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nightmare
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:28 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Après plusieurs heures passées dans la cave infâme du phare servant de repaire a l´annonceur Mathieux Bellamont à subir diverses formes de tortures, il me semblait légitime de penser que j´avais été un peu trop prompt à affirmer que j´allais perdre la vie aussi rapidement: monsieur Bellamont ne paraissait en effet pas disposé à m´envoyer en Oblivion de manière expéditive, et faisant durer au maximum la scéance de torture sur moi.
Naturellement, j´avais quelques occasions de le provoquer et le narguer sur le sujet de sa mère, ce qui le faisait à chaque fois hurler de colère et m´amusait énormément.
Le traître n´était pas aussi bon en matière de sadisme que je m´y attendais, il savait certes se servir correctement de clous, de lames et de divers objets coupants, mais il était triste de constater une fois encore que j´aurais pu provoquer une douleur similaire simplement avec une brosse à dents ou une fourchette.

- Alors, misérable insecte! Ressens tu la douleur que maman a ressentie lorsque ce chien de Lachance l´a... l´a... TUEE?!

Je répondis à la question dramatique de Bellamont par un long bâillement exagéré, ce qui l´énerva d´avantage pour mon plus grand bonheur.
Rappelons tout de même que j´étais enchaîné à une chaise, et que mes bras avaient étés cloués contre le dossier, j´avais en outre et logiquement diverses blessures plus ou moins abominables sur tout le corps, mais rien de suffisamment dramatique pour me tuer ou me faire hurler, tout cela pour dire que seul, je n´avais pas la moindre possibilité ou chance de faire quoi que ce soit.
L´odeur de la cave était particulièrement infecte et me faisait mal au cœur.
Après un bâillement de trop, Mathieux Bellamont s´énerva d´avantage et sortit une épée longue d´une de ses nombreuses armoires.
Cette fois, il me semblait que ma dernière heure était vraiment venue, et ce après plusieurs fausses alertes ou coups de bluff pathétiques de l´annonceur hystérique.

- Bien! J´ai assez perdu de temps avec toi, lorsque la main noire retrouvera ton corps en pièces, Lachance sera...

Mathieux Bellamont s´arrêta net dans son élan d´éloquence, quelqu´un frappait à la porte de la cave du phare.
Mon bourreau hésita un instant, la manière dont la personne toquait à la porte impliquait une visite de courtoisie, et non pas une envie d´exploser la petite paroi de bois comme l´aurait fait Gro Bolmog.
L´individu ne semblait pas renoncer, ce qui parût déconcerter Bellamont, il posa son épée, retira sa robe de la main noire et me jeta un regard noir pour me faire comprendre que je ne devais pas bouger ou parler pendant qu´il allait ouvrir la porte.
J´aurais difficilement pus bouger avec des bras cloués au dossier de ma chaise, l´ironie de la situation me fit sourire, ce qui fit fulminer Bellamont alors qu´il quittait la pièce et montait l´escalier, il ouvrit la porte brutalement et s´éfforça de parler d´un ton normal et calme.

- Oui, bon, d´accord, bonjour madame, que voulez vous?
- Bonjour monsieur... Montbellant, je m´appelle Clémence Trisitaz, j´ai été envoyée par la compagnie impériale de ressenssement des loyers et des logements.

En entendant la voix de la dénomée "Clémence Trisitaz", j´eus une furieuse de hurler à Ocheeva à quel point je trouvais superbe sa voix douce et reptilienne, j´avais rarement été aussi heureux de l´entendre, sauf peut etre le jour même de mon adhésion à la confrérie.
Bien que je n´eût pas été en face de lui, je pouvais sentir dans sa voix qu´a l´annonce des mots "compagnie impériale", Bellamont était inquiet de quelque chose.

- Un simple contrôle de rourine, monsieur Montbellant, je dois juste inspecter la cave de ce phare, et établir une liste de vos possessions, cela ne prendre que quelques...
- Non, je regrette, mais c´est impossible, il doit y avoir un moyen de régler ça autrement.

A ce stade, je m´inquietais pour ma soeur argonienne, si elle dépassait la limite de tolérance de L´annonceur en civil, il n´hésiterait pas à la supprimer, mais ce uniquement en cas de nécéssité.

- Oui, bien sur que c´est possible, mais vous devrez juste signer quelques papiers, donnez moi une seconde... voilà, lisez et signez ici, ici et ici.
- Après vous me laisserez tranquille?
- Non, vous devrez juste signer un reçu, et quelques autres papiers... non monsieur, pas ici, signez là!

Alors que j’écoutais le dialogue hilarant entre Ocheeva et Bellamont, je remarquai a ma droite une flaque d’eau noire en train de se former progressivement mais sûrement.

- Oh, navrée mais vous devez utiliser une plume à encre, je devrais avoir ça dans ma sacoche, donnez moi une minute supplémentaire, et je la trouverais, hmm… il me semblait en avoir une dans mon sac…

La flaque se solidifia et se dressa subitement avant de prendre une forme humaine, celle de Vincente Valerai.
Une fois entièrement reconstitué, mon vampire favori me gratifia d’un sourire vaguement moqueur en voyant ma posture désavantageuse, je soupirai un bref instant pour lui faire comprendre que ce n’était guère le moment pour du sarcasme.
Sans paroles inutiles, il se glissa dans mon dos et arracha les clous et les chaînes qui me retenaient prisonnier. Le bruit aurait pu attirer Bellamont mais il était trop occupé à marchander avec l’insupportable employée de la compagnie impériale de recensement.

- Combien de papiers devrais-je signer avant que vous partiez d’ici ?!
- Il reste encore le formulaire cinquante deux A, cela vous évitera des contrôles dans un futur proche, oh, et aussi le trente quatre B, s’il vous plait, signez ici monsieur Montbellant.

Le vampire m’attrapa par l’épaule, je crus pendant quelques instants à geste amical, mais je sentis rapidement mon corps fondre et se changer en l’espèce de liquide noir que Vincente devenait lorsqu’il apparaissait de nulle part, ce n’était pas une sensation fondamentalement désagréable, mais il y avait mieux bien sur.
La fatigue et la douleur accumulée ne laissèrent guère de chance à mon esprit dejà affaibli, je perdis conscience alors qu’environ la moitié de mon corps avait disparu.
Lorsque je rouvris les yeux, j’étais dans un lit, à regarder autour de moi, je pouvais déduire que je me trouvais dans un chalet se trouvant à Bruma.
Les deux maîtres de la confrérie noire de Cheydinhal se trouvaient dans la même pièce que moi, Ocheeva était à mon chevet et Vincente s’appuyait simplement contre un mur.
Je pouvais sentir que mes blessures étaient cicatrisées et que mes doigts avaient repoussés, de même que mes dents, je mis ça sur le coup de la magie vampirique de Vincente.

- Ah, vous êtes revenu à vous, comment vous sentez vous ?

Je répondis à Ocheeva que j’avais eu des meilleurs jours, et demandai immédiatement ce qui leur avait pris de venir me sauver alors que je n’avais plus rien à voir avec la confrérie, que c’était un annonceur qui avait décidé de me tuer, et si ils avaient la moindre idée de la portée de ce qu’ils venaient de faire en empêchant Mathieux Bellamont de me tuer.
L’argonienne esquissa un léger sourire.

- Je suis moi aussi heureuse de vous voir, mon frère, et je pense que je ne serais pas la s...
- Vous êtes lucide, ravi de voir que ce que vous a fait subir Mathieux Bellamont ne vous a pas perturbé d’avantage, mon ami… Non, vous avez parfaitement raison, mais ne vous avancez pas à croire que nous vous avons sauvé seulement pour vos… beaux yeux rouges ou par amitié, il s’est avéré après mûre réflexion entre sœur Ocheeva et moi même, que nous avions encore besoin de vous, mais d’une manière un peu différente, d’ou le fait que nous vous avons suivis ce jour là, à Anvil...

La conversation prenait une tournure plus interessante et je demandai à Vincente de poursuivre, tout en ajoutant qu’après Intriguant Fattel, la torture de Bellamont me semblait bien insipide.

- Ha ha ! Je ne nie pas un certain plaisir à vous entendre à nouveau, mon ami... Très bien, comme vous l’avez constaté, nous avons nous aussi déduit que l’annonceur Mathieux Bellamont était un traître à la main noire, et il n’y a rien que nous puissions y faire dans l’immédiat, l’accuser ouvertement nous exposerait à une sanction mortelle de la part de l’écoutant Ungolim, et le pire est que tous les autres annonceurs sont certains de son innocence, et pour tout vous dire, d’après mes sources, ils sont persuadés que le traître est Lucien Lachance, et les tensions à son égard croissent de jour en jour... je m’égare, vous savez tout cela, mais revenons en à la raison de votre survie aujourd’hui, la confrérie noire à besoin d’un agent travaillant pour elle sans vraiment en faire partie, quelqu’un qui n’obéirait plus aux règles de la main noire et qui ignorerait les cinq lois, quelqu’un qui… resterait dans l’ombre et qui nous permettrait de mener une guerre officieuse contre Mathieux Bellamont, et peut être d’assurer notre survie à tous.
- Je crains que pour prouver son innocence aux autres membres de la main noire, Lucien Lachance ne soit forcé, tôt ou tard, de purifier notre sanctuaire.

Il s’écoula plusieurs longues secondes de silence pendant lesquelles je pus réfléchir calmement et à tête reposée à tout ce que je venais d’entendre.

- Qu’en dites vous, ami, êtes vous avec nous ?

Je pris un air exaspéré et demandai au vampire comment il pouvait ne pas connaître ma réponse après m’avoir fréquenté pendant si longtemps, cela le fit sourire ce qui me révéla une fois encore sa dentition vampirique.

- Excellent, mon ami, excellent… mais comme vous devez vous en douter, ce n’est pas pour une raison aussi insignifiante que nous avons décidé de vous sauver aujourd’hui... non, en vérité, c’est à cause d’un contrat tout à fait particulier que nous avons reçu peu de temps après votre départ. Lisez le, vous devriez le trouver... instructif.

Ocheeva me tendit un parchemin portant le sceau de la main noire, je le déroulai et commençai à le lire, sans m’attendre à quelque chose de vraiment particulièrement exceptionnel.
Mais là, j’eus un tel choc que je failli lâcher le contrat.
Je le relis plusieurs fois de suite de plus en plus rapidement, et mon vampire favori semblait prendre du plaisir à me voir aussi troublé.
Enfin, je posai le parchemin devant moi, et demandait à Vincente si c’était vrai.
Le vampire, qui souriait comme toujours, fit un geste galant pour donner la parole à Ocheeva.

- Cela fait depuis plusieurs mois que l’aube mythique… il me semble inutile de vous expliquer ce dont il s’agit, frère Vincente m’a dit que vous possédiez un savoir inexplicable et incroyable au sujet de l’empereur, de l’Oblivion et de l’aube mythique.

Je fus rassuré de savoir qu’Antonetta avait tenu sa langue, elle était apparemment vraiment une personne de confiance..

- Mais bref, l’aube mythique tente de tuer l’empereur Uriel Septim, mais ce ne sont que des attaques mal organisées par des fanatiques surexcités et mal entraînés, et leur raids sont voués à l’échec, sauf si ils recevaient un peu d’aide extérieure…

La tension dans la pièce devenait de plus en plus palpable alors qu’Ocheeva poursuivait.

- Le commanditaire de ce contrat, auquel vous avez déjà eu à faire lors du contrat à Kwatch à manifesté le désir que ce soit vous qui vous vous en occupiez, et il a payé plus que milles fois le prix du sang requis, pour que vous vous infiltriez dans l’aube mythique, rejoigniez leur rangs, participiez à une attaque du palais impérial, et que vous tuiez l’empereur Uriel Septim.

Mes mains tremblaient d’excitation alors que les derniers mots d’Ocheeva se repetaient dans mon esprit. Je devais tellement sourire que je ressemblait à un dément.
Jamais plus que la veille, lors de ma douloureuse explosion de souvenirs, je n’avais eu l’envie d’exterminer mon horrible géniteur, Uriel Septim, et Sithis avait répondu à mes prières en fin de compte. Je n’écoutais plus qu’a moitié Ocheeva.

- … et donc, vous serez livré entièrement à vous même pour trouver un moyen de rejoindre l’aube mythique, je vous suggère la première édition, à la cité impériale, ou quelque d’autre, le commanditaire de ce contrat veut que le travail soit terminé d’ici deux semaine. Je vous laisse seul maître de ce contrat, à condition bien sur que vous l’acceptiez ? Navrée, la plaisanterie était trop facile... enfin, vous constaterez que nous vous avons fournis une nouvelle lame de malheur, un arc, une dague, que votre armure a été réparée et ré équipée de chaînes, vous êtes entièrement paré, mon frère, avez vous des questions ou… quelque chose à ajouter ?

Je hochai la tête négativement, tout avait été clair et j’avais hâte de me remettre en chasse, après ce contretemps fâcheux, dans ou hors la confrérie, tout ce qui m’importait était d’éliminer des gens pour calmer ma folie encore un peu plus longtemps.

- Parfait, eh bien mon ami, je vous souhaite bonne chance, il serait fâcheux que vous mourriez après les risques que nous avons pris pour vous. Cela semble évident, mais vous avez interdiction formelle de communiquer avec tout autre membre de la confrérie ou de la main noire, vous êtes mort, ou pour d’autres vous êtes le silencieux de Lucien Lachance... Oh, et reposez quelques jours, j’ai soigné vos blessures, mais ça reste superficiel, n’allez pas tenter de vous battre pour le moment. Que Sithis vous abreuve de sa démence, mon frère.

Sitôt qu’il eût finit de parler, Vincente se changea en chauve souris et quitta la maison par la fenêtre en un éclair.

- Euh, mon frère, je…

Ocheeva n’avait pas quitté la pièce, elle restait là, à essayer de me dire quelque chose, mais avait l’air incapable de le dire ou de l’exprimer, peut être que des années de folies et de meurtres avaient diminué à elle aussi son habilité à ressentir.
Elle begaya quelques instants en cherchant ses mots, puis parla très doucement, presque comme un chuchotement.

- Si vous, mon frère... enfin... avez un message, ou quelque chose à dire à, euh… quelqu’un dans le sanctuaire, je pourrais la... enfin... le lui transmettre et... euh…

Mon regard croisa celui de l’argonienne , pour la première fois, elle n’était pas la sérieuse, omnipotente et inflexible maîtresse du sanctuaire, elle était juste une femme, s’inquiétant des sentiments d’autrui, en étant elle même incapable de les comprendre ou de les exprimer.
C’était malheureusement aussi mon cas, je n’étais qu’une ombre, et j’étais incapable de répondre correctement aux sentiments des autres, tout au plus de le simuler comme je le faisais en permanence.
Après de très longues minutes, je dis à Ocheeva que je n’avais aucun message à transmettre à qui que ce soit, et que ça valait bien mieux ainsi.
Toujours plongée dans mon regard, Ocheeva semblait lire en moi, elle haussa les épaules et tourna les talons en direction de la sortie de la pièce.

- Je m’y attendais mon frère, vous êtes ici comme chez vous, cette maison à Bruma vous servira de quartier général, nous passerons peut-être de temps en temps pour vous fournir matériel et consignes, sur ce... à bientôt, mon ami, portez vous bien.

Je remerciai encore une fois Ocheeva, pour tout, puis elle me laissa seul avec moi même.
Dehors, une tempête de neige faisait rage et le bruit du blizzard était comme une berceuse.
Une ombre, une guerre officieuse contre Mathieux Bellamont, des tensions contre Lucien Lachance, une purification future de mon sanctuaire bien aimé et des frères et sœurs noirs, un meurtre imminent de l’empereur Uriel Septim, mon père, et peut-être la destruction de Tamriel par Merhunes Dagon, mon plus fidèle employeur.
L’avenir s’annonçait radieux.
_________________
Apprend la sagesse dans la sottise des autres.
Il n'y a qu'un pas entre courage et stupidité.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:28 (2008)    Sujet du message: Publicité

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nightmare
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:29 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Je m’étais accordé quelques jours de repos pour que mon corps aie le temps de se remettre en marche complètement, l’idée de perdre mon temps alors que quelque chose de grande envergure se profilait à l’horizon, mais je n’avais guère le choix, il me semblait particulièrement stupide de me retrouver devant l’empereur, et de me faire réduire en pièces sans pouvoir faire quoique que ce soit par sa garde personnelle, probablement les lames, c’étaient eux qui protégeaient le vieillard quand il était en danger.
Ce matin là, après deux jours d’inactivité, je décidai tout simplement de sortir un peu, pour m’occuper de la partie de ce contrat qui me demanderait de faire marcher ma tête plutôt que mes poisons ou mes couteaux, c’est à dire la rechercher d’informations concernant l’aube mythique, un moyen potentiel de la rejoindre et d’obtenir leur confiance, pour le reste, il me semblait que cela se passerait dans les grandes lignes comme lors de mon infiltration à la guilde des voleurs.
Dehors, la tempête de neige faisait toujours rage, ce qui me mit d’excellente humeur.

1 : A la recherche de l’aube Mythique.

J’enfilai mon armure de la confrérie, l’étrange tissu qui composait l’armure se colla contre moi pour former comme une seconde peau. Ladite armure était robuste, légère pratique et esthétique, et la matière qui la composait paraissait s’adapter au climat, ce qui permettait de ne porter pratiquement plus qu’elle, même si à Bruma, la ville des neiges, surtout en période de blizzard, cette règle ne fonctionnait malheureusement plus, et je fus contraint d’enfiler quelques vêtements supplémentaires pour ne pas mourir de froid.
Ocheeva et Vincente m’avaient laissés une bourse relativement bien remplie, ce qui allait devoir me permettre d’avoir un peu de marge pour effectuer ma recherche d’informations.
C’est sous une tempête de neige que je me rendis à l’auberge d’Olaf le nordique ou je pourrais boire et manger quelque chose. Il était amusant de voir les gens courir partout, ou avançant péniblement contre le vent, anecdote amusante, j’avais même un enfant bréton se faire soulever et emporter par le vents sur une dizaine de mère, sous les cris à l’aide déchirants de sa mère, j’avais passé mon chemin en faisant semblant de ne rien voir, comme la dizaine d’autre gens présents.

- Ah ! Mais c’est mon jeune ami dunmer détective qui voulait aller tuer Intriguant Fattel ! Quel plaisir de vous voir, comment allez vous ? Bien ? Oui, je vous apporte tout de suite le grog du chef, avec du miel et de la cannelle bien sur… laissez, c’est sur le compte de la maison, je reviens avec immédiatement, asseyez vous, je vous en prie.

Je remerciai le patron de sa gentillesse et m’assit à une table un peu isolée.
J’aimais tout particulièrement la taverne d’Olaf, bien que je n’eût que peu d’occasion d’y aller, l’endroit était charmant, tout en bois, et avait une ambiance familiale vraiment apaisante. Olaf prenait la peine de bavarder avec chaque client, et de temps en temps, quelques éclats de rire cassaient le calme l’espace d’une seconde, le cliquetis des énormes chopes de bière sur les tables rappelait que l’on se trouvait dans une taverne. Au fond, un vieux rougegarde jouait du piano, il paraissait avoir un registre musical illimité, tantôt il produisait de la musique ordinaire de l’ère ante impériale, tantôt il calmait pour donner un son très mélodieux et dramatique de style dumner, tantôt il jouait un genre agréable et innovant nommé le « jazz », mais il était encore fort peu connu et apprécié, du moins en Cyrodiil.

- Eh voilà votre grog mon ami, je… non, non, j’insiste, c’est la maison qui régale, mais de rien, ça me fait plaisir. Quelque chose à manger vous dites ? Rien mangé depuis deux jours ? Par les neufs, je pense que le plat du jour s’impose, il s’agit d’un petit faisan doré à la proche accompagné d’une sauce aux champignons, légèrement relevé par une pointe de sel d’âpreroc, avec de succulentes pommes de terres grillées aux herbes fines, avec ça un petit vin de...

Olaf fit mine de se caresser l’estomac pour me faire comprendre à quel point le plat devait être exquis. Je soupirai et dis poliment à Olaf que réciter mot ce qui était écrit sur toutes les ardoises aux murs ne me donnerait pas plus envie de volaille, et qu’un simple petit ragoût d’agneau avec du riz à la sauce tomate ferait parfaitement l’affaire.
Olaf marmonna quelque chose probablement lié au fait qu’il venait de perdre quatre-vingt septims potentiels, et retourna en cuisine.
J’engageai la conversation avec quelques locaux autour de moi, mais personne ne savait quoi que ce soit sur l’aube mythique, ce qui me convainc de me fier encore une fois à l’informateur Baenlin, pour peu que quelqu’un ne ce soit pas déjà occupé de lui à cause de sa curiosité excessive.
En mangeant mon repas, je pus trouver une copie de mon journal favori, le courrier du cheval noir, et le lire. Il ne contenait rien de dramatiquement intéressant, mais un des petits articles m’amusa beaucoup tandis qu’un autre m’ennuya un peu.

« Evénement tragique dans les sinistres quartiers des quais de la cité impériale, un brave marin a massacré publiquement et sauvagement sa femme à coup de hache, mais, grâce à un tuyau anonyme reçu la veille, la garde a pu intervenir pour arrêter l’homme avant qu’il ne puisse s’échapper. Il va de soi que l’homme sera condamné à la peine capitale pour son crime atroce.
Lors de son arrestation, il aurait crié que tout était de la faute de la demoiselle blonde, qui l’avait séduit et qu’il était sous son charme irrésistible lorsqu’il avait tué sa femme à sa demande.
Le courrier du cheval noir souhaite bonne chance à l’empereur Uriel Septim pour trouver et arrêter toutes les personnes blondes de sexe féminin, et l’invite à renforcer la sécurité sur les quais. »
J’imaginais Antonetta en train de convaincre le brave homme de massacrer sa femme pour que ma sœur noire et lui puissent enfin être réunis dans l’amour réciproque et profond. Avec son charme cela n’avait pas dû être tellement difficile.
Le second qui se trouvait à la première page (alors qu’il n’était que d’importance mineure d’après moi) parlait évidemment de mon géniteur.

« Tensions, angoisses et panique dans la cité impériale, alors que les prophéties de l’empereur gagnent en clarté, d’après lui, sa vie serait menacée très gravement dans un futur proche, il semble cela dit qu’il soit incapable d’exprimer clairement la nature de ce qui le menace.
La garde du palais impérial a été lourdement améliorée et tout à été fait pour protéger l’empereur, qui pourtant affirme se sentir en sécurité nulle part.
Le capitaine de la garde Marianne Renaud nous a déclarée qu’il n’y avait rien à craindre pour la sûreté de l’empereur dans l’immédiat le courrier du cheval espère qu’elle a raison, car sans le moindre descendant, qui allumerait les feux du dragon et protègerait Tamriel du mal qui commence à ronger Kwatch ? »

Apparemment, le palais, déjà réputé dur d’accès était devenu encore plus imprenable à cause des soi disant « prophécie » d’Uriel Septim, qui d’après moi n’était plus que jamais qu’un pauvre vieillard effrayé de mourir et étant incapable de se résoudre à se sacrifier pour fermer les portes d’Oblivion, cet imbécile de Martin aurait du pain sur la planche, pour peu que quelqu’un d’autre que moi lui dise la vérité sur ses origines.
Cela dit, je savais quelque chose que l’aube mythique ignorait sur le palais impérial, un point faible qu’il était temps de mettre à profit, les égouts de la prison et les catacombes.
Alors que je réfléchissait au chemin je devrais conseiller à mes futurs « alliés » de la confrérie, Baenlin pénétra enfin dans la taverne, suivit de prêt par son imposant garde du corps Gromm, quand il me remarque, il vint s’asseoir à ma table et commanda, faute de l’hydromel habituel, un cognac de Cyrodiil.

- Bien le bonjour, mon mystérieux interlocuteur, le tarif des informations ne change pas, que désirez vous savoir aujourd’hui ?

Je saluai Baenlin sans arrêter de feuilleter mon journal d’un air absent et lui demandai des informations sur l’aube mythique, tout en ajoutant que je le paierais après cette fois ci, n’ayant pas été satisfait la dernière fois.

- Comment un jeune homme comme vous a t’il entendu parler de… Bon, eh bien, l’aube mythique est une secte extrêmement agressive et puissante vouant un culte à des divinités daédriques, notamment Merhunes Dagon, elle a été formée il y a plusieurs années par un homme nommé Mankar Camoran. J’ignore tous les détails de leur philosophie, mais il me semble qu’il s’agit majoritairement de recréer le paradis en détruisant l’ancien monde et… pardon ? Ah, je ne connaissais pas cette partie l’histoire merci de me corriger, comment avez vu su ce... quoi, vous saviez déjà tout ça ? Mais vous avez probablement à peine vingt ans et… je vous demande pardon, des moyens de la rejoindre ou des informations sur le moyen de le faire ?! Eh bien, euh... c’est à dire... oui, je le sais bien sur, laissez moi réfléchir !

Le garde du corps qui en principe était distant ne nous quittait pas des yeux et semblait écouter chaque mot avec attention tant la situation était anormale, son maître, grand informateur professionnel réputé, se révélait ne pas être à la hauteur des attentes de son client, pourtant plus jeune que lui de plusieurs décennies.

- Bon, ça me revient, vous savez ou se trouve le lac Arrius, n’est ce pas ? Oui, un endroit apprécié pour sa vue, mais par plusieurs trentaines de fois, j’ai eu vent de cérémonies, de rituels et de rites étranges ayant lieu la bas, tous organisés par cette même aube mythique, je pense qu’il y a de grandes chances pour que vous trouviez quelque chose la bas, mais ça ne reste qu’une supposition et il est fort probable que vous ne trouviez rien du tout la bas.

Après avoir réfléchit aux informations, je déduis qu’il devait se trouver vers ce lac une sorte de base ou de sanctuaire, certainement pas le sanctuaire principal, mais ça ne me coûtait rien de jeter un œil, le lac n’était pas trop loin de Bruma à pieds.
Je posais cinquante septims sur la table, mais cette fois ci, l’informateur ne les prit pas, et commença à me dévisager avec impatience.

- Non, faisons ça différemment cette fois ci... je vous échange gratuitement mes informations si vous me dites exactement qui vous êtes et pour qui vous travaillez… détective impérial…s’il vous plait, je ne suis pas si dupe ! Baenlin n’est pas un idiot, je sais qu’il y a quelque chose d’autre derrière tout ça, quelque chose de plus gros et croyez moi, il n’y a rien que Baenlin ne puisse pas trouver, jeune homme.

La mégalomanie du gros bosmer faillit me faire lui rire au nez, il parlait de lui à la troisième personne et était tant imbu de sa petite personne que s’en était hilarant.
Sans quitter mon sourire narquois, je lui dis que la vie était très courte pour les petits curieux comme lui, mais qu’a son âge avancé, il n’en avait de toutes façons plus pour longtemps, et que ce n’était pas sa faute, son travail d’informateur impliquait qu’il soit un rat mettant son nez dans des affaires ne le regardant pas.
Gromm poussa un cri de guerre et fit mine de se lever mais Le bosmer lui fit signe de rester calme, le bruit dans l’auberge c’était arrêté et le pianiste qui calmait l’ambiance arrêta de jouer pour entendre ce qui se passait entre ce jeune homme elfe noir et ce vieil elfe des bois.
Ivre de colère et rougissant énormément de rage, quoi que cela était peut-être dû aux deux cognacs de Cyrodiil ingérés pendant son monologue.

- Tu as du cran, jeune dumner, mais tu n’as pas idée de la puissance des informations, je peux te détruire simplement en lançant des rumeurs, je peux faire de ta vie un enfer en déterrant tes secrets malsains ! Je peux...

Je stoppai d’un geste calme de la main Baenlin en lui demandant comment il allait s’y prendre, sachant qu’il ne savait même pas mon nom, j’ajoutai qu’il était temps qu’il laisse son travail à quelqu’un de plus jeune et efficace en retirant dix septims de sa paie.
Le bosmer paraissait départagé entre l’envie de trouver une meilleure réplique et envoyer son garde du corps mon tailler en pièce.

- Très bien, garçon, je te considère comme mon ennemi, je ne te ferais pas le moindre cadeau et je m’attellerais jour et nuit à tout savoir de toi et de tes employeurs !

Je levai mon verre et souhaitai bonne chance à Baenlin qui quitta l’auberge fou furieux, juste avant qu’il ne claque la porte, je lui demandai part curiosité si il aimait dormir avec porte et fenêtre fermées à double tour.

- Mais.... tu en train de me menacer, sale elfe noir !

Baenlin avait oublié que nous n’étions pas seul et m’avait hurlé l’insulte raciste qu’il mourrait d’envie de me crier depuis un moment. A présent c’était toute la taverne qui foudroyait le gros bosmer du regard. Il avala sa salive et quitta la taverne le pied léger en claquant la porte, et en oubliant son or.
Alors que les gens me regardaient bizarrement, je dis à Olaf que j’offrais une tournée générale de grog à toute la salle.

- Ha ha ! Ca marche ! Ne vous laissez pas abattre par ce porc raciste et vulgaire ! Une tournée générale de grog, une ! Musique, Antony !

Le rougegarde se remit à jouer du piano gaiement et le brouhaha reprit aussitôt.
L’idée que Baenlin puisse penser une seconde que je le considérais comme un ennemi m’amusait beaucoup, il n’était à mes yeux qu’un vague détritus écrasé sous mes pieds qui attendait patiemment de se faire jeter. Il avait franchi la limite, très bientôt, il serait sur la liste noire de la confrérie.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:29 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

Après la petite fête improvisée qui fut d’ailleurs bien sympathique, je passai brièvement chez moi pour retirer mon armure de la confrérie, poser mes armes et enfiler des vêtements normaux, dont un pull épais en laine, avant de me mettre en rougte vers le lac d’arrius. Je ne devais pas donner un seul moyen à l’aube mythique de comprendre que je n’étais pas vraiment un fanatique de Dagon, bien qu’il me soit devenu assez sympathique.
Tout était enneigé et donnait au paysage un air désertique assez poétique.
J’arrivai assez vite au lac, qui était entièrement gelé, ce qui était extrêmement féerique, bien que je soit occupé à rechercher l’éventuel sanctuaire de l’aube mythique aux alentours.
Je me rendis à l’évidence que ce ne serait pas facile du tout, la neige recouvrait tout, les arbres étaient épais et n’importe quelle montagne ou talus pouvait cacher une entrée secrète, j’allais commencer des recherches poussées en creusant, mais je vis quelqu’un arriver.

- Oh, je.... belle journée, non ?

Je répondis à l’olibrius qu’au contraire, il faisait froid, il y a avait de la neige, et du brouillard.

- Hein ? Oh, oui, hé hé...

L’individu qui avait surgit de nulle part était un impérial, un tout petit peu plus jeune que moi vraisemblablement.
Il regardait partout autour de lui et semblait attendre que je lui dise quelque chose ou que je lui envoie un signe.
Je pris un air aussi mal à l’aise que possible, et lui demandai si il était aussi la pour « rencontrer l’aube ». Le regard de mon interlocuteur se remplit de joie et il me serra rapidement la main en souriant.

- Oh bon sang, vous aussi vous êtes la ? Vous croyez aussi en la puissance de Dagon ? Je suis sur que vous avez aussi résolu l’énigne des Xerxes ? Bien sur que oui, sinon vous ne seriez pas la non plus ! Je suis rassuré, nous allons pouvoir nous entraider et nous serrer les coudes ! Je m’apelle Stanislas Polack, et vous ?

Je restais quelque instants sans paroles devant l’élan d’éloquence brutal et inattendu du dénommé Stanislas, je pensais le tuer ou lui faire cracher par la torture des aveux sur la manière dont il avait trouvé l’endroit ou pour l’empecher de me poser des questions genantes, mais il avait dit tout ce qu’il fallait sans que j’aie à dire quoi que ce soit, il me semblait que monsieur Polack ne voulait pas faire le grand pas dans l’aube mythique seul.
Je lui répondis que mon nom n’avait pas trop d’importance, et l’invitai à rejoindre notre sanctuaire, ou nous pourrions enfin révérer Dagon et obtenir des pouvoirs dépassant l’entendement.

- Oui, exactement ! C’est exactement ça ! Oh, je suis si impatient, allons y, d’après l’énigme, la caverne se trouve exactement... là bas, venez !

Stanislas avait désigné une grotte extrêmement visible située dans les hauteurs, je devais concéder à l’aube mythique une certaine intelligence, il ne me serait pas venu à l’esprit tout de suite qu’une secte dangereuse voulant anéantir Tamriel se cache dans ce qui ressemblait à une tanière d’ours.
Nous pénétrâmes dans la grotte, après avoir marché une centaine de mètres dans le noir, nous arrivâmes dans une sorte de grande pièce ronde, avec au fond, une petite porte en bois et surtout un imposant gardien nordique portant la même robe rose ignoble que portait Dereck Sulliman en son temps.
Le surveillant nous fit signe de stopper devant lui et parla d’un ton qui se voulait dramatique, mais qui était risible comparé à celui de Lachance.

- Mes frères, vous avez été choisis, vous n’êtes pas comme les autres gens, vous avez en vous le savoir, la force, la volonté dont a besoin d’aube mythique, dont a besoin Mankar Camoran, dont a besoin...

Alors que Stanislas était presque ému aux larmes, je me retenais de bailler alors que le surveillant poursuivait son discours de propagande, avant de reprendre mon attention lorsqu’il abordait la partie difficile.

- … et pour cette raison, je vous demanderais de passer un après l’autre pour que je vous pose des questions concernant le Xerxes, et que vous me prouviez que vous avez résolu les énigmes et suivi le sentier de l’aube.
- Je commence, attendez moi ici, euh... je ne connais pas votre nom, mais attendez moi plus loin, nous nous retrouverons dedans, d’accord ?

Je m’éloignais un peu sous le regard approbateur du surveillant, et je ne pouvais plus rien entendre.
En vérité, la situation était un peu préoccupante, il était évident que je ne savais même pas ce qu’était le Xerxes, et c’était ici que ce jouait mon entrée dans l’aube mythique.

- A vous, venez par ici je vous prie… bien, voilà une question facile qui ne devrait pas vous poser problème si vous êtes venu ici par le sentier de l’aube… au deuxième tome du xerxes, quel à été le mot de vérité qu’a prononcé Mankar Camoran pour délier ses frères de l’aube soumis à la volonté d’Uriel Septim ?

Je n’avais pas la moindre idée de ce que signifiait la question qu’il venait de me poser, et je réfléchit à toute allure alors que le surveillait paraissait perdre patience.

- Eh bien ? Cette question est pourtant facile, si vous avez lu le xerxes vous devriez…

Je regardai subitement le gardien droit dans les yeux, pendant quelques secondes je vis le reflet de mes yeux rouges dans les siens il sembla perdre contact avec la réalité une seconde avant de se ressaisir.
A ce moment, je sortis une feuille de papier blanche de mon sac et lui donnai en lui disant que tout ce qu’il avait à savoir se trouvait écrit ici.
Le gardien examiné minutieusement le papier vierge, puis me le redonna l’air impressioné.

- Eh bien, tout cela me semble absolument correct, j’ai rarement vu un novice avec un tel savoir sur les paroles de Mankar Camoran, sincère félicitations, mon frère.

Altérer la vision de la réalité de la cible était un degré supérieur de la magie d’illusion et c’était fatiguant de le faire, mais les résultats étaient superbes par moments.
Enfin, le surveillant nous ouvrit la porte du sanctuaire, qui s’averra en réalité être un repaire bien plus immense que tout ce que j’avais ou imaginer, j’étais sans le vouloir tombé sur ce qui était le cœur même du culte à Dagon.
Les couloirs lugubres du sanctuaire de l’aube étaient très animés, il y avait des gens en robe rose partout et à chaque coin, et force m’était de constater que j’avais sous estimé la puissance de l’aube mythique.
Enfin, nous arrivâmes à une petite pièce, parmi une centaine d’autre dans un long couloir, avec deux lits en bois, une petite table et un coffre.

- Voici votre demeure, installez vous et reposez vous mes frères, demain vous rencontrerez votre supérieur, vous serez illuminés et vous subirez les rites initiatiques… passez une bonne nuit.

Il m’était difficile de dormir tant Stanislas était surexcité et parlait sans s’arrêter, j’eus plusieurs fois l’envie de le faire taire, mais cela viendrait naturellement plus tard.
Il ne s’en doutait pas, mais « rituels initiatiques » impliquaient certainement sacrifices, meurtres, sévices corporels et humiliations diverses et variées. Inutile de dire j’avais hâte d’être le lendemain.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:30 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Je fus réveillé de très bonne heure par les prières qui résonnaient partout dans le sanctuaire de l’aube mythique, le bruit me gênait mais fascinait Stanislas qui c’était dressé dans son lit pour les écouter.
Lesdites prières me faisaient penser à de vagues murmures incompréhensibles dans lesquels j’entendais de temps en temps « Dagon » ou « Mankar » tout cela pour dire qu’elles étaient assez ridicules, mais devraient impressionner ces fous de fanatiques, quoique j’étais mal placé pour parler de la folie d’autrui.
Il devait être aux alentours de cinq heure du matin lorsque la porte de notre « chambre » s’ouvrit brutalement et claqua contre le mur, ce qui ne me surprit guère, mais fait sursauter Stanislas.
Trois membres de l’aube mythique extrêmement musclés firent irruption dans notre chambre et mirent leur mains dans leur dos.

- Il est temps, préparez vous à être initiés, suivez nous.

Au risque de me répéter, je trouvais cette mise en scène ridicule, de mauvais goût et nullement convaincante, bien qu’elle impressionnait beaucoup mon compagnon qui bondit hors de son lit et failli faire un salut militaire.
Je me levai calmement et suggérai à Stanislas de penser à remettre un pantalon avant de partir, car dans son enthousiasme, il l’avait oublié, cela le gêna énormément mais réussit à arracher un sourire involontaire aux brutes qui allaient nous escorter jusqu´à notre… initiation.
Nous fûmes guidés à travers le dédale qu’était le sanctuaire de l’aube, avant d’arriver après quelques minutes dans une gigantesque salle dans laquelle se trouvait un immense autel, une statue de ce qui me semblait être Mankar Camoran, quelques membres de l’aube mythique, et surtout une bonne vingtaine de gens de tout âges et races habillés en civil, je me dis qu’il s’agissait aussi d’apprentis potentiels tout comme moi.
A l’entrée, on me confisqua ma dague elfique et mes couteaux, Stanislas lui aussi fut dépouillé.
Mon compagnon et moi même nous mêlâmes au groupe, et commençâmes à attendre qu’il se passe quelque chose. Sur l’autel, les hauts membres de l’aube mythique qui portaient leur robe paraissaient attendre que toutes les recrues potentielles à la secte soit présentes.
Après une bonne dizaine de minutes, un d’eux, un aldmer, demanda le silence, et se mit à parler en levant les bras au ciel comme si il récitait une prière.

- Mes frères ! Vous êtes les élus ! Vous avez été choisis par Merhunes Dagon pour apporter le paradis suprême sur Cyrodiil, vous recevrez en échange des pouvoirs et des richesses dont vous n’auriez jamais pu rêver avant, et même dans la mort, vous vivrez un océan de bonheur éternel grâce à la volonté de notre seigneur !

La déclaration de l’homme de l’autel avait déchaîner les passions des recrues potentielles, qui se mirent à acclamer et ovationner l’orateur, l’ambiance me rappela celle de l’arène impériale, mais les discours du commentateur des matchs étaient plus pertinents et crédibles.
Après un tonnerre d’applaudissements, le silence fut demandé et le discours reprit.

- Mais, mes très chers frères, les temps sont durs, et, je suis au regret de vous annoncer que, que…

Ici, le beau parleur parût céder à une vive émotion et s’appuya contre un piédestal en essuyant ses larmes de crocodile.

- …que, bien que cela brise autant le cœur de notre seigneur autant qu’a moi, il est nécessaire que nous ne gardions que les meilleurs d’entre vous, pour que l’aube mythique soit plus forte et unie, et ne soit composée que de l’élite, pour qu’elle soit la main armée invincible de Mankar Camoran !

A ma grande surprise, la suite du discours fut aussi bien accueillie que la précédente partie, et je fus forcer de me demander si ces imbéciles fanatiques comprenaient ce que l’aldmer avait voulu dire par la. Il était évidemment question des fameux rites dont on nous avait parlé la veille, et il me semblait légitime de penser qu’il s’agissait de tests ou de pratiques particulièrement dures et sélectives, cela dit, je ne voyais pas ce qu’ils pouvaient faire qui serait suceptible de me poser problème, mais j’attendais avant d’émettre un vrai jugement sur lesdits tests.
J’étais tout de même très impatient et curieux de voir tous ces jeunes et vieux naïfs voir leur rêves, leur espoirs, leur aspirations et leur vie s’achever, si possible dans un torrent de larmes et de chagrin.
Je me mis aussi à acclamer l’aldmer, mais pour mes propres raisons.

2 : Rituels initiatiques.

Le vacarme calmé, je remarquai qu’un nombre anormal de personnes portant la robe de l’aube mythique pénétraient dans notre pièce, tous de carrure imposante, il semblaient attendre un ordre ou quelque chose pour intervenir, vraisemblablement, contre nous, mais je n’avais pas la moindre idée des raisons qui pourraient les pousser à le faire pour le moment.
L’aldmer reprit la parole, mais son ton était moins grandiose et avait quelque chose de menaçant à présent dans la voix… bien sur personne d’autre que moi ne pretait attention à ce genre de détails sans importance, le fait était que lorsque « ça » arriverait, je ne serais pas surpris.

- Très bien, à présent, je veux que vous vous mettiez deux par deux, allez, faites vite, peu importe qui sera votre équipier, mais sachez juste que vous passerez… de bons moments ensembles.

Naturellement, Stanislas s’approcha clairement de moi avec un sourire radieux, il paraissait très impatient de commencer.

- Fantastique… à présent, sachez juste que tout cela n’a rien à voir avec du sadisme ou de la cruauté, mes frères, voyez cela comme une preuve de votre foi inébranlable envers Dagon, et une occasion de prouver à Mankar Camoran que vous êtes dignes des pouvoirs que vous recevrez. Ceux qui réussiront seront honorés, les perdants iront dans un paradis éternel, vous serez de toutes façons gagnants. Bonne chance à tous.

A l’instant ou il eut finit sa phrase, la cinquantaine de membres de l’aube mythique présents dans la salle se jetèrent sur les apprentis et se mit à les agresser très brutalement en se servant de masses, de fléaux dans le but de les assomer, d’après moi, le tout dans un concert intéressant de cris, de hurlements et d’incompréhension.
Les gens de l’aube mythique, malgré leur robe rose, faisaient preuve d’une violence inouïe, il piétinaient les gens au sol, les rouaient de coups à plusieurs sans leur laisser de chances de défense.

- Mais… mon ami, expliquez moi ce que ça signifie, je croyais que les rites d’initiations ne…NON PAR PITIE NE ME FAITES PAS DE MAL !

Je failli remercier les deux gorilles qui passaient à tabac Stanislas, mais ça aurait été de mauvais goût.
Une des brutes tenta de me frapper dans le dos avec une masse d’arme, mais j’évitai son coup d’un pas sur le côté, et lui donnai un simple coup avec le bout de mes doigts dans sa gorge, cela bloqua son souffle et il tomba à genoux, j’en profitai pour lui donner plusieurs coups de genoux dans le visage, ce qui lui brisa le nez, la mâchoire, puis enfin le crâne.
J’avais à présent l’attention de dix brutes bien disposées à m’assommer, quoi qu’il en soit, l’aldmer était déjà apparemment fasciné par ma première action, je devais lui donner les moyens de me faire confiance au point de me donner une chance de participer rapidement à une attaque contre Uriel Septim.
Il passèrent à l’attaque, leur nombre jouait en leur défaveur, ils n’osaient pas frapper franchement de peur de se toucher les uns les autres. Je me déplaçais rapidement et évitais un maximum de coups, j’arrivais bien à en mettre au sol quelques uns à l’aide de coups efficaces et directs, comme par exemple des coups avec la paume au niveau du crâne, ce qui provoquait instantanément de graves lésions cérébrales et éventuellement la mort, mais je recevais énormément de dégâts qu’il m’était impossible de tous éviter.
Après un coup de masse de trop à la tête, je tombais au sol, encore une fois encore, mon esprit était encore très actif, mais c’était mon corps qui était hors combat.
Alors que je me faisais rouer de coups, insulter et battre, je regrettai brièvement de ne pas pouvoir m’injecter un peu d’hist., avant de me souvenir que cela avait globalement plutot été une mauvaise expérience.
Il y avait beaucoup de mouvement autour de moi, les corps innanimés étaient transportés par deux dans d’autres pièces, à ma droite, un des laquais était en train de soulever Stanislas.

- C’est lui le compagnon de ce dumner qui a osé résister ?
- Il a tué frère Willihem, et blessé quelques uns d’entre nous, frère Dreaz.
- Il en a dans le ventre… je lui réserve un traitement spécial, voyons comme lui et son compagnon résistent à un interogatoire impérial… maudite vermine !

Le dénommé Dreaz me donna un petit coup de pied sur le bras pour voir si j’étais conscient, j’en profitai pour attraper son pied et en briser le pouce, cela le fit se pencher et j’usai de cette opportunité pour me redresser en position assise et un donner un vigoureux coup de coude dans son entrejambe, ce qui lui fit pousser un cri de jeune chanteur d’église effarouché.
Je riais comme un dément alors qu’ils recommencaient à me frapper et finirent par m’attacher un sac en toile sur la tête et me porter jusqu´à à une autre pièce. J’étais dans le noir, mais je les sentais m’attacher à une chaise, à coté de moi, Stanislas hurlait à l’aide et à la pitié. Treaz arracha le sac, et me donna un coup de poing.

- Tu es a la prison impériale, vermine, qu’as tu fais, es tu de l’aube mythique ?!

Je compris le but du jeu, c’était une sorte de jeu de rôle interactif plutôt bien pensé.
Je répondis a Treaz par une question, et lui, était il de l’aube mythique ?
C’était la deuxième fois que je me faisais torturer avec quelques jours d’intervalle, j’étais persuadé que Sithis en riait dans sa barbe. Cela dit, l’aube mythique était très mignonne, mais était vraiment incapable de provoquer une douleur correcte, en vérité, l’haleine de Treaz m’incommodait plus que ses coups.
Ce n’était malheureusement pas le cas pour Stanislas, qui était hystérique et pleurait énormément en confessant milles et un crimes imaginaires.

- D’ACCORD ! JE SUIS DE L’AUBE MYTHIQUE, MON SANCTUAIRE EST AU LAC ARRIUS ! JE L’AI DIS, ARRETEZ CE JEU HORRIBLE !

Satisfait de son pouvoir, Treaz se tourna vers moi et cria, ses postillons étaient infâmes.

- Toi, si tu ne me dis pas qui tu es, je tue ton ami !

Je déclarai au sympathique Treaz que je serais ravi de le faire, car je n’avais jamais vu cet étrange jeune homme à ma droite.
Cela surprit Treaz qui hésita sur ce qu’il devait faire à ce stade du jeu, il regarda nerveusement une horloge, et j’insistai en disant qu’il devrait le tuer maintenant.
Il était amusant de remarquer de c’était moi qui avait l’air de le torturer, et pas le contraire.
Enfin, un bruit de sifflet résonna dans le sanctuaire, marquant probablement la fin de cette partie du rituel initiatique.
Presque soulagé, frère Treaz nous détacha Stanislas et moi, et nous lança un sort de soin très puissant qui me remit sur pied presque instantanément.
En ignorant les remerciements larmoyants de mon compagnon, Treaz nous fit comprendre qu’il fallait retourner dans la grande salle, ou tous les apprentis se trouvaient, tous l’air dépité, épuisé et attristé.
L’aldmer reprit la parole, d’un ton dramatique cette fois ci, il aurait pu jouer des pièces de théatre.

- Mes frères, mes amis, pardonnez nous, nous souffrons autant que vous à vous imposer cela mais, mais… cela n’est rien comparé à ce que vous pourriez vraiment subir, le quotidien de ceux servant Dagon est loin d’être facile, et pourra mener à la mort. C’est pourquoi plus que jamais, j’encourage ceux ne se sentait pas prêts à renoncer, et à quitter une fois pour toute le sanctuaire, dans la pièce la bas, un sort d’amnésie vous sera jeté et vous oublierez cette journée. Sachez que si votre compagnon quitte le sanctuaire, vous serez forcés de le suivre, vous êtes liés entre vous.

J’eus peur que Stanislas s’en aille, mais il resta en place, durant de longues minutes, et des discussions silencieuses entre groupes, quatre groupes prirent la décision de s’en aller, et allèrent vers la petite pièce isolée au fond de la grande salle. Impossible de dire si ils se faisaient tuer ou si l’église de Dagon savait montrer de la clémence.

- A vous qui êtes restés, je vous félicite, votre ascension ne fait que commencer. Nous ne sommes pas des monstres, allez vous reposer dans vos chambres, vous serez appelés lorsque la suite des rituels initiatiques commenceront.

Les six groupes restants quittèrent la salle en silence, et je finis par me retrouver seul dans ma chambre avec Stanislas, impatient de découvrir la suite des festivités, bien que mon compagnon ne partageât pas mon entièrement mon avis.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:31 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]- Je… je ne comprends pas, les xerxes parlent du paradis, de paix ultime dans le monde, de pouvoirs divins, certainement pas de… ce qui vient de nous arriver, c’est comme un rêve, je ne suis même plus sur que ce soit arrivé tant j’en reviens pas.

Je demandai à mon compagnon à quoi il pouvait possiblement s’attendre, après tout, Merhunes Dagon était une entité représentant la destruction et le mal absolu pour certains, non pas un être bon et généreux.
Stanislas resta silencieux et regarda les aiguilles de l’horloge tourner, perdu dans ses pensées.

- Oh fait, bravo pour votre coup de bluff, j’ai vraiment cru moi même pendant une seconde que vous vouliez vraiment que notre bourreau me tue, c’était très crédible.

Je dus réfléchir avant de comprendre ce qu’il voulait dire, lorsque ce fut fait, je me contentai de lui sourire.
Si il savait.
Stanislas m’était assez sympathique, il était jeune, et n’avait pas l’air d’avoir beaucoup d’expérience dans la vie, les raisons qui l’avaient amenées à étudier le chemin de l’aube m’échappaient et je ne tenais guère à lui poser la question, mais il ne savait probablement pas vraiment dans quoi il s’engageait. J’eus presque une sensation de compassion lorsque je vis ses mains commencer à trembler tandis que l’on venait nous chercher pour la suite des rituels et que l’on nous ramenait dans la grande salle, ou, au centre de l’autel, était attachée, nue et blessée, une jeune femme impériale qui hurlait à l’aide.

- Soyez à nouveau les bienvenus mes frères, voyez cette chienne, voyez cette vermine qui n’est que l’esclave servile d’Uriel Septim !

Il me semblait avoir déjà vu la jeune femme, ce n’était qu’une simple garde de la cité impériale, elle avait du être au mauvais endroit au mauvais moment.
Il était amusant de constater que les apprentis, tous extrêmement excités quelques heures apparavant, montraient déjà nettement moins d’enthousiasme. Lors des discours de l’aldmer. Ledit aldmer sortit une kriss de sa robe et la brandit au ciel.

- Il est temps de punir cette créature ! Que tous ceux désirant rester viennent offrir son sang à Merhunes Dagon !

Nous entamions la quelque chose que j’affectionnais tout particulièrement dans la psychologie de l’être humain, n’ayant de nom précis à lui donner, je l’appelais le « syndrome Dimitri ».
Tuer était très facile sur le papier, c’était même enfantin en vérité, un coup bien placé et la vie quittait le corps attaqué, il était autrement plus simple de faire souffrir, avec n’importe quel objet, tranchant ou pas, avec d’imagination tout était possible. N’importe quel individu moyen se dit cela, mais, lorsqu’il se retrouve dans la situation ou il réalise vraiment la portée du geste, ou il réalise qu’il s’agit d’un être vivant capable de ressentir et voulant vivre à tout prix, ou il réalise la famille qu’il brisera, la douleur qu’il causera, les larmes qu’il fera couler, n’a pas le courage de continuer son geste.
Bref, c’est ce qui arriva, pour mon plus grand plaisir, au cinq groupes avant moi, le temps passait très lentement, il me semblait même qu’un des groupe avait attendu une heure avant de renoncer tant les gémissements de la pauvre femme se faisaient horrible. Il y avait aussi eu quelques crises de nerfs, de vomissements, et j’en passe.

- Mon… mon frère, je ne crois pas que j’aurais le courage de le faire, je pense qu’il serait préférable de renon…

N’écoutant même pas la déclaration de Stanislas, j’avancai vers l’autel, pris des mains la kriss de l’aldmer, et le plantai dans le ventre de la garde.
Pendant une seconde, son hurlement décupla d’intensité, puis je la fis taire en l’achevant d’un coup rapide dans la jugulaire, une astuce marchant toujours et tuant à coup sur.
Je rendis sa kriss au supérieur, qui regarda sa lame et le corps l’air impressionné, puis il hurla dans la salle a ceux ne s’étant pas encore fait rendre amnésiques ou aux surveillants de l’aube.

- Voilà les personnes dont a besoin Mankar Camoran ! Des personnes capables d’accomplir les tâche qu’on leur conflie, sans échouer !

La grimace qui firent les surveillants me fit comprendre qu’ils avaient surement survécu à un raid raté contre l’empereur et leur servait de sermon.
L’aldmer jeta un regard méprisant à mon compagnon, avant de l’inviter à venir prêt de nous.

- Mes frères, considerez vous comme l’élite, vous avez tenu superbement jusqu´à maintenant, reste la dernière partie des rituels, mais avant cela, mangez, vous devez avoir faim. Installez vous dans un coin de la grande salle, on vous apportera des aliments.

Le changement d’attitude soudain du supérieur me fit espérer une surprise finale interessante.
Sans trop m’en rendre compte, je m’étais retrouver à faire cuire des saucisses autour d’un petit feu avec Stanislas, qui était d’humeur très bavarde.

- Je suis vraiment navré, je ne suis vraiment qu’un obstacle dans vos pattes, mon frère, j’aimerais avoir votre aisance et votre courage, mais… je n’y arrive pas.

Je le regardai fixement, il se forçait à sourire, mais il y avait quelque chose de très triste dans son regard.
Ma curiosité atteint son paroxisme et je finis par lui demander ce qu’il faisait ici, car il n’y avait clairement pas sa place.
Mon compagnon regarda la flamme dansante quelques instants avant de parler.

- Je… je n’ai jamais rien accompli dans ma vie, je n’étais rien du tout, juste une goutte d’eau dans la mer. Puis j’ai découvert le xerxes, la promesse de pouvoirs dont je n’aurais jamais pu rêver, de magie de… pourquoi je souhaite ces pouvoirs, vous dites ? Eh bien… ca va vous sembler bête mais… mais je souhaite faire le bien autour de moi, vous avez vu comme nous avons été soignés tout à l’heure ? Avec ces pouvoirs, je pourrais vraiment aider les gens, et peut-être… créer le paradis dont parle Mankar Camoran, même si la journée d’aujourd’hui me fait douter de ses véritables convictions. Mon vœu reste le même, je souhaite devenir quelqu’un de bien, même si cela implique de passer par l’aube mythique.

Je fixais moi aussi la douce flamme, la chaleur était très agréable et incitait à la rêverie.
Je dis à mon compagnon qu’il était déjà quelqu’un de bien, et que je souhaitais sincèrement qu’il accomplisse son rêve.
Après le repas, l’aldmer nous rappela une ultime fois à lui, j’avais hâte que toute cette mascarade ce termine et de me concentrer sur mon contrat. Notre aldmer paraissait extrêmement hilare alors qu’il commença à parler.

- Je n’ai qu’une seule consigne à vous donner, la voici : Entretuez vous, le survivant rejoindra l’aube mythique, l’autre rejoindra tous les autres apprentis.
- NON !

Stanislas serra les poings et fulminait de rage, il se tourna vers moi.

- Mon frère ! Il est hors de question que je joue à ce jeu, je ne vous connais pas depuis longtemps mais je vous considère comme mon ami, en s’alliant je suis sûr que nous pourrions sortir d’ici et dire au monde qu’elle monstruosité est en vérité l’aube m…

Il arrêta subitement de parler et tomba à genoux en toussant du sang. Je venais de lui donner un coup avec deux doigts dans la gorge.
Il me regardait avec des yeux plein de confusion, de chagrin et de peur, il était incapable de parler, mais dans son souffle rauque et déformé, je pouvais entendre le mot « pitié ».
La seule chose que je pouvais faire était de l’empêcher de souffrir trop longtemps, mais il fallait que l’aldmer me considère comme un élément incroyable.
Je finis mine de me retourner, incapable de le tuer, mais je tournoyai sur mon même et lui donnai un coup de pied retourné dans le visage, je sentais son visage s’enfoncer à l’intérieur de sa chair et son cœur s’arrêter de battre.

- Cela règle ce facheux problème, je ne doutais pas une seconde de votre succès, mon frère, mais cet incapable ternissait votre talent. Votre foi en Merhunes Dagon doit être très elevée, pour qu’il vous ai donné une telle… habilité à vous battre, n’est ce pas ? Bien, je vous laisse avec frère Treaz, il va vous remettre votre robe, et vous expliquera comment fonctionnent les choses ici. Oh, et j’aurais d’ici quelques jours, un travail tout à fait fascinant à vous confier impliquant l’empereur, et qui devrait confirmer votre fervente croyance envers le seigneur Dagon. Allez.

Je saluai respectueusement l’aldmer, et rejoint Treaz.
Stanislas avait été quelqu’un de bien jusqu’au bout, grâce à lui et son caractère niais et naïf, l’aube mythique était persuadé de ma bonne foi.
Pour Uriel Septim, les aiguilles commencaient à tourner dès maintenant.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:31 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Dans sa chambre, au sommet du palais impérial, l’empereur Uriel Septim se morfondait, et regardait avec mélancolie la cité impériale, illuminée par les lumières de la nuit.
L’empereur était inquiet, cela, sa garde rapprochée le sentait clairement, bien que l’aube mythique aie tenté de l’assassiner maintes fois sans succès, quelque chose de différent le troublait particulièrement ce soir là.

- « Empereur », murmura le capitaine Renaud doucement à son souverain, « tout va bien ? »

Uriel Septim se retourna vers sa plus fidèle protectrice et hocha la tête positivement en souriant doucement, il émanait une profonde tristesse du visage de l’empereur, mais le capitaine Renaud ne se sentit pas autorisée à poser d’avantages de questions, et resta silencieuse à son poste.
Uriel Septim avait développé une sorte de double vue, et avait été capable, maintes fois, de voir l’avenir ou d’anticiper les événements, ou parfois de ressentir l’importance d’un individu dans la ligne du temps. Ce don avait quasiment toujours permit à l’empereur d’avoir une longueur d’avance sur les choses, et de prédire ce qui allait se passer, certains de ses ennemis le traitaient de fou à cause de ce talent incroyable, dont aucuns de ses fils n’avaient apparemment hérité, et qui lui avait donné la chance de vivre plus longtemps, et de voir l’avenir avec enthousiasme.
Mais ce soir là, quelque chose était différent.

- « Renaud, Baurus, mes chers amis et gardiens », chuchota l’empereur d’une voix chagrinée et morne, « je désirerais rester seul un petit moment, je dois… réfléchir, obéissez s’il vous plait. »

Les deux soldats s’inclinèrent et quittèrent la superbe chambre sans poser de questions, laissant un Uriel Septim attristé et mélancolique, repensant en silence à toutes les erreurs de sa vie.
Ce soir là, l’empereur avait eu une vision, la dernière de sa vie.
Il avait eu la vision de sa mort.

3. Mémoires.

Mais Uriel Septim n’avait pas commis beaucoup d’erreurs dans sa vie, il avait été un grand homme, bon et généreux, il avait fait le bien autour de lui et avait tout fait pour que l’on se souvienne de lui comme d’un bienfaiteur, aussi les rares erreurs qu’il avait commises le hantaient tout particulièrement, et ses enfants, ses deux fils étaient au centre de son tourment.
En vérité, tout ce qu’avait cherché l’empereur était uniquement le bien de ses fils, il avait peur de l’aube mythique, peur du regard du peuple, des préjugés, du moins, c’est cette idée qui lui permettait de ne pas se haïr lui même.
Son premier fils était un impérial de souche pure, se souvint l’empereur, il l’appela Martin en hommage à Martin Terance Septim, qui scella les portes d’Oblivion en se sacrifiant des siècles de cela. Martin était un enfant très doux, calme et modéré, il était le portrait craché de son père. Par peur de représailles ou de menaces, l’empereur décida, non sans avoir le cœur brisé, d’envoyer son fils dans un couvent à Kwatch pour qu’il puisse grandir paisiblement en attendant de pouvoir accomplir son destin lorsque les portes de l’Oblivion se rouvriraient.
Mais Uriel Septim était, en vérité, un peureux, bien qu’il refusât de l’admettre encore en ce soir crucial. L’idée de devoir se sacrifier pour sceller les portes de l’oblivion le terrorisait au plus haut point, il ne se sentait pas l’âme d’un guerrier, mais d’un empereur en temps de paix, et ce malgré tous ses sermons sur la valeur de l’acte du sacrifice et de la nobilité du geste. En vérité, la naissance de Martin était due à cette peur, le rôle de Martin était de se sacrifier pour que son père puisse rester sur le throne plus longtemps en vie, et son envoi dans ce couvent avait peut être un geste de déni pour éviter de faire face au nourrisson.
Les années passant, l’empereur réalisa qu’il ne vivrait pas assez longtemps après que Martin aie scellé les portes de l’oblivion et vaincu le mal, et que sans empereur, cyrodiil s’écroulerait, anéantissant son travail, ce qu’il fallait à Uriel Septim pour que tout se passe correctement était un second fils, de souche moins noble, dont le but serait de perdre la vie en héros pour que son frère, Martin, ressemblant d’avantage à son père prenne le pouvoir.
L’empereur se mit à sangloter et à marmonner quelque chose en prenant sa tête dans ses mains, regrettant de tout son cœur sa folie et sa couardise.

- « Spada », sanglota t’il avec obsession « Spada, Spada, Spada, je regrette tellement… ou que tu sois, je regrette ce que tu as enduré à cause de moi…»


Il s’appelait Spada, se rappela l’empereur, il était né de son amour entre une femme dumner modeste qui avait été heureuse et fière de porter en elle ce qu’elle croyait être le futur héros qui sauverait Cyrodiil.
Il devait rester enfermé en permanence dans une maison à Bravil, il ne fallait pas que son existence éclate au grand jour, et ce avant sa majorité ou il recevrait l’amulette de srois et aurait le pouvoir de refermer les portes maudites.
Contrairement à toutes les attentes de l’empereur, le jeune garçon fut comme une bénédiction des neufs, dès son plus jeune âge, l’enfant était d’une beauté fascinante, envoûtante et mystérieuse, son teint pâle inhabituel pour un elfe noir et ses cheveux d’une blancheur parfaite attiraient le regard, et cette beauté hypnotique s’accrut encore d’avantage lors de sa croissance.
En outre, pensa l’empereur qui se sentait mal, le garçon était un véritable prodige, il montrait de superbes capacités physiques et était capable de mouvements acrobatiques ou discrets qui laissaient émerveillés toute sa famille, même l’empereur était pantois en le voyant se déplacer avec grâce et aisance. Il possédait en plus, dans les souvenirs d’Uriel Septim, une capacité d’apprentissage et d’adaptation hors du commun, faute de liberté, il lisait énormément et un jour, il montra à son vrai père des sorts d’illusion qu’il avait appris à utiliser le jour même en les lisant dans un livre, il montrait d’ailleurs un talent naturel pour ce qui était de cette branche de magie.
Il était aussi très doué pour jouer la comédie et des rôles, et présentait de l’interêt pour le combat, mais pas de la même manière des nobles chevaliers utilisant des épées longues, l’enfant prodige avait inventé lui même un genre de combat innovant alternant entre lames courtes et couteaux de lancer. Il montrait à Uriel Septim tout ce qu’il était capable de faire, ce souvenir fit sourire l’empereur dans sa chambre, alors qu’il se souvint qu’un jour, Spada avait réussi à toucher une cible à plus de cinquante mètres juste en lançant un couteau, il n’avait que neuf ans et l’empereur pensait à l’époque qu’il avait tous les moyens de diriger les armées contre Merhunès Dagon et le vaincre.
Pourtant, le destin en avait probablement décidé autrement, alors que toute la famille de Spada remarquait, au fil des années, une particularité qu’avait toujours eu Spada, sans jamais prendre cette spécificité au sérieux.
Spada ne parlait jamais de lui, de ce qu’il ressentait ou de ce qu’il pensait, sa manière de sourire paraissait fausse, il était toujours d’un calme et d’une imperturbabilité anormale pour un enfant, et sa manière de parler était différente de celles des autres.
Une mémoire fit frissoner l’empereur, une mémoire qui l’avait poussé à consulter un medecin psychologue pour son fils.
Il n’y avait pas assisté personellement, mais la mère de l’enfant lui avait tout raconté, très inquiète pour la santé mentale de son fils, alors qu’il n’avait que onze ans.
En maniant ses lames, Spada c’était coupé gravement une veine du bras, sa mère était accourue vers lui en criant et en tentant de panser la blessure. Tout ce que faisait Spada était de regarder en souriant la terrible blessure de laquelle une quantité affolante de sang se déversait. La seule chose qu’il aurait dit à sa mère était de lui demander en souriant et calmement, pourquoi elle criait comme ça, car ce n’était certainement pas cela qui allait calmer la douleur ou aider la plaie à cicatriser, sur le coup de la panique, sa mère lui aurait répondu qu’il aurait pu mourir. La seule réponse de Spada fut la suivante : « Donc je pourrais tuer quelqu’un en lui coupant cette partie du bras. Merci, maman ».
L’empereur consulta un psychologue et lui demanda de parler à son fils pour établir un diagnostic précis de sa santé mentale, le psychologue était un khajit très réputé, mais il lui fallu plus de trois heures avec Spada pour obtenir un diagnostic encore trop approximatif. Le jeune dumner était « différent » dans sa manière de percevoir la réalité et la signification des choses que les autres gens, et il était probablement impossible de comprendre exactement ce qui se passait dans sa tête, ce n’était rien de grave d’après lui, mais Spada était beaucoup trop intelligent et percevait la réalité et la vie de manière bien trop lucide et réaliste pour son propre bien et celui des autres.
Il avait utilisé un exemple qui avait marqué assez profondément Uriel, comme tous ses souvenirs concernant le garçon, là ou un homme verrait un horrible cadavre pourrissant, Spada pourrait voir une opportunité sincèrement intéressante de s’instruire sur la mort de l’individu, sur la quantité de sang qu’il avait perdu et des dégâts qui l’avaient tué.
La mort prenait d’ailleurs une place de plus en plus importante dans la bibliothèque de son fils, que ce soit sous forme de romans, de livres scientifiques ou essais, le jeune garçon était passionné. Son père le laissa faire, en essayant de se convaincre que sur le champ de bataille, contre des créatures daédriques, tout cela serait extrêmement utile, bien qu’en vérité, il commençait à s’inquiéter.
L’empereur se rappela que Spada avait un chien qu’il paraissait beaucoup aimer, et avec lequel il avait grandit, lorsque l’animal décéda et qu’on lui annonça la triste nouvelle, il leva à peine les yeux de son livre et dit simplement « bien. » Comme si en vérité l’animal n’avait jamais été de quelconque importance à ses yeux.
Les années passaient et Spada, bien qu’il ne montrait jamais le moindre sentiment agressif ou quelconque clairement en réalité, ne supportait pas qu’on l’appelle par son prénom, son prénom qui le retenait prisonnier à cette maison et le contraignait à mourir pour sauver un monde qui n’en valait plus la peine d’après lui. Il disait vouloir « exister », rien de plus, aujourd’hui encore l’empereur ne comprenait pas la signification de ce mot, mais le jour de ces dix huit ans, il trouva dans la maison de Bravil un massacre épouvantable et son fils avait disparu, pour ne plus jamais montrer le moindre signe de vie.
L’empereur s’en voulait énormément, avec du recul, cela le faisait énormément souffrir. Par peur, par égoïsme, simplement pour prolonger son existence déjà entamée, il avait donné naissance à deux enfants innocents condamnés au malheur, il se haït encore plus en réalisant qu’il devrait, d’une manière ou d’une autre, révéler la vérité à Martin, pour que lui s’occupe des feux du dragon… un ordre de mort donné par un père qu’il n’a jamais connu, quelle ironie infâme, pensait Uriel.
Il se releva, essuya ses yeux et jeta un dernier regard à la cité impériale.
L’empereur ferma les yeux et réfléchit encore pendant quelques instants, il parut avoir une idée.
Il se ressaisit subitement et appela ses deux capitaines à entrer dans la chambre.

- « Mon seigneur, que ce passe t’il ! » cria le capitaine Baurus d’un ton clairement inquiet.
- « Tout va bien », répliqua l’empereur calmement et d’une voix aussi assurée que possible. « Tout va très bien, écoutez moi, j’ai réfléchi, je pense que… ma dernière heure n’est peut-être pas encore arrivée après tout, j’ai encore des choses à faire en ce monde ». « Voilà ce que nous allons faire », poursuivit Uriel ne laissant pas à ses officiers le temps de répliquer. « Le gros des gardes restera dans le palais pour donner l’illusion que je m’y trouve, quand à vous, vous m’escorterez à travers la prison et les catacombes, jusqu’aux égouts, nous partons immédiatement, je sens que… les aiguilles tournent pour moi. »

Sans poser de questions, les deux capitaines prirent quelques soldats avec eux, et emmenèrent l’empereur vers les prisons se trouvant sous le palais.
En vérité, Uriel Septim sentait sa dernière heure arrivée, mais il voulait encore une dernière chance de survivre, et de s’excuser auprès de ses fils de leur avoir donné une vie qu’ils ne méritaient pas, d’avoir été un peureux moins que rien et un mauvais père.
Alors que le groupe s’avancait en silence dans les prisons, un prisonnier elfe noir se mit à hurler, ce qui fit sursauter l’empereur.

- « Aha, je te l’avais dis » ! Hurla un premier prisonnier. « Foi de Valen Dreth, je t’avais prévenu que l’empereur était dans mes petits papiers, d’ailleurs il vient me libérer et… »

Le capitaine Renaud fit signe a Valen Dreth de se taire, tandis que Baurus ouvrait une cellule en face de celle de l’elfe noir.

- « Vous la, au fond de la prison ! Pas de gestes que vous pourriez regretter, je vous préviens ! » Menaca Baurus.

L’empereur jeta un regard au personnage mystérieux, il se tenait assis dans l’ombre et il lui était impossible de dire sa race, son sexe ou son âge, mais il tenait une sorte de journal intime dans ses mains.
Pour une raison qu’il ignorait, l’empereur fut fasciné par l’individu, il s’approcha doucement de lui en ignorant les consignes de prudence de Baurus et de Renaud, tandis que le mystérieux personnage au journal ne faisait pas le moindre geste.

- « Vous. » Commenca l’empereur Uriel Septim.

Sur le moment, l’empereur n’avait probablement pas la moindre idée de l’immensité du geste qu’il venait de faire en adressant la parole à l’homme au journal.
Bien plus bas, dans les catacombes, un elfe noir qui se disait sans nom attendait, s’impatientait, et se réjouissait.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:32 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Après quelques jours d’entraînement et de tentatives de l’aube mythique de me laver le cerveau ainsi que de me faire comprendre en quoi anéantir le monde tel que nous le connaissions allez apporter un paradis absolu, sans grand succès d’ailleurs, le grand moment était enfin arrivé.
Lesdits jours avaient étés particulièrement inintéressants et improductifs, la secte essayant à tout prix d’apprendre à leur membres un sort d’invocation d’armure.
Je ne mettais pas en question l’efficacité ou la difficulté d’apprentissage de la magie, mais ayant déjà maîtrisé deux écoles de magie, l’illusion et l’altération, il m’était tout simplement impossible d’en assimiler de nouvelles, l’école de l’invocation dans ce cas de figure. Pour les gens ordinaires, maîtriser une seule école de magie pouvait déjà être complexe, deux signifiait, en toute modestie, déjà certains dons, et enfin on pouvait considérer qu’avoir la maîtrise de trois écoles, ou même quatre signifiaient que la personne était un mage de très grand talent étant né pour faire de la magie, mais ces cas là restaient à ce jour rarissimes.
L’aldmer dont je n’avais même pas retenu le nom mais qui semblait jouir d’une certaine position dans la secte m’avait nommé chef de l’équipe qui ce soir là avait la mission de tuer l’empereur.
Pour la dizaine de membres de l’aube mythiques présent avec moi, ce n’était qu’une tentative parmi tant d’autres, certains semblaient certains d’avance d’échouer à nouveau, mais l’idée que j’échoue me paraissait risible et impossible, inexplicablement, je savais que le vieillard mourrait ce soir, peut-être était-ce à cause de ce pseudo « don de double vue » que j’aurais pu hériter de lui ?
L’empereur allait trépasser, que ce soit de ma main ou non, personne n’y pouvait quoi que ce soit, le destin de Tamriel se scellait ce soir même.
J’imaginais aisément mon père en train de mourir de peur dans sa chambre tapissée d’or, ayant senti que quelque chose de différent était en train d’arriver.
Bien plus bas, dans les catacombes du palais, j’attendais impatiemment, et je me réjouissait.

4. Liens du sang.

J’avais emmené mon équipe dans les fameuses catacombes du palais, qui se rejoignaient en passant par les égouts impériaux, nous étions dans les hauteurs d’une des pièces, à attendre que l’empereur se jette dans la gueule du loup.
Impossible de dire si c’était par manque de confiance ou par angoisse, un des membres de la secte avec qui je me trouvais me harcelait de questions diverses et variées, et agissait en quelque sorte comme la voix de ses comparses qui eux, était trop mal à l’aise pour me parler.

- … répétez moi POURQUOI nous sommes dans ces catacombes à attendre alors que nous devrions être aux portes du palais en train de livrer un rude combat contre les gardes pour se frayer un chemin ?

Je soupirai pour marquer mon ennui et répétait au curieux que foncer dans une armée de gardes surarmée et surentraînés n’était pas, à mes yeux, une stratégie très efficace pour assassiner quelqu’un en minimisant les pertes et dégâts.
Mon interlocuteur fronça les sourcils et reprit.

- Peuh ! Ne parlez pas comme si vous saviez ce que c’est que d’assassiner quelqu’un ! D’ailleurs, l’aube mythique a toujours attaqué le palais en face, vous allez à l’encontre de nos méthodes habituelles ! Je ne sais pas pourquoi le père Gwan vous a choisi pour…

Je fis un petit geste de la main pour lui dire d’arrêter de parler une seconde, avant de lui demander poliment si l’empereur était mort d’une de ces innombrables attaques de front qui coutaient la vie à des dizaines de frères.
Coupé dans son élan d’éloquence, l’individu avala sa salive et regarda autour de lui pour essayer de trouver du soutien verbal, mais il n’en trouva pas.
Je continuai en suggérant que même si l’aube mythique avait toujours sacrifié le plus bavard et stupide de ses membres avant une attaque, cela n’en ferais pas un procédé crédible ou intéressant pour autant, je conclus en disant que les choses étaient pareilles ce soir, le fait que jusqu´à maintenant, personne n’aie jamais usé les catacombes ne voulait pas dire qu’il fallait continuer à ce jeter stupidement sur une armée de garde car les autres avant nous le faisaient. Il était trop simple et lâche de se réfugier dans une idée de groupe et de collectivité pour cacher la faiblesse de son propre esprit et l’absence de réflexion individuelle.
Complètement écrasé par ma réplique, mon interlocuteur qui était déjà moins fanfaron et soutenu par ses camarades bégaya pendant quelques secondes avant de s’énerver à nouveau brutalement.

- Mais ouvrez donc les yeux ! Vous avez vu la quantité de gardes déployés dans le palais ce soir ?! N’importe quel idiot pourrait deviner que l’empereur s’y trouve ! Ca crève les yeux !

Je laissais passer quelques instants pour que l’imbécile soit dévoré par les regards exaspérés de ses compagnons, qui ne le soutenaient plus du tout.
Je finis par la dire que c’était exactement l’impression que l’empereur voulait donner aux esprits plus simples, comme celui de mon frère de l’aube. A force de se faire attaquer tous les jours au même endroit, il était évident que Uriel Septim finirait par tenter de s’enfuir, et que la présence de gardes anormalement elevée alors qu’une poignée seulement était requise pour repousser les attaques de l’aube mythique était simplement pour faire illusion. Pour que des imbéciles crédules comme mon interlocuteur se jette dans la mêlée pendant que le souverain s’en irait tranquille par le seul chemin d’évasion discret et inattendu, celui ci même dans lequel nous nous trouvions. Pour humilier d’avantage mon frère de l’aube, qui avait d’un seul coup la respiration rauque et l’air troublé, je dis que j’étais certains que tous les autres frères sauf lui avaient compris cela, car c’était à la portée de n’importe quel enfant, sauf lui apparemment.

- Mais… je… je…
- Bon sang, Borgaz, tais toi un peu, tu n’es qu’un imbécile !
- Ouais, un imbécile ! Tu es vraiment le seul à ne pas avoir compris ça, c’était pourtant évident !

Complètement vaincu et lessivé, Borgaz s’inclina et se mit à regarder en silence le sol.
Il était très facile de manipuler des gens, une technique très simple que je venais de mettre en pratique était de donner au groupe une occasion d’humilier un des membres en son sain. L’humain était fait de telle sorte que pour avoir l’air intelligent ou supérieur, il n’hésitait pas à traîner dans la boue d’autres humains, et ce pour que les autres le trouvent doué, ou simplement pour son ego, ou pour ne pas être dans le camp du perdant. Ce genre de comportement était par exemple très commun dans les écoles ou les enfants choisissaient un souffre douleur, généralement le plus petit, faible ou intelligent, et le martyrisaient et rabaissaient en permanence pour se sentir mieux.
Il m’arrivait de penser que ma folie n’était rien comparée à celle du genre humain, mais ils étaient incapable de la reconnaître contrairement à moi.
Passé ce grand moment de satisfaction, j’expliquai aux frères ma vision de l’attaque.
Les catacombes étaient séparées en trois grandes salles, et il probable que l’escorte de l’empereur ne soit que de quatre ou cinq gardes, discrétion oblige, pour cette raison, je comptais séparer le groupe en trois, deux fois deux personnes et une fois cinq, chacun occupant une salle, le grande équipe la dernière, ainsi, l’empereur et son groupe penserait avoir à faire à un groupe bien plus important de membres de l’aube mythique, et perdrait en moral et courage. Le but des deux premiers groupes d’assaillants étaient de fatiguer et d’épuiser la garde, pas de tuer l’empereur, il fallait qu’il concentrent leur attaques sur la garde. La dernière équipe devrait être de taille suffisante pour régler le compte des survivants et tuer Uriel Septim.
Visiblement très convaincus de mon plan ,et surtout me considérant comme un génie pour avoir reconnu leur intelligence supérieure à celle de Borgaz, les groupes se séparèrent en silence.
Je restai dans les hauteurs de la première salle, avec deux compagnons, l’un d’eux se mit à me parler d’un ton profondément respectueux.

- Oserais-je vous demander, Ô mon sage frère, ce que vous ferez pendant ce temps et pourquoi vous ne portez pas votre robe sacrée ?

Sans prendre la peine de le regarder dans les yeux, je répondis que je me joindrait évidemment à leur attaque, et que je ne portais pas la robe car j’avais peur de la salir, ce qui serait une insulte pour la grandeur de l’aube mythique.
Convaincu, le frère s’inclina humblement et se remit à regarder la salle.
En vérité, j’avais une autre idée concernant mon rôle pendant cette attaque, mais ils n’avaient pas besoin de le savoir, et cette robe, en plus d’être hideuse, étais si inconfortable que je n’arrivais pas à me concentrer suffisamment pour faire de la magie avec, je me contentais donc de vêtements simples et noirs.
Tout ce qu’il restait à faire était d’attendre.
Dans le silence des catacombes, le seul bruit était des goûtes d’eaux tombant du plafond, ce qui provoquait un petit bruit sourd et répétitif, avec l’écho, cela avec quelque chose d’onirique.
Je repensai à mon père, à son plan égoïste et ignoble, et cette prison qu’il m’imposait, à mon frère qui aurait survécu alors que moi je mourrais d’une manière que je ne souhaitais pas.
Je n’avais plus que peu de souvenirs de l’empereur Uriel Septim, mais ils renforçaient l’animosité que j’avais envers lui, j’étais certain qu’il n’avait pas levé le petit doigt pour me trouver, ou que si il l’avait fait, ça aurait été seulement car j’étais un sacrifice héroïque parfait, j’étais aussi convaincu que maintenant, sur le point de mourir, il ne m’avait même pas accordé une seule pensée, et m’avait même peut-être oublié, ou me détestait. J’étais certain qu’il ne restait plus la moindre mémoire de moi, et cela me donna des regrets, le regrets qu’il ne me reconnaisse pas lorsque je le ferais souffrir.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:33 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

Il fallu au moins une heure avant que j’entende, au loin, des bruits de pas contre le sol, bruit de pas qui brisèrent le silence, d’après le son, ils étaient six, j’entendais aussi, mais c’était assez étrange étant donné la situation, une voix de rougegarde en train de houspiller quelqu’un.
Et enfin, je le vis.
Il était là, grand, dans sa robe pourpre et dorée, marchant dignement et accusant le poids des années, je dus me retenir de ne pas lui jeter un couteau, il fallait que je règle ça de manière mémorable.
Il était accompagné de trois gardes, dont le capitaine Renaud, je la connaissais de réputation, elle ne quittait jamais son katana , avec lequel elle avait tué des centaines d’ennemi de l’empereur, je ne connaissais pas les deux autres, mais un d’eux était un rougegarde.
Je remarquai quelques instants plus tard un élément qui paraissait ne pas avoir sa place parmi le groupe, quoi qu’aie été sa race, il portait un costume de prisonnier simple et une capuche en cuir moisi, il tenait sous un bras une sorte d’épais journal intime et dans l’autre une petite dague.

-… et si vous voulez vous rendre utile, protégez l’empereur, mais ne soyez pas un poids mort sinon nous vous laissons là, c’est compris ?

L’homme au journal ne répondait pas, il n’écoutait que d’une oreille et regardait partout autour de lui calmement.
Pour une raison que je ne comprenais pas, il me fascinait, ce n’était qu’un simple prisonnier, mais je ressentais quelque chose de spécial avec lui. Je l’avais déjà vu quelque part, mais cela avait dû être des années de cela… ou peut-être des mois… ou des jours, impossible de m’en souvenir.
Me ressaisissant, je fis signe à mes deux comparses qu’il était temps d’y aller, je fis mine de me passer à l’attaque, et les deux membres de l’aube mythique firent apparaître leur armure et apparurent juste à côté du petit groupe et tuèrent la première des sentinelles de Septim profitant de l’effet de surprise et en poussant des cris de guerre, mais je n’étais pas vraiment allé avec eux, je m’étais rendu invisible, et attendais calmement une ouverture ou je pourrais tailler une bavette avec mon géniteur.

- Les voilà, Baurus, Nio, protègez les arrières de l’empereur, vous aussi, je m’occupe de ces vermines seule.

Le capitaine Renaud avanca en dégainant sa longue épée, et engagea le combat contre mes deux frères de l’aube.
Elle n’avait pas usurpée sa réputation, elle n’était spécialement équipée, mais se battait avec grâce et élégance, bien que ça eut été contre deux adversaires lourdement protégés et avait l’avantage.
Subitement, sans que personne ne s’y soit attendu, le prisonnier se jeta dans le combat avec sa dague, qui ricochait inutilement sur leur armures, et ce sous les rappels à l’ordre de Baurus. Je failli éclater de rire en le voyant courir partout et frapper dans le vide, mais à chaque coup qu’il donnait, son aisance avec son arme semblait s’accroître et ses passes d’armes devenaient plus sûres et habiles.
J’hésitais sur quoi faire, aider mes frères aurait été logique, mais ça m’aurait révélé trop rapidement et je ne tenais guère à leur vie, attaquer directement l’empereur aurait été une excellente alternative, mais ça m’aurait trop excité, j’aurais perdu ma concentration et je serais redevenu visible, et Renaud m’aurait probablement remarquée si je m’approchais trop prêt d’elle, expérience oblige.
Enfin, le capitaine Renaud et son allié inattendu réussirent à tuer un de mes compagnons, il s’écroula au sol et son armure disparu.
Paniqué, le second leva son épée et fonça vers le capitaine Renaud qui se prépara à parer, et le tuer d’un seul coup comme elle l’avait déjà fait pour des adversaires bien plus redoutables. C’est ce moment que je choisi pour aller dans son dos, et lui donner un coup de coude dans le dos, au niveau du bassin. Elle bascula un infime instant en avant et reprit son souffle presque instantanément sans broncher, elle réussi à réceptionner mon frère de l’aube sur sa lame, mais ne réussit pas à parer le coup qu’elle reçut dans le torse.
Je pris quelques distances, j’avais réussi à rester invisible, mais il était plus prudent que je me cache dans l’ombre en plus.
Enfin, le silence d’outre tombe fut brisé alors que mon frère de l’aube s’écroula, Renaud fit un vaillant effort pour rester debout et avancer vers l’empereur, mais elle tomba lentement en avant.

- Capitaine Renaud !

Le rougegarde a qui on avait donné la tâche ridicule de couvrir les arrière c’était jeté sur Renaud pour la rattraper, de mon point de vue, la scène aurait pu être romantique, et avait tout de ces drames que l’ont jouait dans les théâtres de Cyrodiil.
Je pouvais presque entendre une musique de violon derrière, tant la scène était ridiculement dramatique, cela me fit sourire… un peu plus.

- B… baurus, le capitaine Renaud, elle…
- Elle est morte.

L’empereur parut extrêmement touché par la mort de sa plus fidèle et forte servante, mais je déduis qu’il simulait, ce n’était qu’un vieillard menteur.
Le dénommé Baurus cachait sa peine, et s’avança vers l’homme au journal, qui n’avait toujours pas dit le moindre mot et qui était comme transparent.

- Très bien, je compte sur vous aussi pour assurer la sécurité de l’empereur jusqu´à ce que nous soyons sortis. Restez sur vos gardes.

Le prisonnier ne répondit même pas, et à ma grande surprise, alla fouiller les cadavres de mes compagnons comme si il en avait le droit et comme si il l’avait toujours fait, il en retira quelques septims, et enleva même la robe d’un deux. A le voir, je ne fus pas entièrement surpris de sa présence à la prison impériale, mais il avait tout de même quelque chose de mystifiant en lui.
Il avait une plume et notait tout ce qu’il faisait dans son journal.
Baurus s’approcha de l’empereur et lui toucha quelques mots discrets, pour que le drôle de prisonnier ne les entende pas.

- Pourquoi l’avoir ammené ? Bien, empereur, d’après moi, et à la vue de la petite attaque nous avons subis maintenant, je dirais qu’ils sont plus d’un cinquantaine, sinon ils ne risqueraient pas de perdre leur hommes comme cela… je crains pour votre vie empereur, et pour la mienne, nous sommes perdus.

Ma feinte fonctionnait parfaitement sur le rougegarde, mais mon père était plus sceptique.

- Baurus, il est déjà étrange que nous ayons été attaqués ici alors que normalement ils assaillaient l’entrée du palais… je pense qu’ils font preuve de finesse et de réflexion, et pour cette raison, je suis certain que c’est une feinte, ils veulent nous faire croire à un grand nombre pour nous faire démoraliser, mais en vérité, ils doivent être une dizaine, tout au plus. En s’attendant à leur attaques, et en restant positifs, nous pouvons le faire. Je ne vous obligerais pas à rester, Baurus, je comprendrais que vous…

Le rougegarde s’inclina devant l’empereur et affirma qu’il mourrait pour lui alors que le petit groupe se remit en marche vers les autres chambres, alors que le prisonnier prit le katana du capitaine Renaud.
En l’espace d’une seconde, je réalisai que j’avais été naïf d’espérer tromper une version plus âgée et expérimentée de moi même, après tout, j’étais forcé d’admettre que la plupart de mes facultés venaient du fait que je sois le fruit de ses entrailles.
Dans la seconde pièce, l’assaut fut réceptionné et arrêté parfaitement par Baurus, le prisonnier et l’autre garde. Je décidai de ne pas agir pour leur laisser croire qu’ils avaient gagné, et surtout pour ménager mes forces pour le bouquet final.
Lorsque le groupe pénétra dans la salle, il fut prit par une sorte d’inquiétude, et s’arrêta de bouger, pour regarder les hauteurs de la salle.

- Ils sont là et plus nombreux ! Vous, emmenez l’empereur dans cette pièce et protégez l’empereur, quoi qu’il arrive ne sortez pas !

Le prisonnier et l’empereur entrèrent rapidement dans une petite pièce sur le côté alors que le combat éclatait entre Baurus, son allié et cinq membres de l’aube mythique.
Alors que le bruit de combat et les cris de douleur fusaient à quelques mètres, l’empereur restait toujours calme, et essayait de parler avec l’homme au journal, qui se tenait debout à coté de lui et qui le mystifiait autant que moi apparemment.

- Efforçons nous d’oublier le malheur qui s’abat sur nous. Parlez moi de vous, qu’est ce qui a fait que vous soyez emprisonné ici ?

L’homme au journal ne répondait pas.

- Vous m’avez entendu ?

L’homme au journal ne répondait toujours pas, il était comme hypnotisé, il ne bougeait pas, ne parlait pas, il regardait juste le mur comme si son cerveau avait arrêté de fonctionner.
Le prisonnier était « figé », lorsque son cerveau se remettrait en marche, il aurait l’impression qu’une seule seconde c’était écoulée, alors qu’en réalité il pouvait s’écouler plusieurs minutes. C’était un sort auquel il était enfantin de résister et je ne pensais que l’homme au journal en soit affecté, mais cela simplifiait les choses.
Un frisson glacial sembla parcourir le dos de l’empereur, alors qu’il regarda autour de lui, puis se retourna pour voir si il y avait quelqu’un d’autre, mais il ne vit personne.
Il se retourna vers l’homme au journal, mais quelqu’un était apparu entre les deux, ce qui fit sursauter et reculer brutalement Uriel Septim.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:34 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

Je souriais tendrement, presque avec compassion devant le vieil homme qui me regardait comme si j’étais un fantôme.
Dehors, le combat faisait rage.

- Ce n’est pas… Quel tour infâme me joues tu, Camar Kamoran ?

Je dis à Uriel que c’était loin d’être un tour, et que j’étais bien là, devant lui. Je ponctuais toutes mes phrases du mot « papa », ce qui le faisait grimacer.
Il n’arrivait pas à articuler ses phrases tant la peur semblait forte, mais je réalisai avec effroi que ça paraissait plus être de l’émotion que de la joie.

- Spada ! Tu es en...

Le nom m’ennuya et je l’interrompais pour le féliciter de s’être souvenu de moi, et lui demandai si il n’avait pas été trop déçu que son petit stratagème impliquant ma mort et sa mort n’aie pas fonctionné.

- Mais… Spada, pourquoi parler de ça, je… je suis tellement, tellement désolé, je… je ne sais pas comment te dire, j’avais tellement espéré te revoir, j’avais tant de choses à dire que les mots me manque, j’ai tellement pensé à toi je…

La situation s’inversait, et je commençais à me sentir particulièrement tendu alors que je commençais à perdre légèrement mon calme. Il devait mentir, ça ne pouvait être que ça, j’étais son fils, il était aussi doué que moi pour inventer des sentiments.

-… Je réalise le mal que je t’ai fais en te gardant ainsi enfermé, et te disant en permanence que tu allais offrir héroïquement ta vie, j’étais un peureux, un lâche, un monstre, te voir me permet enfin de dire ce que j’ai sur le cœur et exorciser mes démons.

Je me sentais de plus en plus mal alors qu’il poursuivait, je voulais briser son esprit, le faire sombrer dans la folie et mourir.
Je me ressaisis en disant que ces excuses ne changeaient rien, que ma folie avait eu raison de moi et que je servais Sithis avec assiduité, et que tout était de sa faute.
L’empereur avait les yeux humides, je pensais que cela me ferait du bien, mais ça eut l’effet inverse que celui que j’escomptais.

- Spada, mon fils, je comprends que tu rejettes mes excuses, je ne te demande pas de ne pas me haïr, mais… je sais qu’il y a encore du bon en toi, je sais qu’en toi il y a encore des sentiments, mais que ta condition t’empêche peut-être de les ressentir, je sais que tu peux vaincre cette folie, tu pourrais trouver le bonheur !

Des larmes coulaient le long des joues de l’empereur, je n’arrivais plus à me convaincre qu’il mentait.
Les bruits des combats paraissaient déjà bien lointains et nous semblions dans un autre monde.

- Crois moi, je n’ai jamais pensé une seconde que cela tu haïssais autant ta vie et le destin que je t’avais choisi, j’ai toujours été convaincu que ce que je faisais était bien, jamais une seule fois je n’ai voulu que tu sois malheureux pendant ta vie, Spada…
- ARRETE DE M’APPELER COMME CA MAUDIT VIEILLARD !

Je repris par grosses bouffées mon souffle et réalisai que j’avais, effectivement, perdu mon calme.
L’empereur, mieux que n’importe qui au monde, avait senti que ma manière de parler, de me comporter, avait changé le temps d’un hurlement venant de mon cœur. Il n’avait plus peur, il s’approcha de moi et mis ses deux mains sur mes épaules.

- Mon fils, j’ai foi en toi, au fond de ton cœur, tu sais que tu n’es pas un assassin.
- Je… je ne peux pas te tuer…

D’un seul coup, je fis un tour sur moi même pour me dégager de son étreinte paternelle et fit un léger mouvement en arrière. Je devais arborer un sourire effrayant de démence lorsque je dis à l’empereur que ça ne voulait pas dire que j’allais l’empêcher de mourir pour autant.
L’empereur paniqua subitement et essaya de bouger, mais n’y arriva pas.
Il avait fallu que je le regarde longtemps dans les yeux pour ma magie l’affecte, mais ses jambes ne répondraient plus pendant quelques secondes, ce serait bien suffisant.
Sans arrêter de regarder l’empereur qui gesticulait en hurlant des idioties tel que « mon fils » ou un nom absurde, tout en pleurant et suppliant plus fort que jamais, je jetai une dague en direction de la salle des catacombes ou se déroulait le combat. J’entendis un cri, quelqu’un s’effondrer, et des bruits de pas métalliques courir vers la pièce ou nous nous trouvions, je me rendis invisible pour savourer le spectacle.
L’homme au journal parût reprendre ses esprits et l’empereur se mit à lui parler aussi vite que possible tandis qu’un membre de l’aube mythique accourait dans la pièce en hurlant des jurons.

- Mon heure est venue, je n’ai plus d’espoir, mais Cyrodiil peut être sauvée, allez au prieuré de Weynon et parlez à Jauffre, dites lui que j’ai un héritier, dites lui de trouver M…

L’empereur arrêta enfin de parler, je pus compter quatre coups d’épée sauvagesavant que Baurus ne pénètre dans la pièce, bien trop tard.
Echec et mat, vieillard, le fils avait battu le père au jeu des mensonges et à la falsification des sentiments, j’avais eu l’occasion de lui briser le cœur et lui donner de faux espoirs avant qu’il ne meure de la main de ses ennemis jurés, j’avais de quoi être plutôt satisfait.
Sans prêter attention à Baurus et l’homme au journal, je bondis vers les hauteurs des catacombes et commençai à les quitter.
Ce vieux fou avait du croire mon histoire intégralement, mais je ne pouvais pas le ridiculiser à ce sujet là, j’estimais avoir bien joué mon rôle, et ce jusqu’au dernier tour.
Lorsque je fus arrivé à la sortie des catacombes, je sentis une présence apparue brutalement dernière moi, je me retournai avec une arme à la main, je ne vis personne de me taille, et je dus baisser les yeux pour voir le galopin auquel j’avais déjà eu à faire peu de temps après avoir exécuté mon premier contrat pour Dagon.

- Encore une fois, votre travail c’est montré absolument parfait, demain, la nouvelle que l’empereur est mort va se rependre dans l’aube mythique et les adeptes de mon seigneur mettrons encore plus de cœur à l’ouvrage pour mettre en pratique ce qu’ils appellent la « voie du paradis ». Ce succès n’aurait pas été possible sans vous. C’est la seconde fois que vous rendez un tel service à mon seigneur, et il aimerait grandement vous récompenser.

D’abord un peu surpris de voir cet étrange galopin parlant hors de l’oblivion, je lui dis que le paiement de Dagon à la main noire était largement suffisant, et que son maître souhaitait me toucher deux mots, il n’était pas obligé de m’envoyer un galopin parlant. Le galopin fit une tête étrange qui était supposé être un sourire et il reprit de sa voix qui était anormalement belle pour une créature aussi hideuse.

- Je vous l’ai déjà dis, mon maître apprécie énormément la valeur des choses, et je pense que dans un avenir proche, vous n’aurez pas à regretter ce que vous avez fait aujourd’hui. Mon seigneur ne peut pas se déplacer hors de Tamriel pour le moment, mais j’ai ce pouvoir, et je m’occupe, disons… de gérer les choses dont le seigneur Merhunès Dagon n’a pas le temps de s’occuper, comme par exemple les gens mourrant pénétrant dans l’oblivion

Je regardai le galopin fixement, et finis par lui demander qui il était, ou ce qu’il était exactement.

- Mon aspect vous surprend, n’est ce pas ? Il n’a aucune importance, elle change selon mes envies et mes humeurs, je prend parfois cette forme la, parfois, il m’arrive de prendre la forme d’un grand impérial avec une petite barbe noire en pointe et un costume élégant, tantôt je suis une créature rouge avec des cornes, une queue pointue et une fourche. Mon nom change selon la croyance et les époques. Dans l’immédiat, je sers humblement Merhunes Dagon, mais… qui sait, un culte me sera peut-être voué dans l’avenir ?

Le galopin éclata de rire et disparu dans une gerbe de flammes, me laissant enfin quitter les catacombes.
Sur la route de Bruma, l’empereur, l’aube mythique, me semblaient déjà bien lointains, tandis que la pensée du galopin me trottait encore en tête.
Ainsi, il était le gardien et le surveillant de l’oblivion, le gardien et le surveillant de l’enfer pour les être humains. Je n’étais pas sûr que l’on puisse un jour vénérer une « divinité » aussi sombre et malfaisante, mais l’avenir me le dirait.
Dans une journée, la garde serait en alerte, une guerre commencera, les vieilles tensions se réveilleront et les portes de l’Oblivion se déchaîneront partout. Il ne restait plus rien capable de sauver Cyrodiil, excepté un petit élément perturbateur que je n’avais pas mentionné au galopin, l’homme au journal. Cette idée finit par me quitter, me laissant seul avec une étrange envie de voir et de parler avec mes compagnons de la confrérie noire.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:35 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]5. Antonetta…

« Spada »
Antonetta n’était pas satisfaite du début de sa lettre, elle se dit que c’était bien trop familier, après tout, elle n’avait appris ce nom que depuis un peu plus d’une semaine, et dans des circonstances assez dramatiques.
La demoiselle déchira son brouillon, prit une autre feuille de papier et recommença.
« Mon cher Spada »
Après une seconde de réflexion, la jeune femme se dit que si son frère préféré avait refusé si longtemps de mentionner son prénom, c’était probablement qu’il n’aimait guère qu’on l’appelle ainsi.
Pour la cinquième fois depuis une demi heure, Antonetta recommença, sûre cette fois ci qu’elle avait eu la meilleure idée possible.
« Mon frère chéri »
Bien qu’heureuse du début de sa missive, Antonetta réalisa qu’un début impliquait aussi une suite, et qu’elle n’avait aucun moyen de savoir ou se trouvait le nouvel annonceur de Lucien Lachance.
Antonetta marqua un soupir avant de jeter le papier dans une corbeille du sanctuaire.
Antonetta ne pouvait plus le nier, et bien qu’elle aie toujours méprisée ce concept ridicule et caricatural, elle était tombée amoureuse.
Elle n’en était pas sûre elle même, après tout, elle le savait bien et ne le niait pas, elle était folle, elle pensait que ce n’était qu’un mauvais tour de son esprit déficient au début, mais en se plongeant en contrecœur, dans des livres traitant du sujet, elle fut forcée de reconnaître qu’elle présentait tous les horribles symptômes de l’amour.
Elle pensait à lui très souvent, même quand elle ne le voulait pas, parfois elle se sentait seule et seule SA présence aurait pu changer quelque chose, Antonetta souhaitait simplement le voir, entendre sa voix éventuellement, cela lui aurait fait du bien. Elle s’inquiétait parfois de savoir si il était en vie, mais l’envie de le revoir prenait le dessus sur l’inquiétude la plupart du temps, elle s’amusait parfois, même en pleine journée, à rêver qu’il était toujours là.
Antonetta se demandait comment elle avait fait pour tomber amoureuse, après tout, de tous les hommes qu’elle avait côtoyée, il était bien le seule qui n’avait jamais manifesté le moindre désir envers elle, même après avoir beaucoup bu, et même lorsqu’elle même faisait des avances plus que claires. Fait incroyable, il ne semblait même pas être animé par de sombres arrières pensées, et jusqu’au bout il était resté distant excepté le temps d’un baiser qu’Antonetta avait dû forcer. Le souvenir de ce baiser tenait Antonetta éveillée et lui donnait des pincements au cœur.
La sœur la plus jeune du sanctuaire embrassait beaucoup et faisait énormément usage de son corps pendant ses missions, mais elle avait ressenti quelque chose de différent avec son frère préféré, quelque chose de différent qu’elle ne comprenait pas et qui l’énervait énormément, comme ci cela avait été son premier baiser.
Antonetta quitta la bibliothèque et rejoint la salle commune du sanctuaire ou tous les membres étaient présents sauf Vincente et Ocheeva qui étaient partis à Bruma pour une raison que personne ne connaissait, une personne à revoir, avait déclaré la maîtresse du sanctuaire à Antonetta.
Impossible de dire si c’était à cause de la chaleur estivale étouffante qui régnait dehors et dans le sanctuaire, mais l’ambiance était très calme et détendue, chose extrêmement rare, certaines personnes ne portaient pas ou partiellement leur armures à cause de la température, Gro Bolmog et Taleandril, par exemple, portaient des vêtements de ville tout en jouant aux cartes sur une table, chacun avec une chope contenant aisément un litre de bière.
Teineeva était dans un coin et lisait paisiblement tandis que Mjarj Dar faisait une sieste.
Pour sa part, Antonetta portait seulement le bas de l’armure et un simple haut de sous vêtement (il était effectivement possible de séparer la tenue en plusieurs pièces à l’aide d’un système de fermeture éclair astucieux) et pénétra dans la pièce tranquillement, sous le regard envieux et malsain de l’orque, regard qui fut remarqué par Taleandril qui fit un commentaire rageur à l’orque que l’on aurait presque pu interpréter comme de la jalousie.
La plus jeune sœur du sanctuaire ouvrit l’imposante armoire contenant les boissons alcoolisées du sanctuaire et hésita une seconde entre un cognac de Cyrodiil ou une bouteille de vin des frères Surilie, elle opta pour le vin et s’assit à la table de l’orque et de l’elfe pour observer leur partie.
Après avoir bu la moitié de la bouteille d’une traite, Antonetta se sentait déjà bien mieux, et réalisa que Gro Bolmog n’arrêtait pas de jeter des coups d’œil vers la droite pour regarder sa poitrine.
Cela ne la gênait absolument pas, Antonetta était très belle, et avait un corps remarquable, elle en était consciente et cela lui permettait d’exécuter des contrats de manière assez unique et personnalisée, dans laquelle elle pouvait faire pratiquement ce qu’elle voulait de ces victimes, que ce soit ce suicider ou les faire tuer quelqu’un d’autre. En outre, la demoiselle avait un don incroyable pour la torture, un souvenir de son enfance, elle pouvait faire preuve d’un sadisme et d’une cruauté inimaginable et avait fait cracher des aveux larmoyants à tous les gens qu’on lui envoyait.
Antonneta se souvint en souriant qu’une fois, Vincente l’avait nommée « la personne faisant parler des gens n’étant pas disposés à le faire ».
Mais ce n’était pas le seul aspect bizarre de la belle demoiselle, elle possédait aussi une force prodigieuse et anormale, mais qu’elle se refusait d’employer, la dernière fois en date était l’attaque d’une île dans laquelle était enfermé son frère préféré et ou elle devait aller pour le tuer. Antonetta avait aussi un goût malsain et choquant pour la chair humaine, elle ne se gênait pas pour, dans certains cas, arracher la langue de ses victimes lors d’un baiser ou leur dévorer la gorge pour les tuer sans armes.
Antonetta ne le savait pas, mais en vérité, cette force et cet appétit était dû à la condition de sa mère, qui était une lycanthrope. C’est à dire un loup garou, bien que sa fille n’aie pas hérité de la transformation lors des nuits de pleine lune, elle avait hérité des aspects de la lycanthropie mentionnés plus haut.
En vérité, la jeunesse d’Antonetta, comme celle de tous les membres du sanctuaire, était loin d’être radieuse.
La mère d’Antonetta était lycanthrope, cette condition lui valait de se cacher et d’aller de ville en ville. Ses errances l’amenèrent à Chorrol, ou elle devint progressivement la servante, puis l’esclave d’un ignoble nordique qui menaçait de révélait son secret si elle s’enfuyait ou désobéissait.
Engrossée par ce monstre, prisonnière elle se décida à garder l’enfant, bien qu’il s’agisse d’un hybride racial probablement voué au malheur.
L’enfant fut maltraité, mal nourri, battu, ignoré, mais grandit pour devenir une superbe créature, possédant les plus beaux attraits de ses deux géniteurs.
La jeune fille, appelée Marie Clémence Antoinette, malgré la maltraitance, la souffrance et les abus qu’elle subissait, ne pouvait pas se résoudre à s’enfuir et laisser sa mère seule, elle l’aimait sincèrement et faisait tout ce qu’elle pouvait pour rendre son quotidien un peu moins ennuyeux en essayant de faire preuve d’un maximum d’enthousiasme possible.
La mère d’Antonetta n’était pas la seule domestique, mais les autres n’avaient que faire d’elle du moment que leur salaire était suffisant.
Les journées étaient dures, mais Antonetta et sa maman avaient quelques bons moments entre elles alors que la vie continuait.
Mais tout bascula un soir, alors qu’Antonetta avait dix sept ans.
Ivre, le maître fut prit d’une colère noire en lisant les nouvelles de Vvarfendell ou la lycanthropie se répandait, il aurait traité la mère d’Antonetta de monstre, d’engeance avant de fracasser un chandelier sur sa tête, ce qui la tua sur le coup.
Les autres domestiques n’avaient rien tenté pour l’arrêter, folle furieuse, incontrôlable, Antonetta fit irruption dans la pièce, se jeta sur le monstre, et lui mordit rageusement la gorge avant d’en arracher un pan entier de chair.
Il ne fallut que quelques minutes pour que la garde arrive, alertée par les autres laquais, et arrêtent cette ignoble fille cannibale qui avait tué un nordique innocent et aussi une pauvre bosmer.
Envoyée à la prison impériale malgré son jeune âge, la pauvre Marie Clémence Antoinette fut maltraitée et dut vivre comme une meurtrière normale.
Le surveillant principal de la prison, qui eut une promotion quelques temps après, s’appelait Adamus Philida, il craignait une entité appelée la confrérie noire et était persuadé que la jeune fille ne faisait partie. Pour cette raison, il la soumettait jour et nuit à des traitements inhumains, ou elle subissait tortures, humiliations et bien pire encore pour une fille, alors qu’on lui demandait des informations qu’elle ne connaissait pas et dont elle n’avait pas la moindre idée.
Après une année et demie, Antoinette ne criait plus, elle restait de marbre, elle connaissait tous les trucs, avait déjà tout subit et ne craignait plus rien de ce que les hommes pouvaient lui faire, elle était devenue pratiquement insensible à toute forme de sévices corporels, et les accueillait même en souriant parfois. La santé mentale de la jeune fille c’était peut-être éteinte en ces murs exigus et sombres.
Une occasion d’évasion se présenta enfin lorsque Antonetta devait être transférée dans une prison dans le marais noir disposant, d’après le fraîchement nommé capitaine Adamus Philida, d’une infrastructure plus adaptée à des examens psychologiques plus poussés.
Alors qu’elle se trouvait dans une calèche bien gardée, Antonetta fit usage pour la première de sa force démentielle, elle démembra plusieurs gardes à mains nues, mais fut terriblement blessée pendant le combat.
Libre, mais agonisant dans l’infâme caniveau d’une route de commerce impériale isolée, la malheureuse, baignant dans le sang de ses victimes, crut que sa dernière heure était arrivée, car personne ne pourrait venir l’aider.
Puis cette ombre noire était arrivée, elle n’avait dit que quelques choses, son nom, Lucien Lachance, que la mère de la nuit avait la jeune fille à l’œil depuis voilà quelques temps, et qu’il la tiendrait au courrant de choses importantes.
Quand Antonetta reprit conscience, elle était dans une maison abandonnée à Cheydinhal, soignée et portant des habits normaux, et à ses côtés, une lettre lui parlant de la confrérie noire, et de ce qu’elle devrait faire pour y entrer. Ce fut le début d’une longue série de meurtres pour servir Sithis et la confrérie.
Antonetta avait trouvé une famille, des amis et du bonheur dans cette confrérie de meurtriers psychotiques et sanguinaires, elle était sincèrement heureuse de s’y trouver et de se réveiller chaque jour avec la perspective de pouvoir laisser libre cours à ses pulsions vengeresses, en ayant mis de côté son passé, dont elle n’aimait guère parler, sauf avec son frère préféré. Elle était toujours positive et instaurait une ambiance détendue et amusée dans le sanctuaire quand elle s’y trouvait.
Perdue dans ses pensées, Antonetta avait terminé sa bouteille de vin et commençait à percevoir les lumière et les choses différemment, elle se sentait parfaitement bien.
Il lui semblait que son idée de boire dès l’après midi avait inspiré les autres et l’alcool commençait à couler à bon train.
C’était une journée magnifique, ce genre de journées ou tout allait bien et ou il n’y avait pas la moindre mauvaise surprise.
Soudain, la porte du sanctuaire s’ouvrit brutalement, et Ocheeva entra portant un journal sous le bras, elle fut suivie par Vincente, qui avait du boire beaucoup de sang pour pouvoir sortir en pleine journée, et était donc incapable d’user de ses facultés de changement en chauves souris ou en liquide noir.
Ocheeva regarda l’excellente ambiance qui régnait, et jeta le courrier du cheval noir sur la table ou Antonetta, Gro-Bolmog et Taleandril se trouvaient.
L’elfe des bois demanda à Ocheeva ce qui se passait, un large sourire reptilien se dessina sur le visage de la maîtresse du sanctuaire qui semblait sur le point d’éclater de rire alors qu’elle répondait.

- L’empereur est mort.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:35 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]Cher journal,

Je me suis échappé de la prison impériale. L’empereur est mort. Il m’a demandé d’aller voir Jauffre au prieuré de Weynon.
J’ai été agressé par un voleur de grand chemin, je l’ai tué et j’ai volé son armure, ses vêtements et ses armes.
J’ai besoin d’argent, je détrousse tous les cadavres possibles. Je vole aussi beaucoup. Les gens ne sont pas attentifs et je peux entrer dans les maisons pour les vider.

J’ai été voir Jauffre au prieuré de Weynon. L’empereur a un descendant à Kwatch. Il s’apelle Martin.
J’irais le voir plus tard. J’ai besoin d’argent et me suis inscrit comme employé à la guilde des guerriers.
J’ai du tuer des rats. Très ennuyeux et m’a rapporté peu d’argent. Dois trouver un moyen de gagner plus plus rapidement.

Je ne suis pas comme les autres gens.
Je peux apprendre n’importe quelle magie alors que les gens sont limités à deux ou trois écoles, il me suffit d’utiliser plusieurs fois une même magie de la même école pour devenir capable de la maîtriser. Je peux tout apprendre, invocation, destruction, mysticisme, altération, illusion et enchantement, ce n’est qu’une question de patience.
Je peux utiliser n’importe quelle arme ou armure, il me suffit de la porter et les utiliser pour me battre contre des Daedras (c’est leur nom) des voleurs ou des animaux pour être à l’aise avec, ce n’est aussi qu’une question de patience.
Avec l’aide d’un maître j’apprend instantanément, seul le prix est contraignant.
Je me sens invincible. Je sens que mon niveau va augmenter rapidement et que je serais bientôt de taille à faire face aux pire ennemis.
Je peux faire beaucoup de choses en vingt quatre heures en ne dormant qu’une heure de temps en temps.

Je vais bientôt rentrer dans une porte d’Oblivion, je ne pourrais pas t’écrire pendant quelques heures. Lorsque je sortirai je serai encore plus fort qu’avant.

J’ai tué une femme innocente avant d’entrer dans la porte. J’avais besoin de l’or dans sa maison.
J’espère que ça n’aura pas de conséquences.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:36 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

[*]J’avais eu droit à quelques jours de repos avoir contribué au meurtre d’Uriel Septim, je n’avais aucune raison de les refuser et ils m’avaient fait le plus grand bien.
Ce soir là, Ocheeva et Vincente étaient venus me voir pour me confier un nouveau travail externe, bien que lié d’une certaine manière à la confrérie noire, leur dernière visite ayant été simplement pour me demander comment c’étaient passées les choses.
Anecdote amusante, j’avais, dans l’heure ayant suivie la mort de l’empereur, envoyé une lettre racontant toute sa mort au courrier du cheval noir, sans préciser que j’en faisais partie, cela avait eu pour effet de casser toute la discrétion autour de l’affaire et à attirer des milliers de curieux autour du palais dans la confusion et le chagrin le plus total, et ce pour mon plus grand bonheur.
La maison qui me servait de repaire nous paraissait bien ennuyeuse, et nous décidâmes, suivant un de mes conseils, d’aller dans une taverne locale pour parler et nous rafraîchir.

- Ah, voilà mon ami le dumner détective ! Et avec des amis en plus ! Soyez les bienvenus chez Olaf, vous êtes ici chez vous, prenez place ou vous voulez, madame, mon… euh… monsieur…

Olaf paraissait fortement intrigué par le regard orange de l’étrange homme qu’avait amené avec lui son sympathique client dumner, il avait quelque chose d’hypnotique.
Pour briser la petite gêne qui c’était instaurée, je lui dis qui nous allions nous mettre dans une table vers le fond prêt de la cheminée et que je souhaitais prendre la même boisson que d’habitude.

- D’accord, ça marche, un bon grog chaud du chef, et pour vous madame, que désirez vous ? Un grog aussi ? Et pour vous, euh… monsieur ?
- Un cognac de Cyrodiil je vous prie, et mademoiselle fera tout à fait l’affaire.
- Rien du tout, je vous remercie. Sans vouloir vous paraître impoli, puis-je consommer ma propre boisson dans votre établissement, ou dois-je sortir ?
- Hein ? Oh, non, pas de problèmes, vous êtes le bienvenu !

Bien qu’il s’exprimât de manière raffinée et semblait avoir de bonnes manières, l’homme au regard orange intriguait Olaf et il lui jetait quelques regards intrigués de temps en temps, et ce encore plus lorsqu’il apporta les boissons.
Nous trinquâmes discrètement à la confrérie et à la mort de l’empereur, une fois encore, Vincente buvait du sang humain dans une flasque de voyage.

- Mon ami dumner « détective » ?

Ocheeva me regarda d’un air narquois alors que j’essayais de lui expliquer que c’était une longue histoire et que c’était mieux ainsi, car j’aimais bien l’endroit.
Vincente écoutait avec attention le pianiste qui jouait de la musique classique avec art.
Il était toujours amusant de voir le vampire en public, il sortait si peu du sanctuaire qu’il en devenait extrêmement sensible aux beautés de la vie.

- Oui, c’est un endroit très sympathique et familial, le pianiste est vraiment… très bon. C’est brillant.

Après quelques minutes passées à écouter la musique au calme et à la douce chaleur de la cheminée, je demandai à Ocheeva comment se passaient les choses du côté du sanctuaire, et si Bellamont avait tenté quelque chose contre eux.

- A vrai dire tout va plutôt bien, la nouvelle de la mort n’a pas fait grand chose, si ce n’est calmer grandement la quantité de contrats reçus, ce deuil va nous tuer d’ennui si Bellamont de le fait pas avant… a ce propos tout est très calme, impossible de dire ce qui se prépare mais dans l’immédiat il n’y a rien à signaler qui en vaille vraiment la peine.

Ocheeva parut tenter d’ajouter quelque chose, mais elle se retint et avala une autre gorgée de sa boisson.
Vincente, lui, avait arrêté d’écouter le pianiste et me regardait avec un sourire énigmatique.

- Vous me pardonnerez si je vous brusque, mon ami, mais vous vous doutez bien que nous ne sommes pas venus simplement pour boire un verre amical en discutant de notre état d’esprit ?

Je répondis à Vincente que je n’attendais que qu’il me parle de ce que j’allais devoir faire et que je n’espérais même pas une visite de courtoisie de leur part hors du cadre de ma mission, ce qui valait par ailleurs bien mieux pour moi comme pour eux.
Le vampire s’amusa quelques instants de ma réplique, but une gorgée de sang humain, et reprit.

- Naturellement, ça va de soi. Je m’étonne de faire encore des erreurs si grossières à votre égard, mon frère. Bien, parlant de Mathieux Bellamont, j’estime qu’il est trop inactif, je ne sais pas ce qui passe par sa tête, mais il semble vouloir garder un profil bas pour ne pas attirer de soupçons sur lui, c’est légitime, après tout, il vous sait en vie, et il sait peut-être que nous savons ce qu’il est vraiment, bien que notre parole n’aie aucune valeur comparée à la sienne… C’est pour cela que nous pensons sœur Ocheeva et moi qu’il est temps de faire pression sur Bellamont, une pression qui pourrait lui faire perdre ses moyens et lui faire révéler sa traîtrise à la main noire… poursuivez je vous prie, ma chère sœur.

Ocheeva remercia Vincente, termina son verre d’un trait et parla de sa voix qui me fascinait toujours autant.

- Il se trouve que nous avons découvert par l’intermédiaire de l’annonceuse Arquen, au cours d’une conversation quelconque, que Mathieux Bellamont avait un silencieux qui avait sa totale confiance, et qui ne répondait qu’a lui seul. Il me semble évident de dire que sa mort serait un coup dur pour ce cher Mathieux, qu’en dites vous ?

Je répondis à Ocheeva que je n’étais pas tout à fait d’accord sur sa mort, ce qui surprit Vincente.

- Vous n’êtes pas…. Pourquoi donc, mon ami ?

J’ajoutai que la mort seule n’était pas suffisante pour provoquer une réaction, mais qu’un corps mutilé et défiguré jusqu´à la limite de la démence et encore en vie était un argument bien plus solide.
Nous éclatâmes les trois de rire et commandâmes une autre tournée de boissons pour Ocheeva et moi.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:36 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

. L’altération contre l’illusion.

Après quelques minutes de rire et de détente, Ocheeva recommença à parler avec des trémolos dans la voix dus au rire.

- Excellente plaisanterie, j’ai eu peur pendant une seconde mon frère… très bien, alors, oui, l’annonceuse Arquen ne m’en a pas dit plus, donc nous avons du faire appel à nos sources pour obtenir quelques informations intéressantes sur le personnage…

Je n’avais pas la moindre idée de la nature des sources de la confrérie, Vincente et Ocheeva refusant d’en parler, mais elles avaient pratiquement toujours réponse à tout, et savaient toutes sortes d’informations toutes plus incongrues et impossibles à obtenir les unes que les autres.

- Il s’appelle Lucius Xanto, c’est un impérial, et il a pour Mathieux Bellamont le même rôle que vous en ce moment, il exerce tantôt des missions pour le coup de lamain noire, tantôt des missions au pur profit de son maître. Je ne saurais pas vous dire grand chose de ses capacités, mais de ce que je sais, il sait s’y faire en altération et se bat en utilisant dans une main une épée longue et dans l’autre une lame courte, un style original en passant.

Je dis à Ocheeva que j’étais bien d’accord, mais que dans l’immédiat je préférais qu’elle s’en tienne aux explications, les appréciations de style venant après, si ça ne la dérangeait pas.

- Navrée, je m’emporte, mais il faut dire que c’est original tout de même, non ? D’accord, d’accord… bon eh bien il résiderait dans des ruines situées vers le nord d’Anvil, juste à l’orée d’une grande forêt. Je crois que c’est à peu prêt tout, avez vous des questions ?

Je demandai à Ocheeva ou je pourrais trouver du matériel, des armes et tout ce qui me rendre les choses plus facile pour moi et désagréable pour lui.
Avant même que Ocheeva n’aie eu le temps de répondre, Vincente prit l’initiative.

- Vous serez ravi de constater que j’ai pris la peine de livrer dans votre demeure tout ce qui pourrait vous être utile en tenant compte de votre style et de votre manière de faire. Vous devriez être pleinement satisfait.
- Mais cela dit, personne ne vous oblige à vous battre loyalement, un simple coup dans la nuque pendant son sommeil et il sera hors combat, après, libre à vous de le mettre en pièce comme vous le souhaitez, je suis certaine que vous ferez preuve d’imagination et de créativité.

Nous trinquâmes une dernière fois, et je remarquai dans un autre coin de l’auberge mon grand ami Baenlin qui tentait, apparemment sans y arriver, d’écouter notre conversation.
J’en profitai pour toucher deux mots à son sujet à la maîtresse du sanctuaire.
Elle réfléchit puis parla d’un air détendu.

- D’accord, d’ici quelques jours quelqu’un s’occupera de lui, je crois que c’est un travail parfait pour le nouveau venu… oh, je ne vous l’ai pas dit ? Nous avons un nouveau membre.
- Très talentueux qui plus est.

Je dis à Ocheeva qu’elle avait effectivement oublié de me le mentionner avant de demander quelques détails sur le personnage.

- Mais bien volontiers, alors, il s’appelle… zut, je l’avais sur le bout de la langue mais je l’ai oublié. Je ne saurais pas vous dire grand chose sur lui, il est toujours cagoulé et ne participe aucunement à la vie du sanctuaire, il entre, prends un contrat et part aussitôt en réduisant la communication avec les autres au minimum.
- Un individu très singulier oui, nous sommes mal placés pour formuler un jugement sur la santé mentale des autres, mais lui est particulièrement incongru, portant toujours ce journal intime sous le bras et écrivant tout ces faits et gestes à l’intérieur. Pour tout vous dire, on dirait presque qu’il prend tout ça comme un jeu.

Je fis immédiatement le rapprochement entre lui et l’homme au journal présent lors de la mort de mon géniteur, et dis qu’il était préférable de garder un œil sur lui, car il avait quelque chose de différent et de bizarre en lui, tout en me demandant tout de même comment ils pouvaient trouver talentueux le faible prisonnier fraîchement évadé que je n’avais eu aucun mal à hypnotiser.
Vincente ne parût pas très intéressé ou convaincu par mon avis.

- Merci de votre sollicitude, mais pour le moment, j’estime plus important de nous concentrer sur le nœud du problème que sur un nouveau membre, ce n’est certainement pas lui qui nous causera des tracas… l’heure tourne, je vous invite à vous mettre en route, partez en premier, nous nous en iront quelques minutes après vous. Bonne chance et à très bientôt.
- Bonne chance mon frère, et ne vous avisez pas de mourir pour l’instant.

Je saluai mon frère et ma sœur et quittai la taverne en leur laissant le soin de payer la note.
Je voulus donner une pièce au pianiste, mais il me dit que jouer du piano lui suffisait pour être heureux. Brave homme.
De retour dans ce qui me servait de refuge, je constatai que Vincente avait tenu sa parole, comme toujours. Je trouvai dans ma chambre deux caisses de bonne taille contenant presque tout ce que je prenais au sanctuaire du temps ou j’y étais.
Avant toutes choses, j’enfilai ma précieuse armure de la confrérie à nouveau, le tissu se colla contre ma peau et épousa parfaitement toutes les formes de mon corps pour ne faire à nouveau presque qu’une seule entité avec moi.
Puis je me mis à réfléchir à ce que je pourrais transporter, et me demandai si j’allais être prévoyant ou cas ou les choses tournaient mal, ou si j’allais simplement essayer de transporter suffisamment peu de matériel pour rester léger et discret.
Après quelques instants, je me dis que toutes les fois ou j’avais été trop confiant avaient été peu gratifiants pour moi, et dans cette optique, j’allais prendre de quoi pouvoir me battre en cas de problème.
J’étais opposé à un silencieux cette fois, pas à un ancien criminel agonisant ou un prétendu héros.
Je pris huit couteaux de lancer que je glissai dans des emplacements réservés à cet effet dans le dos de mon armure, ainsi je pouvais les sortir rapidement et les lancer sans perdre de temps.
En outre, je pris l’inimitable lame de malheur, une dague elfique. Le contrat se déroulant dans des ruines, j’estimai qu’il était inutile de prendre un arc, mais je pris tout de même une flèche de combustion que je cachai toujours au même endroit.
Il me semblait prudent de me munir des inégalables chaînes de combat, dont il ne me semble pas nécessaire de rappeler la fonction et l’utilisation.
Je pris aussi quelques aiguilles aux effets divers et variés sans savoir si elles me serviraient vraiment, quelques épingles de douleur, des aiguilles de silence, et des aiguilles contenant le fameux poison du sourire, qui avait fait mourir de rire le vieux Pablo.
Enfin, je me mis en route vers Anvil. Le climat estival était très agréable mais la chaleur était assez épouvantable, même de nuit.
Au petit matin, j’arrivai dans la ville portuaire et du demander à quelques locaux réveillés la direction des ruines que je recherchait, dans l’ensemble cela n’avait pas été très problématique et ne méritait pas d’être mentionné. Je trouvai lesdites ruines bien assez tôt et sans problèmes majeurs.
Le soleil fraîchement levé avait quelques teintes oranges et rouges et les reflets lumineux sur les ruines avaient quelque chose de fantastique qui me laissa rêveur un bref instant.
Je pénétrai enfin dans les ruines, et réalisai bien assez vite qu’il s’agissait en vérité de ruines souterraines, un escalier dissimulé sous une trappe me permit de m’enfoncer dans les entrailles de la terre.
L’intérieur était assez sinistre, et il me semblait que cela avait du être des catacombes quelques siècles plus tôt, des cercueils étaient entreposés sur les côtés, des squelettes étaient enchaînés au murs par intervalles régulières, certains étaient pendus au plafond…
L’idée que quelque ma cible puisse résider ici me fit penser que j’aurais vraiment à faire à un fou furieux sanguinaire.
Enfin, après dix minutes d’errances dans le souterrain labyrinthesque, j’arrivai dans une grande salle carrée dans laquelle il y avait un petit lit dans un coin, une armoire, et une table recouverte de livres.
Je regardai un peu partout dans la pièce et ne vit personne, et je déduis qu’il était sorti.

- Oh, bonjour !

Je me retournai et vis l’homme qui devait être ma cible.
Il était moins âgé que ce à quoi je m’attendait, peut-être avait-il vingt cinq ans.
C’était un impérial, son visage avait l’air jeune et était séduisant, j’étais forcé de l’admettre. Ses longs cheveux noirs étaient coiffés comme les miens, c’est à dire une partie du visage couverte par les mèches. Il portait une sorte de maquillage noir sous les yeux ce qui lui donnait un certain style.
Il portait la tenue de la confrérie noire et avait dans ses mains du pain qu’il mangeait.

- Ou sont mes bonnes manières, tenez !

Le silencieux de Bellamont brisa le pain en deux et m’envoya la moitié, il était chaud et croustillant, ce qui fut particulièrement agréable dans l’optique ou je n’avais pas pris de petit déjeuner.
Nous restions a distance raisonnable mais notre ton aurait pu être celui de deux vieux amis parlant autour d’une table dans un restaurant.

- Vous devez être le… enchanté, je m’appelle Lucius Xanto, je suis le silencieux de Mathieux Bellamont. Vous êtes ici pour me tuer je pense non ? Oui ? Eh bien ! Le hasard fait vraiment bien les choses, vous savez.

Je lui répondis que j’étais moi même enchanté de le rencontrer et le remerciai pour le pain, avant de lui demander poliment ce qu’il voulait dire par là.

- Il se trouve que hier soir, j’ai eu consigne de vous traquer et de vous tuer avec comme seuls objectifs votre description physique, pas de nom, pas d’âge, rien, il vous a nommé comme « l’assassin sans nom ».

Je lui dis en plaisantant qu’il avait aussi du me nommer de beaucoup d’autres choses, car je n’étais pas tellement dans son cœur.
Lucius rit pendant quelques instants puis reprit.

- Je tiens à ce que vous sachiez que je n’ai rien contre vous, mais…

Je terminai la phrase de mon frère noir, « une mission est une mission ».
Il finit son pain et me laissa le temps de terminer le miens.
Ce n’était pas un imbécile, il savait de quoi j’étais capable et évitait soigneusement de me regarder dans les yeux.

- Je me suis laissé entendre que votre credo était l’école de l’illusion, non ? Fantastique, moi ma spécialité, c’est l’altération, cela devrait donner lieu à un combat tout à fait intéressant, vous ne pensez pas ?

Je répondis à mon nouvel ami que cela devrait être assez intéressant, effectivement, nos deux écoles de magies étant assez opposées mais similaires dans leur usage.

- Exactement ! Tout a été dit dans ce cas, j’ai été content de vous rencontrer, nous nous reverrons dans une autre vie.

Je lui dis que tout le plaisir avait été pour moi, je faillis lui dire que cela dépendait d’un certain galopin, mais il ne l’aurait pas compris.

- A présent, mon frère…

Il s’inclina respectueusement devant moi en baissant un bras comme si il saluait un public un théatre, je lui rendis le même salut en m’inclinant aussi.

- Dansons ensemble vous et moi.

Il dégaina un katana et une dague, il prit l’épée longue en main droite et l’autre en main gauche, quand à moi, je pris ma lame de malheur en main droite et un couteau de lancer dans l’autre.
Le combat allait être âpre.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 20:39 (2008)    Sujet du message: Spada Répondre en citant

Malheuresement la suite de cette magnifique fan-fic n'est toujours pas apparu depuis un trop long bout de temp il est possible que la fin soit la prions la mere de la nuit que non.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:18 (2018)    Sujet du message: Spada

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