais c'est quoi ces débilités ? Qu'est ce qu'ils me veulent ces Uchiwa ??
« Calme toi Sasuke. T'es qu'un gosse encore, évite ce genre de propos. »
Je ne peut plus supporter cette discussion, je redescends l'escalier. J'en suis à la moitié, quand... Une marche craque. Fallait bien que ça tombe sur moi, à ce moment là en plus... Je me retourne, fait mine de monter l'escalier. Sakura et Sasuke sont dans l'encadrement de la porte. La première me fixe d'un air particulièrement mauvais, la lèvre rouge sang déformée par la colère. Le second a un drôle de regard. Avide, dévorant l'âme... Il me fait presque peur... Il se retourne dans la pièce.
« Nii-san, elle est là !! »
« Appelle la !! »
« Viens Hinata-Chan !! »
Je mets un pied devant l'autre, mal assurée. Qu'est ce que je vais faire?? J'ai toujours le shamisen dans les mains. Dès que je passe près de Sakura, elle fait un mouvement brusque, m'arrache le shamisen des mains. De sa main libre, elle m'empoigne les cheveux d'un geste brutal, Sasuke non loin écarquille les yeux. Je sens mon cuir chevelu presque se détacher de mon crâne, cette geisha de malheur me traîne dans la pièce, avant de me jeter en bonne et due forme sur le sol.
« Mais qu'est ce qu'il te prend la furie ?? »
« C'est sur que cette gamine t'intéresse autant Itachi ? Regarde la ! Ses pieds abîmés, sa figure sale... »
Mon visage ? Il est propre !! Je l'ai essuyé avec le mouchoir du blond tout à l'heure !!
« Son visage est propre, sa peau est juste très pâle, c'est encore un bon point pour sa carrière non ? »
Je me redresse, me mets sur mes genoux, interrogeant Shizune-sama du regard. Elle ne dit rien, me fixe de ses yeux noirs et froids, ça ne me rassure pas du tout. Que se passera t-il quand les Uchiwa partiront ? Je commence à craindre pour ma vie...
« Shizune-sama, je... »
« TAIS TOI !! »
Le hurlement de Sakura me prend de nouveau au dépourvu, je devrai être habituée pourtant...
« Alala... Sakura... »
Itachi se met à rire doucement, puis il se transforme en un fou rire incontrôlable. Ses épaules se secouent au rythme cadencé de sa crise.
« Je vois bien... Que tu arrives à détecter tes ennemies à la base !! »
Il repart dans son rire, me laissant perplexe. Moi ? Une ennemie de Sakura ? Comment le pourrais-je? Je ne suis même pas apprentie! Certes, Sakura est une geisha influente, mais... Pourrais-je l'égaler un jour ? Je... Ca me ferait plus que plaisir de... La voir défaillir... Non, je commence à être comme elle.
« Sache Hinata, que tu as de l'avenir. Ne perd pas ton temps ici. »
« J'ai acheté Hinata! J'en fais ce que je veux !! »
« Vous avez peut être acheté cette enfant, mais vous ne voulez pas que cette rupture de contrat se propage dans tout Konoha... La méchanceté de cette furie est déjà assez répandue chez les habitants, pas la peine que ça se sache chez les voyageurs et autres étrangers... »
Le plan de l'Uchiwa me cloue sur place. Il semble avoir tout calculé pour assurer mon futur. Pourquoi ? Ca m'étonnerait que ce soit juste pour céder à un caprice de son petit frère. Celui ci n'arrête pas de me fixer, ses yeux me brûlent la nuque. Je me sens comme une bouteille à la mer, ballottée de toutes part, au gré des flots, sans avoir mon mot à dire, attendant que quelqu'un vienne un jour lire le message que je transporte... Un message de détresse, de tristesse, de recherche d'appui, de tendresse... Je ne suis pas grand-chose dans cet océan. Peut être qu'Itachi est mon destinataire. Peut-être pas. Mais...
Pourquoi me laisserais-je faire par ces gens là ? Aucun ne me connaît quand on y réfléchit. Seule ma famille me connaissait bien, et encore... Ma jeunesse n'était pas que cousue d'un fil blanc, j'ai eu des hauts et des bas, comme tout le monde... J'ai l'impression de porter toute la misère du monde sur mes épaules. C'est égoïste? Sûrement. Je suis en phase de devenir célèbre, et je me plains...
Je suis vraiment lamentable...
« Hinata ? Tu veux devenir geisha n'est ce pas ? »
Je sort de ma rêverie. D'habitude, c'est la voix criarde de Shizune ou Sakura qui me surprend. Le son suave qui s'échappe de l'Uchiwa me fait songer à une cuillère de miel que l'on applique sur une gorge grippée. Douce, apaisante...
« Je... »
Tout le monde me regarde dans la pièce, mes joues s'enflamment, je suis trop gênée pour aligner deux mots... J'étouffe dans cette atmosphère...
« Oui, ça me plairait beaucoup... »
Voila, je l'ai dit. Quitte à affronter la Mère et Sakura, je suis prête à tout. J'ai déjà tout perdu, un peu plus ou un peu moins... Itachi se remet à rire. Quoi ? Qu'est ce que j'ai dit de si hilarant ?
« Elle parle déjà comme une vrai geisha ! »
Il se redresse, se grandit avant de se lever en entier.
« Sasuke, on y va. Ah, attendez... »
Il cherche dans les grandes manches de son yakuta, puis en sort une bourse remplie à ras bord. Il me la lance, j'attrape au vol.
« Achète toi ce que tu veux avec ça. Shizune, Sakura, si j'apprends que vous avez confisqué cet argent à Hinata, notre contrat sera rompu. C'est SON argent. Compris ? »
Je ne vois pas Sakura sortir de la pièce: j'entends juste la porte se fermer violement. Les yeux de Shizune se rétrécissent jusqu'à devenir deux points noirs sur son visage.
« Hinata, accompagne nous moi et mon frère s'il te plait. »
J'hoche lentement la tête, comme un mécanisme d'un train. Je marche devant eux, quand est ce que je suis sortie de la pièce ?? Je ne m'en souviens même plus...
« Co-comment vous remercier Itachi-sama ? »
Ma voix frêle me fait pitié.
« Réussis. C'est tout. N'oublie pas ce que je t'ai dit. »
« Comment ? »
Qu'est ce qu'il m'a dit ? Ah, oui, je serai à lui un jour... MAIS C'EST QUOI CETTE STUPIDITE ?? Je... C'est gentil de sa part de m'aider mais... Je ne veux pas de lui...
« Mais... mais... »
« Qui t'as dit que les geishas font ce qu'elles veulent ? »
Je me retourne, les deux Uchiwa passent à coté de moi et enfilent leurs chaussures avant de partir dans la rue.
A suivre!!
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:13 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 7
Qu'est ce qu'a voulu dire cet Uchiwa ? Ca me turlupine depuis qu'il est parti avec son petit frère. Je me retourne dans mon futon pour la énième fois. La journée a été normale, je n'ai pas vu Sakura et Shizune ne m'a pas parlé. Ino a été occupée toute la journée à des courses importantes pour Tenten. La brunette ne m'en avait pas voulu de lui avoir parlé comme je l'ai fait, pourtant, il y a de quoi. J'ai été ignoble avec elle, je ne dois pas la pousser à devenir geisha si elle aspire à devenir autre chose. Mais dans un sens... Si elle n’est pas geisha, que fera-t-elle ? La bourse que l'Uchiwa m'a donnée, je l'ai cachée dans le jardin, juste derrière le bassin aux carpes, à coté des massifs de roses et de chrysanthèmes. Je me retourne encore dans ma palliasse.
« Hinata, dors... » S’éleva une voix endormie.
« Je ne peux pas Ino. » dis-je fermement mais assez bas pour ne pas réveiller les autres.
« ... »
« Tu sais, je ne sais pas ce que je veux... Apparemment, Itachi-Sama veut me... m'avoir, mais... C'est quoi ? J'suis toute seule... J'en ai marre, j'veux voir ma sœur, j'veux voir Maman... Neji me manque... »
Les larmes viennent de nouveaux m'embrumer les yeux.
« J'veux devenir geisha. Mais pas pour Uchiwa. J'veux pour quelqu'un d'autre. »
« ... »
« J'veux revoir Naruto... »
« ... »
« Naruto... Je ne connais même pas son nom... »
« Naruto ? C'est comme le fils de... »
Je me tourne vers elle, sa main droite plaquée sur ses paupières. Elle semble complètement perdue dans ses réflexions.
« Uzumaki. Y'a que lui que je connaisse qui ait un gamin du nom de Naruto. »
Uzumaki... Alors c’est ça son nom…
« QUOI ?? Tu l'as rencontré quand ? Où ? » S’écria Ino en se redressant.
Elle me prend par les épaules et manque de réveiller Tenten et les autres servantes qui sont dans la pièce. Elle commence à me secouer comme un prunier.
« Je... Je l'ai croisé quand je suis allée chercher le shamisen de Sakura... Il m'a fait tomber et son père m'a payé une glace pour se faire pardonner... »
Je préfère ne pas lui dire que je n'ai pas acheté cette glace et que j'ai gardé l'argent pour moi. Son air endormi se crispe.
« Hinata, ne t'approches pas de lui, il est tabou, c'est... » Commence-t-elle, son air déterminé rendant ses traits plus tirés que d’habitude.
« INNNOOOOO !! UN THE ET PLUS VITE QUE CA !! »
Ino se lève précipitamment, Sakura la réclamant si fort qu'elle aurait pu réveiller tout le quartier. Elle me laisse seule, perdue dans mes pensées égarées par le sommeil. Qu'est ce que je vais devenir ? C'est quoi ce truc à propos de Naruto ? Pourquoi Ino m'a t-elle dit de m'en méfier? Je reste perplexe. Lorsqu'Ino rentre dans la chambre, je fais semblant de dormir. Je ne veux pas qu'elle se tracasse encore plus pour moi qu'elle ne le fait déja. Elle finira par s'en rendre malade sinon.
J'ouvre péniblement les yeux. J'ai dû dormir une ou deux heures, tout au plus. Je dois aller balayer le devant de l'okiya. Donc, je me lève et enfile un yakuta correct, je me laverai ensuite si j'ai le temps, ou ce soir. Je sors sur la pointe des pieds et va directement dans la cour. Le temps est plus frais que ces derniers jours, l'hiver vient à grands pas. J'ai vu qu'il y a un radiateur dans la chambre de Shizune, mais qu'il n'y a qu'un poêle dans la cuisine. J'espère que Chouji-San me laissera m'y réchauffer quand la saison sera plus ardue...
La porte de la cabane est grande ouverte. Bizarre, d'habitude un gros cadenas en ferme l'accès. Je m'approche doucement, j'ai un mauvais pressentiment... Le froid m'assaille vraiment maintenant, dans mon petit yakuta, je ne suis pas protégée de la rosée matinale.
« Il... il y a quelqu'un ? » tente-je faiblement.
Pas de réponse. Je continue à avancer. J'ai un peu peur tout de même...
« Il y a quelqu'un ?? »
Oulà, pas de panique, calme toi Hinata... calme toi... Je bascule en arrière, quelque chose s'est jeté sur moi !!
« AA... »
Une main se plaque sur ma bouche, avant même que mon dos ne touche le sol. Une seconde main se glisse sous ma nuque, elle la soulève au dernier moment pour pas que ma tête heurte le sol. C'est quoi ?? J'ouvre grand les yeux quand tout s'immobilise.
« Chut, tais-toi Onee-Chan... » Souffla une voix rapidement.
Ma... sœur ??
« Calme-toi, ce n'est que moi... »
Son visage pâle est juste au dessus du mien, elle a vraiment beaucoup maigri... En plus, elle est maquillée d'une façon blafarde, les lèvres rouge tirant sur du rose, les paupières peinturées de bleu, assorties au yakuta qu'elle porte. Quand je me calme, elle enlève sa main de ma bouche et se relève.
« Désolée Hinata... »
Je me relève également, abasourdie... Ma sœur... Ma petite Hanabi... Je m'approche d'elle, je veux la prendre dans mes bras. Ma sœur !! C'est ma sœur !! Elle a un mouvement de recul. Je me fige, qu'est ce qui lui prend ? Comment se fait-il qu'elle soit habillée comme ca? Je remarque que son obi, la ceinture ventrale d'un kimono, est attaché devant, contrairement aux geishas. Je me demande bien... Mais...
« Comment… Ca va ? Tu viens d'où ?? » Dis-je précipitamment.
Hanabi prend sa tête entre ses mains, l'air débordée par tant de questions en même temps.
« Ta gueule. » lâcha-t-elle simplement.
Hein ?? Qu'est ce qu'elle vient de me dire là ??
« Hanabi ! » m’exclamais-je.
« M'en fous de tout maintenant. T’es toujours aussi chiante Hinata. »
Quoi ??
« On m’a emmenée dans un quartier de plaisir, chez les pédophiles, tu sais ? Ces gros porcs qui aiment sauter des gamines ! » S’emporta-t-elle.
Je suis clouée sur place. Comment...? L'air me manque, je...
« Ca c'est clair, j'avais du succès. Mais bon, j'aime pas être pute. »
Ca y est, elle l'a dit. Pourquoi ??
Père...
Vendues...
Seules...
« Mais toi, tu mènes la belle vie. J'croyais que tu serais servante je ne sais pas où, dans des conditions lamentables. Mais je vois que Mademoiselle va devenir geisha. »
Hein? Où a-t-elle vu que j'ai une belle vie ? D'accord, pour l'instant, j'ai eu quelques petites chances... Mais si elle pense qu'être l'esclave et le souffre douleur attitré de Sakura est mener la belle vie, elle se trompe lourdement...
« Mademoiselle en bave, si tu veux savoir. » répliquais-je sur un ton acide.
Hanabi me regarde fixement. Cette pupille de nacre que je n'avais pas vu depuis longtemps... Cette colère, cette flamme...
« Moi j'me casse, tu viens, j'vais voir Père et Maman. Je retourne à la maison. Je me suis enfuie ce matin du bordel, après avoir récolté des infos sur toi. J'aurais dû me casser directement, pas m'occuper de toi et de ta Royale personne... »
Je m'avance vers elle et lui lance ma main en plein dans la figure. Comment ose-t-elle dire de telles stupidités en face de moi ? Je suis son aînée tout de même !! Elle pose une main décharnée sur sa joue rouge. Puis, elle crache à mes pieds, avant de partir en courant. Je dois... Je devrais la retenir.
« Hanabi !! »
Elle s'arrête et se retourne. J'ai presque les larmes aux yeux. Je m'en veux horriblement de lui avoir fait mal. Même lorsque nous étions plus jeunes, je n'ai jamais levé la main sur elle. C'est la première fois...
« Ca fait longtemps... Adieu Hinata, plante-toi bien, je rêve de te voir pourrir en enfer. C'est ta faute si j'en suis là aujourd'hui. »
Elle repart, faisant écrouler mon monde comme un château de cartes. Ma faute... Ca serait MA faute ? Ma faute si elle en a bavé ? Ce n'est pas moi qui nous ai vendues!! Ce n'est pas moi l'ai assommée avant de partir, ce n'est pas moi qui l'ai emmenée dans un bordel !
Ce n'est pas ma faute.
« Hinata, il y a un paquet pour toi !! Quelqu'un veut te voir aussi. »
La voix d'Ino me ramène à la réalité. Je me redresse et va directement dans l'entrée. Un grand homme s'y tient, un petit colis dans la main droite. Je le reconnais immédiatement.
C'est lui, c'est de sa faute à lui...
Kabuto…
Cet homme... Il m'a...
« Bonjour Hinata. »dit-il d’une voix trop doucereuse pour être honnête.
Son sourire douteux reprend place sur son visage. Décidément, il me fait peur... Il me tend le paquet. Son sourire jusqu'aux oreilles.
« Oh, Kabuto-san ! »
Oh, non pas elle... Surtout pas elle...
« Sakura-san ! Comment allez-vous ? »
La geisha passe a coté de moi, sans faire attention à ma présence.
« Je vais bien Kabuto-san ! La vie devient un peu plus dure, mais que voulez vous ! La danse est tout un art, seules les plus douées y arrivent ! »
Je sens que cette remarque m'est destinée.
« Voilà qui est normal, tiens toi, ce truc risque de t'intéresser ! » me lance-t-il.
Je prends le paquet dans ma main. Il est enveloppé dans du tissu brun, attaché avec une ficelle. C'est la première fois que je reçois un colis...
-« Ouvre-le sale gosse ! »
Je me tourne vers Sakura. Je me sens prête à l'affronter aujourd'hui. La colère de ma sœur m'a revigorée.
« Non, je préfère le faire en privé. »
Je me penche en avant vers l'homme aux cheveux gris.
« Merci et au revoir Kabuto-sama. »
Je me tourne et m'élance vers la cour. Hors de question que cette harpie voit ce que j'ai reçu. J'avance jusque sous les massifs de roses et de chrysanthèmes, là ou j'ai enterré la bourse qu'Itachi m'a donnée. Je prends la ficelle d'une main, tire d'un coup sec. Le tissu tombe et découvre une petite boîte noire. Je cherche le mécanisme du bout des doigts. Elle m'est étrangement familière, je crois que je l'ai déja vu quelque part...
« Qu'est ce que c'est ? »
Je me retourne, Tenten se tient à quelques mètres de moi. Elle sourit joyeusement. Comment peut-elle rire ? Je suis anéantie. Cette boîte vient de chez mes parents. Je viens juste de la reconnaitre...
« Je peux ? »
Elle s'approche de moi et regarde attentivement la boite, attendant que je l'ouvre. Je m'exécute, et découvre deux petites plaquettes noires, avec des inscriptions dessus, et un pendentif accroché au bout d'une chaine. Je prends la première plaque et la montre à Tenten. Celle ci pâlît étrangement.
« C'est... Une plaquette funéraire... au nom de Hiashi Hyuuga. »
Hiashi... Mon... père... Mes yeux commencent à me brûler…
« Une deuxième... au nom de Yumi Hyuuga. »
Ma... Maman... Mes parents...
« C'est...? »
Sont morts.
Son visage pâle, malade, la pâleur de sa peau... Maman...
Maman... Partie.
Les larmes se présentent aux coins de mes yeux.
Morte. Non...
Maman...
Père...
« Il y a un bijou ! »
Je regarde dans le coffret. Un pendentif en argent, resplendissant telle une pierre polie, représentant un cygne s'envolant repose au fond. C'est...
« Maman... »
Le seul bijou que je l'ai vu porter... Ce petit pendentif... Il représentait la liberté pour Maman, la gloire passée des Hyuuga... Maman... Je l'ai vu porter ce bijou tant de fois !
« Mamaaaaan... »
Mes larmes coulent maintenant à flots. Maman... Ma petite Maman... Je te revois encore, pleine de vie, rayonnante. Puis sur ce lit glacé, où ta peau s’était imprimée du drap, ce pendentif brillant entre tes seins...
Maman...
Je suis seule... Maman... je ne me retiens plus et laisse échapper toute ma tristesse.
« Chut... »
Tenten me serre dans ses bras. Le passé m'a définitivement laissé. Je ne dois rien regretter. Ma sœur est partie, mes parents aussi. Je dois moi aussi changer. La brunette ne relâche, puis prend la chaine du coffret. Elle l'ouvre et me la met autour du cou.
« Je n'ai pas de souvenirs de ma famille. Mais toi tu en a un. Garde-le précieusement. »
Je me retrouve comme ma mère. Ce cygne souhaitant s'envoler, doit représenter ma destinée.
A suivre!!
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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:14 (2008)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic- Répondre en citant

Chapitre 8
« Hinata, dépêche-toi !! » cria Tenten.
Oui, oui, je me dépêche !! Raaaaaaah !! Arriver en retard pour un premier jour d'école, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux ! Tenten me presse depuis mon réveil, elle sera mon guide pour la journée. Elle me présentera mes professeurs, notamment celle de danse et de shamisen. J'aurai également un professeur pour la cérémonie du thé. Ino m'a dit que l'apprentissage de la discussion se fera avec ma Grande sœur. La jeune femme m'a également expliqué ce qu'est une Grande sœur. Généralement, les apprenties geishas après une ou deux années d'écoles, sont repérées par les geishas de Konoha. Ces geishas sont d'habitude celles de l'okiya de l'apprentie, mais il se peut qu’elles changent. Cette geisha assurera l'éducation de l'apprentie jusqu'à sa majorité fixée à 18 ans. Les geishas sont appelées Grande sœur, Onee-san, ce qui rend le lien indestructible entre l'apprentie et elle. Logiquement, Tenten et moi devront être les petites sœurs de Sakura, mais moi...
Je ne vais pas être sa sœur, Itachi veux que se soit Tsunade-sama.
Je ne sais même pas si cette femme voudra de moi, mais l'Uchiwa m'a déclaré qu'elle le fera.
« Hinata ! »
Je cours jusque dans l'entrée. Aujourd'hui, je porte un yakuta bleu pâle, que m'a acheté Shizune pour l'école. Cette harpie m'a dit qu'elle mettrait cette dépense sur ma dette. Elle m'a expliqué qu'une jeune apprentie a des dettes dès qu'une okiya la prend sous son aile. Cette dette s'éponge au fur et à mesure des années, plus ou moins rapidement selon la popularité de la geisha. Mais, elle m'a dit qu'elle m'en payait la moitié car c'était mon anniversaire il y a trois jours. Mon premier yakuta de valeur sera donc symbole de mon douzième printemps. Je vois Tenten dans la rue, sa boîte de shamisen dans les bras. Quand j'ai demandé à la Mère de m'en acheter un, elle m'a dit d'utiliser la bourse que l'Uchiwa m'a donnée. J'ai donc l'argent dans ma poche interne, j'irais chez Nara-San après les cours.
« Allez, on va arriver en retard ! »
Elle me prend la main et m'emmène. Dans ce dédale de rues et de chemins encore inexploités, je me repère par rapport à l'Ichiraku. Il n'y a pas grand monde ce matin.
« Cache ton bijou, Aitsu-sensei ne supporte ni ça ni les retards. »
Je crois que cette femme est le professeur de shamisen. Je prends le petit cygne et le cache sous mon yakuta. Depuis que je l'ai reçu de ma mère il y a deux ans, je ne l'enlève jamais. Nous continuons à avancer pendant quelques minutes, puis nous arrivons devant un grand bâtiment blanc. D'un style assez ancien mais tout de même d'apparence fraiche et propre.
« Vite ! »
Tenten pousse la lourde porte et pénètre à l'intérieur, je la suis de près. Toute la bâtisse est d'un style quasi médiéval, très classique de toute façon. La brunette enlève ses sandales pour en enfiler d'autres, je prends une paire de chaussures au hasard et les enfile à mon tour. Je vois Tenten repartir en courant vers l'étage supérieur. Je la suis encore, il ne manquerait plus que je me perde ! A peine Tenten eut ouvert la porte de la salle qu'une voix puissante se fit entendre:
« ARRETE CA C'EST CATASTROPHIQUE !! » hurla une voix de femme.
Hein ? La brunette me prend la main et me pousse dans la salle. Une vingtaine de jeunes filles sont agenouillées, face à une femme un peu plus vieille. Toutes portent le yakuta bleu que la Mère m'a acheté, ainsi qu'un shamisen dans les mains, la femme quant à elle porte un kimono rouge, avec son obi mauve noué autour de la taille.
« Mesdemoiselles, vous êtes en retard ! Tenten, asseyez vous. Qui êtes-vous ? » Me dit-elle.
Ses yeux oranges, presque de la même couleur que ses cheveux me fixent, l'air impatient.
« Je... Je suis la nouvelle, de l'okiya Nesako... Je suis Hinata. » Bredouille-je.
La femme se lève et me regarde encore une fois.
« Où est ton shamisen ? »
« Je n'ai pu l'acheter Aitsu-Sama. Veuillez me pardonner. »
Je me mets à genoux devant elle, plaquant mes mains sur le sol.
« Voila une révérence parfaite... »
Je me retourne, une femme s'est approchée de moi dans mon dos sans que je ne m'en aperçoive. Je la reconnais très bien, c'est elle...
« ... pour une paysanne ! »
Elle rit de sa blague. Tsunade semble avoir le mot pour clouer quelqu'un sur place, ou bien le faire changer d'avis...
« Tsunade-san, quelle surprise ! »
« Bonjour Aitsu-chan. Je crois... Que cette jeune fille ne viendra pas à ton école ! »
Elle me désigne d'un coup de tête. Tsunade n'a pas changé pendant ses deux ans: toujours cette blondeur presque blanche, ses formes difficilement masquées par son kimono, ses yeux d'un caramel profond. Seul son maquillage n'a pas d'effet en plein jour et ses cheveux ne sont pas en chignon mais en deux nattes parallèles, qui lui tombent sur la poitrine.
« Comment ca ? Shizune a pourtant payé tous les frais... »
« J’irai mettre les choses au clair avec elle, pour l'instant… Viens Hinata, il faut que je t'enseigne le métier ! »
Que faire ? Rester à l'école et tenter de comprendre quelque chose, ou aller avec la plus grande geisha du moment ?
« Aller, n'aie pas peur ! »
Elle me sourit gentiment, et me prend la main. Tsunade me guide dans l'école jusqu'à l'extérieur, je ne comprends décidément rien. Que me veut-elle ? Si Shizune n'est pas au courant de mon escapade, je risque bien de... Holala, il faut qu'elle me lâche, je dois retourner à l'école !!
« Tsunade-sama, je dois... » Commence-je.
« Tu n'iras pas à l'école, je serai ton professeur attitré. »
Comment ? Elle me traîne dans les rues, à travers la population de plus en plus active au fur et a mesure de la matinée. Où emmène-t-elle ?? Elle me lâche la main, une fois arrivée devant un petit escalier en colimaçon. Elle me met devant elle et me pousse légèrement dans le dos.
« Allez, grimpe, tu es ici chez moi ! »
Je monte les marches rapidement, je me questionne: que me veut-elle, pourquoi... J'arrive face à une porte blanche, je me tourne. Tsunade me fait signe de l'ouvrir. Je m'exécute, et pénètre dans une grande pièce, un appartement très spacieux. Clair et lumineux, tous les meubles sont dans de délicates teintes de beige. Il y a un futon replié, une table basse...
« Bien, enlève tes sandales, entre, n'aie pas peur ! »
Je fais ce qu'elle me dit, une fois déchaussée elle aussi, elle me regarde fixement.
« Vraiment tu iras loin si tu te donnes du mal. Bien, fais comme moi. »
Elle s'agenouille gracieusement, en pliant correctement son kimono avec sa main droite. Elle pose ses genoux sur le sol sans à-coup, toute la fluidité du monde semble être représentée cette femme en cet instant précis. Je la regarde bouche bée, incapable de dire un mot. Elle me regarde et sourit joyeusement.
« Ne soit pas si impressionnée. Ce n'est qu'un début. Fais comme moi. »
A mon tour, je pose une main sur mon genou gauche en m'agenouillant. Je me laisse tomber, en passant rapidement la main sur le genou droit pour lisser le yakuta.
« Trop rapide, recommence. » me reprend-elle.
Je m'exécute, je me relève en m'appuyant sur ma cuisse.
« Trop paysan !! Regarde, fais glisser ton pied en avant, et relève toi avec seulement la force dont tu disposes dans tes mollets. »
Elle associe les mots aux gestes qui vont avec, et elle se relève, aussi gracieusement qu'elle s'est assise.
« Une geisha se doit d'être fluide dans tous ses mouvements. Nous sommes contraintes de faire de tout petits pas pour avancer, pour paraitre flotter quand nous marchons. Allez recommence. »
Une fois debout, je me rassis, en même temps qu'elle, suivant scrupuleusement les conseils de Tsunade.
« Presque ca. Relève-toi. »
Je m'exécute une fois de plus. Je m'appuie sur mes mollets et chevilles pour me redresser.
« Bien !! C'est bien mieux ! Assis-toi de nouveau. »
Je m’assois face à elle.
« Pour pardonner, ne plaque pas tes mains au sol. Tu dois légèrement te pencher en avant et tes doigts doivent frôler le sol, mais pas ta paume. »
Elle me montre, je répète son mouvement.
« Bien ! C'est vraiment bien, tu apprendras vite les danses et à jouer du shamisen. Le salut que tu viens de faire permet de te faire pardonner mais aussi à remercier. Bien, maintenant que tu as les bases, as tu des questions ? »
Je la regarde. Elle est vraiment gentille avec moi...
« C'est vrai, que vous allez être ma Grande sœur ? »
Ses yeux s'écarquillent un peu. Elle semble surprise, c'est vrai, c'est presque la première fois que je parle en sa présence.
« Tu as une très jolie voix... Peut être pourras tu chanter en plus... »
Je commence à me demander si elle ne se fiche pas de moi. Depuis toute à l'heure, elle ne fait que de me trouver des qualités.
« Oui, je pense devenir ton Onee-san un jour, mais il reste à convaincre cette vieille peau de Shizune... »
Elle met sa main sous son menton, semble se plonger dans une réflexion profonde. Shizune ? Une vieille peau, j'ai envie de rire, mais je mets ma main devant la bouche. J'espère sincèrement que Tsunade ne va pas s'en rendre compte...
Oh non, elle me fixe. Raté pour la discrétion.
« Quoi ? Tu ne vois pas que Shizune est vraiment une vieille peau ? »
Je n'arrive plus à me retenir, j'éclate de rire. Ca fait bien plus d'un an que je n'ai lâché un sourire franc.
« Allons allons... »
Tsunade semble elle aussi se retenir ; sans grande réussite.
« Il faut faire ainsi... »
Elle referme un peu sa main et la met devant sa bouche avant de se permettre de rire ouvertement. Alors une geisha se doit également de rire selon un protocole... Tsunade se reprend un peu, stop de rire doucement.
« Bien, c'est vrai que Shizune n'est pas si âgée que ça mais bon... Elle est aigrie, et je trouve que cela compense... »
« Est ce que... C'est un Uchiwa qui vous a demandé de vous occuper de moi ? »
Tsunade reprend son sérieux en un clin d'œil. Peut être aurais-je dû éviter le sujet... Quelle gaffeuse...
« En effet, un Uchiwa est venu me voir, mais ce n'est pas le premier à être venu il y a deux ans. »
Hein ? Quelqu'un d'autre ?? Mais qui ? Je cherche... Qui ??
« Je ne te prends pas sous mon aile pour l'Uchiwa, sois-en certaine, je n'aime pas particulièrement cette famille, mais ils sont riches... Je te prends sous ma responsabilité par ce que c'est l'un de mes clients réguliers qui me l'a demandé... »
La richesse... Apparemment c'est un élément essentiel dans ce monde... Je me demande qui est ce client...
« As-tu d'autres questions ? »
« Qu'est ce qu'un danna ? Et le mizuage ? »
Je me souviens clairement de ces deux termes. Enfin quelqu'un va pouvoir me répondre !
« Je ne savais pas que les jeunes étaient de plus en plus précoce... »
Hein ? Comment ça… Précoces ?
« Un danna est un homme, avec qui la geisha a passé un contrat si tu veux. Cet homme est comme un mari, il t'offre des bijoux, couvre tes dépenses en maquillage, celle du coiffeur... En échange, tu fais tout ou presque de ce qu'il te demande. Les geishas sont des demi-épouses, elles ne peuvent se permettre d'éprouver des sentiments envers les hommes. Le sens même du mot geisha est artiste. Une artiste qui distrait, qui amuse, qui sert du saké, qui danse, qui parle. Si tu as de la chance, tu auras peut être un ou deux danna dans ta vie, voire trois. Quant au mizuage... Je t'expliquerai en temps et en heure... »
Ainsi, un danna serait une sorte de mari... Je repense aux dires de Nara-San quand j'étais plus petite... Il voulait me marier avec son fils Shikamaru...
« Bien, tu n'as rien d'autre à me demander ? Il va falloir que tu partes, je dois me préparer, j'ai pas mal d'engagements ce soir... »
Je m'incline « façon geisha » et me relève de même.
« Très bien, tu apprends vite... Un dernier conseil... »
J'enfile mes sandales et me tourne vers elle.
« Ne rentre à l'okiya qu’à la tombée de la nuit, je viendrai à ce moment là voir Shizune pour la convaincre, ne rentre pas avant. Tâche aussi de ne pas croiser Sakura. »
« Merci... »
Elle s'étonne.
« Merci ? Mais de quoi ? »
« De tout, merci infiniment Tsunade-sama... »
« Appelle moi Onee-san, autant t'habituer tout de suite. »
Elle me fait un grand sourire sincère, que je le lui rends. Elle est vraiment gentille. Je sors de l'appartement et dévale les escaliers. Je sens la bourse qui est dans ma poche se balader dedans. Il faut que je fasse quelque chose d'une grande importance pour moi avant de rentrer maintenant...
A suivre!!
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The Bird Of Hermes Is My Name, Eating My Wings To make Me Tame.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:46 (2018)    Sujet du message: Apprends Geisha, Apprends -fanfic-

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